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  <title>Les philosophes antiques à notre secours - Académie  - Commentaires</title>
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  <description></description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 09 May 2008 11:28:09 +0200</pubDate>
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    <title>Carnéade, petit joueur face à la mort ? - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/06/03/283-carneade-petit-joueur-face-a-la-mort#c404687</link>
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    <pubDate>Sun, 04 Jun 2006 23:48:17 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Nietzsche,  Montaigne, un moraliste, la mort ratée me rappellent Chamfort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« M. qui voyait la source de la dégradation de l’espèce humaine dans l’établissement de la secte nazaréenne et dans la féodalité, disait que pour valoir quelque chose, il fallait se défranciser et se débaptiser, et redevenir Grec par l’âme. » (n°807, toutes tirée de Maximes et pensées, caractères et anecdotes, Chamfort, Folio.) &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
«  Si Diogène vivait de nos jours, il faudrait que sa lanterne fût une lanterne sourde. » (n°123)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 « Un homme d’esprit est perdu s’il ne joint pas à l’esprit l’énergie de caractère. Quand on a la lanterne de Diogène, il faut avoir son bâton. » (n°277)  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si on pouvait mettre ensemble les plaisirs, les sentiments ou les idées de la vie entière, et les réunir dans l’espace de vingt-quatre heures, on le ferait ; on vous ferait avaler cette pilule ; et on vous dirait : allez-vous en. » (n°259)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le caractère naturel du français est composées qualités du singe et du chien couchant. Drôle et gambadant comme le singe, et dans le fond très malfaisant comme lui ; il est comme le chien de chasse, né bas, caressant, léchant son maître qui le frappe, se laissant mettre à la chaîne, puis bondissant de joie quand on le délie pour aller à la chasse. » (474)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chamfort est une maladie de peau. La lecture de ses aphorismes laisse sous les ongles un goût de sang mêlé au pus. Chamfort, le prodigieux, l’insoumis… Bâtard non avorté d’un curée. Issu du jus de la populace. Le collet blanc des jeunes abbés lui ceinturait déjà le cou quand il noya les espoirs d’une vie d’ecclésiastique en déclarant : « Je ne serais jamais prêtre ; j’aime trop le repos, la philosophie, les femmes, l’honneur, la vraie gloire ; et trop peu les querelles, l’hypocrisie, les honneurs et l’argent. » &lt;br /&gt;
Le toucher des hommes le cuit. C’est pourquoi il choisit les vociférations d’une pensée instantanée, blasphématoire et calomnieuse. Les cris aphoristiques fouettent les débiles au travail. Un mot gouailleur étouffe les camisoles des pouvoirs. Son suicide raté appelle une vie héroïque. Son courage se moque encore des vies merdiques et pourrissant sous le joug. Lorsqu’il est menacé d’être emprisonné à cause de sa verve désenchantée ; il raille sans vergogne la fraternité des bouchers révolutionnaires ; il s’écrie : « c’est que j’ai peur de mourir sans être libre ! » Les gendarmes lui ordonnent de faire ses paquets. Il s’isole dans son cabinet. Il enfonce un revolver dans le mou de sa tempe. L’arme lui brûle seulement les tympans… Surpris d’être sourd mais encore vivant, il se plante le cœur et dans un dernier boitement, il se coupe le sang des poignets. Les coulures de sang passent sous la porte. La fluidité du boudin alerte les secours… A peine émergé de son suicide, Chamfort dicte une déclaration : « Moi, Sébastien Roch Nicolas Chamfort, déclare avoir voulu mourir en homme libre, plutôt que d’être reconduit en esclave dans une maison d’arrêt. Jamais on ne me fera rentrer vivant dans une prison. » Et en s’adressant aux gens venu l’arrêter, il se vante d’une mort imminente : « Je sens que la balle est restée dans ma tête, j’échapperai au cachot car personne ne pourra aller la chercher. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi le bon millier de fragments abominables se dégage un personnage. Une simple initiale, M., traverse les labyrinthes taraxiques de l’œuvre. M. est mis en scène pour briser les idoles en terre-cuite, jeter le fanatisme du curée, piauler à l’injustice et chier les mœurs corrompues ou aliénantes. Est-ce que derrière cette initiale ne se cacherait pas le pessimisme enchanté de Chamfort lui-même ? Lire Chamfort condamne à ne jamais connaître la tranquillité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je vous prie de croire, disait M. à un homme très riche, que je n’ai pas besoin de ce qui me manque. » (963) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je demandais à M. pourquoi il avait refusé plusieurs places ; il me