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  <title>Les philosophes antiques à notre secours - Malebranche</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 17 May 2008 05:36:29 +0200</pubDate>
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    <title>Il faut aussi écouter Malebranche</title>
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    <pubDate>Mon, 17 Jan 2005 18:32:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Malebranche</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Je lis dans la &lt;strong&gt;Recherche de la Vérité&lt;/strong&gt; de Malebranche cet
avertissement:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot; On ne considère pas qu'Aristote, Platon, Epicure étaient hommes comme
nous; et de plus, qu'au temps où nous sommes, le monde est plus âgé de deux
mille ans, qu'il a plus d'expérience, qu'il doit être plus éclairé; et que
c'est la vieillesse du monde, et l'expérience qui font découvrir la vérité.&amp;quot;
Livre II Chap.III&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi, Philalèthe, amoureux de la vérité, ai-je bien raison d'aller la
chercher chez les Anciens et non chez les Modernes ? Certes je me rappelle
de Lucrèce commençant ainsi le de &lt;strong&gt;Natura rerum&lt;/strong&gt;:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot; Au temps où, spectacle honteux, la vie humaine traînait à terre les
chaînes d'une religion qui, des régions du ciel, montrait sa tête aux mortels
et les effrayait de son horrible aspect, le premier, un homme de la Grèce, un
mortel, osa lever contre le monstre ses regards, le premier il engagea la
lutte. Ni les fables divines, ni le ciel avec ses grondements ne purent le
réduire; son courage ardent n'en fut que plus animé du désir de briser les
verrous de la porte étroitement fermée de la nature. Mais la force de son
intelligence l'a entraîné bien au-delà des murs enflammés du monde. il a
parcouru par la pensée l'espace immense du grand Tout, et de là, il nous
rapporte vainqueur la connaissance de ce qui peut ou ne peut pas naître, de la
puissance départie à chaque être et de ses bornes inflexibles. Ainsi la
superstition est à son tour terrassée, foulée aux pieds, et cette victoire nous
élève jusqu'aux cieux.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien sûr d'Epicure le Grec dont parle Lucrèce dans son poème écrit en
latin. Alors, entre l'homme d'autrefois et ce héros dont on vient de lire le
portrait, qui choisir ? Je vais faire la chose suivante: le lire comme si
sa vérité était divine, la juger comme si elle n'était qu'humaine.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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