Les philosophes antiques à notre secours

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Rapprochements incongrus

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dimanche 13 avril 2008

Ne pas confondre un patient anosognosique avec un philosophe stoïcien !

A François, pour m'avoir offert ce livre de Damasio !

Je lis dans L'erreur de Descartes de Damasio (1994):

" Lorsqu'on les informe qu'ils ont subi une grave attaque cérébrale, qu'ils sont menacés de façon imminente par une nouvelle hémorragie cérébrale ou bien qu'ils souffrent d'un cancer généralisé qui a maintenant gagné le cerveau - en bref lorsqu'on leur apprend que leur vie ne sera plus jamais comme avant - ils reçoivent la nouvelle avec sérénité, faisant preuve quelquefois d'humour noir, mais ne montrent jamais angoisse ni tristesse, chagrin ni colère, désespoir ni panique." (p.98 Odile Jacob 2001)

Leur calme n'a pas de raisons, il est juste causé par une lésion déterminée de l'hémisphère droit.
Différence: le stoïcien sait que ça ne va pas du tout et mobilise tout l'ordre des raisons pour ne pas en pâtir. L'anosognosique, lui, est incapable de prendre conscience de ses déficits.
Un stoïcien anosognosique risquerait bien sûr de largement surestimer le pouvoir de la philosophie !

jeudi 15 novembre 2007

La cripure d'Emmanuel Kampf.

Hier un internaute est arrivé sur mon site après avoir googleisé: mein kants hitler.

Si je ne me trompe, Arendt a relevé qu'Eichmann a justifié son obéissance à Hitler par l'impératif catégorique de Kant.

mercredi 14 novembre 2007

Sarkozy, l'anti-Périclès !

" Devant le peuple également, Périclès voulait éviter d'être constamment présent et de saturer les gens de sa vue. Il ne se montrait à ses concitoyens que de manière intermittente, pourrait-on dire; il ne s'adressait pas à eux à tout propos et ne se présentait pas sans cesse devant eux (...) Il se réservait pour les grandes occasions. Le reste du temps, il traitait les affaires par l'intermédiaire de ses amis et d'orateurs de son parti." (Vie de Périclès Plutarque Quarto p. 329)

Ou bien:

" Un jour, par exemple, un individu particulièrement vulgaire et grossier l'insulta et l'accabla d'outrages. Périclès le supporta en silence, toute la journée, en pleine agora, en continuant à régler les affaires urgentes. Le soir, il s'en alla tranquillement tandis que l'autre le suivait et lui lançait toutes les injures possibles. Avant d'entrer chez lui, comme il faisait déjà nuit, il ordonna à l'un de ses serviteurs de prendre une lampe pour raccompagner l'homme et le reconduire chez lui." (ibid.)