répondit : je ne veux rien de ce qui met un rôle à la place d’un homme. » (1006) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« M. me disait : « j’ai renoncé à l’amitié de deux hommes : l’un, parce qu’il ne m’a jamais parlé de lui ; l’autre parce qu’il ne m’a jamais parlé de moi. » (672)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« M. qu’on voulait faire parler sur différents abus publics ou particuliers, répondit froidement : Tous les jours j’accrois la liste des choses dont je ne parle plus. Le plus philosophe est celui dont la liste est la plus longue. » (988)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Une mère, après un trait d’entêtement de son fils, disait que les enfants étaient très égoïstes. Oui, dit M. en attendant qu’ils soient polis. » (978)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour finir, une mort qui ne ressemble pas à celle d’un Carnéade :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Chamfort, homme riche en profondeurs et en arrière-fonds de l’âme, sombre, douloureux, ardent, – penseur qui jugeait le rire nécessaire comme un remède à la vie et qui se croyait presque perdu le jour où il n’avait point ri, – apparaît comme un italien, un parent de Dante et de Leopardi beaucoup plus que comme un français ! On connaît le dernier mot de Chamfort : « Ah ! mon ami, dit-il à Sièyes, je m’en vais enfin de ce monde où il faut que le cœur se brise ou se bronze. » Paroles qui ne sont certainement pas d’un français mourant. »&lt;br /&gt;
Nietzsche Gai savoir §95&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Bion de Borysthène ou contre le deuil cynique. - philalethe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/05/23/278-bion-de-borysthene-ou-contre-le-deuil-cynique#c404692</link>
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    <pubDate>Wed, 24 May 2006 19:33:25 +0000</pubDate>
    <dc:creator>philalethe</dc:creator>
    
    <description>Merci pour cette contribution éclairante; j'ai sans doute fait ici une lecture trop stoïcienne des cyniques.</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Bion de Borysthène ou contre le deuil cynique. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/05/23/278-bion-de-borysthene-ou-contre-le-deuil-cynique#c404686</link>
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    <pubDate>Wed, 24 May 2006 15:13:28 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;« A première vue, le passage du cynisme au cyrénaïsme est malaisé tant est détesté dans la première école ce qui est recherché dans la seconde, je veux dire le plaisir. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Permettez moi de commenter cette phrase.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les plaisirs que connaît Diogène toi tu les appelles des peines. » (Maxime de Tyr) Bonheur d’une poignée de lupin, s’entraîner à la dure, se torcher le cul avec de la neige, dépouillement, frugalité, renoncement à ses désirs… Est-ce que Diogène aimer les femmes ? « Asked what a woman was, he replied, deception and loss. » (saying by diogenes preserved in arabic, Dimitri Gutas) Il comparait les « libertins à des figuiers plantés au front des falaises : aucun homme ne peut jouir de leurs fruits que dévorent seuls les corbeaux et les vautours. » Sans ville, sans maison, gueux vagabond, vivant au jour la jour… beau programme pour une jouissance cynique qui laisserait un malaise pour passer du cynisme à Aristippe… Pourtant il a été reconnu chez Diogène un hédonisme cynique couplé paradoxalement à un anti-hédonisme. Cependant ces auteurs penchaient plutôt en faveur d’un rigorisme estimant que les anecdotes hédonistes provenaient de détracteurs. Je dirais plutôt que les anecdotes rigoristes ont suivi les voies stoïques et des pères de l’église. Les anecdotes hédonistes n’ayant pas été retenues. Brancacci dans son article, érotique et théorie du plaisir chez Antisthène démontre l’hédonisme d’Antisthène. Même sans cette article, en relisant les fragments, l’idée vient d’elle-même : « le plaisir dont on ne se repent pas est un bien (Antisthène). » Et que dire de Cratès qui disait que chaque jour devait être une foire joyeuse. Plutarque écrit : « Cratès a passé sa vie à plaisanter et à rire, comme s’il était à une fête. » Sans compter les morceaux de plaisirs que relatent les fragments : Diogène va aux putes, Diogène bouffe du gâteau, Diogène avale des poignées de figues, Diogène secoue son balanoglosse en public… nombreux exemples de plaisirs dont on ne se repent pas. Diogène baptisa Aristippe : chien royal… preuve que le saut de l’un à l’autre n’est que le saut d’un chien à un autre dos de chien.&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Arcésilas : l’enseignement non-dubitatif du doute. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/05/13/273-arcesilas-lenseignement-non-dubitatif-du-doute#c404675</link>
