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  <title>Les philosophes antiques à notre secours - Hume</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 21:41:38 +0200</pubDate>
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    <title>Hume: pourquoi écrit-il de Pascal (et de Diogène) qu'ils sont dans un autre élément que le reste de l'humanité ?</title>
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    <pubDate>Sun, 11 Feb 2007 15:48:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Hume</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;En 1741 dans ses &lt;strong&gt;Essais moraux et politiques&lt;/strong&gt;, Hume intitule
une de ses réflexions : &lt;strong&gt;De la superstition et de
l’enthousiasme&lt;/strong&gt;. Il y fait une distinction entre deux fausses religions
qui s’opposent autant à la vraie religion qu’à la saine raison et à la
philosophie. A la différence donc de la conclusion de l'&lt;strong&gt;Enquête sur les
principes de la morale&lt;/strong&gt;, c’est à l’intérieur même de la religion que le
couple superstition/enthousiasme permet d’opérer cette fois une
distinction.&lt;br /&gt;
Dès les premières lignes, Hume fait la genèse de la superstition, je cherche
alors dans ce texte une clarification de la dimension artificielle de la
philosophie pascalienne, telle que Hume l’a dénoncée. Or, je trouve bien plus
une référence à la nature qu' à l’artifice :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« L’esprit de l’homme est sujet à certaines terreurs et appréhensions
inexplicables procédant ou bien d’une situation privée ou publique malheureuse,
d’une santé déficiente, d’une tendance dépressive ou mélancolique, ou bien de
la concomitance de toutes ces circonstances. Dans un tel état d’esprit, des
maux infinis et inconnus sont redoutés d’agents inconnus ; et là où
manquent de réels objets de terreur, l’âme agissant à son détriment et
favorisant son inclination prédominante en découvre d’imaginaires, à la
malignité et au pouvoir desquels elle n’attribue aucune limite. Ces ennemis
étant complètement invisibles et inconnus, les méthodes employées pour les
apaiser sont également inexplicables, consistant en cérémonies, observances,
mortifications, sacrifices, offrandes, ou toute pratique, même absurde ou
frivole, que la folie ou la canaillerie préconise à une crédulité aveugle et
terrifiée. Faiblesse, peur, mélancolie alliées à l’ignorance, sont donc les
véritables sources de la superstition. » (&lt;strong&gt;Essais moraux,
politiques et littéraires&lt;/strong&gt; traduction de Jean-Pierre Jackson Editions
Alive p.116)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La superstition a donc trois conditions, dans l’ordre : l’infortune, la
peur et la folie ou la canaillerie.&lt;br /&gt;
Quelques lignes plus loin, Hume éclaire la troisième condition : elle est
incarnée par « un individu quelconque que sa sainteté de conduite, ou
peut-être son impudence et sa ruse fait supposer (au superstitieux) plus
favorisé par la Divinité. » Le concept de prêtre (priest) se réfère à un
tel individu, « prétendant au pouvoir et à la domination, à un caractère
sacré qui soit distinct de la vertu et des bonnes moeurs » qu’il distingue
nettement du curé ou pasteur (clergyman), lui tout à fait respectable (reste
que la mention de la sainteté de la conduite devient alors passablement
mystérieuse).&lt;br /&gt;
Ceci dit, Hume est clair : ici le prêtre ne crée pas la superstition,
l’ascendant qu’il a naît d’elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je reviens désormais à Pascal : ou bien on le réduit à n’être qu’un
superstitieux ordinaire, mais alors on ne comprend pas pourquoi Hume le
qualifie d’ « homme d’intelligence et de génie » ni pourquoi il dit
de lui qu’il est « dans un autre élément que le reste de l’humanité »
; ou bien il est malgré son génie victime des prêtres (ce qui donne aux prêtres
une dimension offensive, conformément à la suite de l’essai : « La
superstition s’insinue graduellement et insensiblement ; elle rend les
hommes timorés et soumis (&lt;em&gt;la peur produit le prêtre qui la renforce parce
qu’il en tire profit, Hume ne me semble pas très loin ici de la position de
Kant dans l’opuscule &lt;strong&gt;Qu’est-ce que les Lumières ?&lt;/strong&gt;
(1784))&lt;/em&gt;) mais reste alors inexplicable tout de même l’idée que Pascal est
dans le vide et plus dans l'air.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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