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    <pubDate>Mon, 15 May 2006 22:01:16 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je ne sais pas si l'on pourrait parler de contraire. Spinoza masque l'amour de sa propre sagesse par des démonstrations imbuvables. Nietzsche choisit cet exemple. (Il parle de kant aussi je crois). Mais l'idée général du passage s'applique à Arcésilas : &amp;quot;il se donne pour quelqu'un qui a découvert et atteint ses opinions par le développement d'une dialectique froide tandis qu'il défend une thèse anticipée, une inspiration...&amp;quot;&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Crantor : disciple, obstinément. - Lyre</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/05/03/268-crantor-disciple-obstinement#c404680</link>
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    <pubDate>Thu, 04 May 2006 20:30:49 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Lyre</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;... loin de moi cette idée, au contraire&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Crantor : disciple, obstinément. - philalethe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/05/03/268-crantor-disciple-obstinement#c404679</link>
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    <pubDate>Thu, 04 May 2006 16:35:06 +0000</pubDate>
    <dc:creator>philalethe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Merci mais je ne suis pas du tout passéiste...&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Crantor : disciple, obstinément. - Lyre</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/05/03/268-crantor-disciple-obstinement#c404678</link>
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    <pubDate>Thu, 04 May 2006 13:14:21 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Lyre</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;... un petit coin d'Arcadie, un refuge&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Speusippe, l'invité ordinaire. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/04/07/259-speusippe-l-invite-ordinaire#c404674</link>
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    <pubDate>Fri, 07 Apr 2006 22:54:38 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je ne voudrais pas ajouter de commentaire. Juste une illustration de comportements cyniques mineurs face aux festins. Par exemple Favonius : &amp;quot;On venait de se mettre à table, lorsque Favonius entra dans la salle au sortir du bain. Brutus, en le voyant, protesta qu'il ne l'avait pas invité, et ordonna qu'on le plaçât sur le lit d'en haut ; mais Favonius se mit de force sur le lit du milieu. Le repas fut assaisonné de plaisanteries agréables, et la philosophie y trouva sa place.&amp;quot;&lt;br /&gt;
Plutarque,Vie de Brutus&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sotade de Maronée : &amp;quot;Tout monarque que tu puisses être, écoute comme un mortel que tu es : (…) tu es richement vêtu mais un mouton a porté cela avant toi…&amp;quot; Stobée (WH III, 22, 26)&lt;br /&gt;
est-ce que ce fut une remarque lancée en plein banquet ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Speusippe et son petit chien. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/04/03/258-le-chien#c404673</link>
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    <pubDate>Fri, 07 Apr 2006 22:43:21 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Sur la question de la filiation forcée cynisme-stoicisme, l’ouvrage incontournable a été rédigé par Isabelle Glugliermina : le cynisme de Diogène Laërce (Le livre est à paraître mais il correspond à sa thèse amaigrie). Il est de plus en plus difficile de croire qu’Antisthène fut le fondateur de l’école cynique. Il existe même une hypothèse qui place Démocrite à l’origine du cynisme. En effet, on retrouve chez Démocrite de nombreux lieux communs cynique. Démocrite se dénommait le rieur, celui « qui riait des vains efforts des Hommes.» Pour Démocrite, seule la plaisanterie s’avère sérieuse. Le rire transgresse le calme et les surfaces hypocrites pour mettre le monde à l’envers… La gloriole, les superstitions, l’esclavage des vanités ou des mœurs, s’insinuent sous la peau… démangeaisons que l’on s’acharne à entretenir. Le rire cuit les peaux d’Homme. Ses éclats rompent avec les aliénations. Il fustige le mariage. Il vante les assouvissements faciles : « la masturbation procure une jouissance comparable à l’amour » Il mord le tiède : « les gens parcimonieux connaissent le misérable sort des abeilles : ils travaillent comme s’ils allaient vivre toujours » Je l’entends rire derrière cette « généalogie de la morale » : « la loi entend être profitable à la vie des hommes, mais elle ne le peut que s’ils veulent bien s’y soumettre : car à ceux qui lui obéissent elle indique en quoi consiste leur vertu » Souvent, elle consiste en un masque de bête à cornes. &lt;br /&gt;
Le rire est la première impulsion de franchise. Démocrite parle aussi d’une langue tranchée : «  le franc-parler est le propre de la liberté  » Matérialiste et agnostique, Démocrite abolit la divinité en la retranchant dans l’asile de l’ignorance ou des superstitions reconnaissant que « les choses divines sont conçues par la raison humaine.» Sa sagesse refuse les arrières mondes, le dogme et les paroles en l’air : « Il faut dire la vérité et ne pas trop parler.» Ainsi, l’aphorisme concentre sa pensée et défie les verbiages sourds, ses gestes dénient l’inflation des mots vides ; l’ironie brise l’illusion ; et enfin le rire méchant éclate les hypocrisies… L’acte est roc et la langue est tranchée : parole, orage, glace et sang finissent par former un givre commun : le cynisme.&lt;br /&gt;
Sa philosophie ne se nourrit que de la concrétisation de ses expériences : « C’est dans les actes et dans la conduite qu’il faut rechercher la vertu.»&lt;br /&gt;
Parallèlement, il prône l’apathie : « Pour vivre tranquillement, s’occuper le moins possible ; ne pas se mêler d’affaires public ou privée» ; l’autarcie : « s’accoutumer à prendre plaisir de soi-même» ; le dénuement vertueux : « le bonheur ne réside ni dans le troupeau, ni dans l’or.» &lt;br /&gt;
L’apathie, l’autarcie, l’agnosticisme, le franc-parler, la méchanceté du rire et la liberté traversent Démocrite et définissent le cynisme…  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et si je peux me permettre, tant que j’y suis, il nous manque ce rire déployé exercé par les philosophes antiques… En effet, si on compte les morts : y’a Dieu d’abord, puis l’Homme et enfin le rire de la conscience solitaire. Aujourd’hui, en riant, on a l'impression d'adhérer à un cercle de lutte alors qu'on ne reproduit qu'un châtiment lubrifié. L'humour assure la banalisation de l'oppression et des manipulations... Ce n'est pas une conscience critique, c'est un divertissement anesthésiant, la colère se transforme en joie, l'indignation en jubilation... Le rire n'est absolument plus subversif. L'insolence a changé e côté... Le rire critique et subversif est fini, il est mort avec le dernier souffle de grelot du bouffon céleste… Oh oui… Philosophes antiques au secours&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Speusippe et son petit chien. - philalethe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/04/03/258-le-chien#c404671</link>
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    <pubDate>Thu, 06 Apr 2006 23:10:53 +0000</pubDate>
    <dc:creator>philalethe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Puisque vous êtes pointilleux, il faut aussi préciser que de Fontenay dit tirer sa citation non du texte de Rimbaud lui-même mais de &amp;quot;Dyonisos mis à mort&amp;quot; de Marcel Détienne; il faudrait donc vérifier si elle n'a pas recopié en fait une erreur de Détienne lui-même...&lt;br /&gt;
Quant au cynique se torchant le c... avec de la neige en aboyant, vous ne manquez pas là d'imagination; la seule chose dont je me souviens, c'est que Diogène se roulait dans la neige et l'été embrassait les brûlantes statues de pierre, ce qui n'était qu'une manière de cultiver l'endurance et la résistance. &lt;br /&gt;
Vous avez en revanche raison de souligner que c'est discutable de voir le stoïcisme comme un développement du cynisme; je ne trouve dans le cynisme ni une cosmologie providentialiste, ni ce qui en découle, je veux dire, le respect des devoirs et des ordres établis. Mais, à ce propos, ça vaut la peine de lire attentivement dans les Entretiens d'Epictète les passages consacrés aux cyniques.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Speusippe et son petit chien. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/04/03/258-le-chien#c404672</link>
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    <pubDate>Wed, 05 Apr 2006 22:38:38 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Juste sur une virgule et les chiens chez Fontenay&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De Fontenay cite Rimbaud pour illustrer quel sera le ton de son livre sur la bête… Rimbaud veille sur les pages à venir : « Voleur de feu. Il est chargé de l’humanité des animaux mêmes. (p. 26) » Difficile de lui passer la ponctuation qu’elle n’a pas respectée. La phrase originale est :&lt;br /&gt;
« Il est chargé de l’humanité, des animaux mêmes. » La virgule arrache le sens et montre que Fontenay ne craint pas de déformer pour se faire aimer des animaux... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elisabeth de Fontenay arrache aussi le sens de la philosophie cynique. Elle décrit ces philosophes comme des « stoïciens en puissance » qui cherchent vainement à se métamorphoser en chien. Pourtant, il me parait évident que se torcher le cul avec de la neige en aboyant n’est qu’un moyen. Faire le chien n’égale pas vouloir « être » un chien… (Puis, il suffit de lire comment les stoïciens traitent du cynisme pour comprendre qu’il y a eu déformation pour se l’accaparer.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
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