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  <title>Les philosophes antiques à notre secours - Métablog</title>
  <link>http://www.philalethe.net/</link>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 07 Sep 2008 15:42:01 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>En direction des Sophistes.</title>
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    <pubDate>Sat, 23 Jun 2007 06:42:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Métablog</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;S'il y a des lecteurs qui sont attentifs à l'ordre que j'ai suivi en
commentant Diogène Laërce, ils s'étonnent peut-être de deux absents: d'abord
Protagoras que Laërce présente à la suite de Démocrite, ensuite Diogène
d'Apollonie. Du second auquel il consacre 16 lignes, malgré la notice que lui
consacre André Laks dans le &lt;strong&gt;Dictionnaire des philosophes
antiques&lt;/strong&gt;, on ne sait pas grand chose sinon qu'il fut un des derniers
&amp;quot;physiciens&amp;quot; présocratiques et qu'il partage avec Socrate dans les
&lt;strong&gt;Nuées&lt;/strong&gt; les moqueries d'Aristophane. Quant au premier, je ne
peux, vue son importance, le laisser de côté. Il inaugure au contraire une
série de billets consacrés aux sophistes. M'appuyant sur Diels, je réfléchirai
sur eux dans l'ordre suivant: Protagoras donc, Gorgias, Prodicos, Thrasymaque,
Hippias, Antiphon et Critias pour finir.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Exit Diogène Laërce.</title>
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    <pubDate>Wed, 20 Jun 2007 21:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Métablog</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Cela fait presque deux ans et demi que, partant de Diogène Laërce et de ses
&lt;strong&gt;Vies et doctrines des philosophes illustres&lt;/strong&gt;, je fais des
incursions intéressées dans les territoires des philosophes antiques.
Incursions car ce n'est pas d'eux que j'attends la vérité (s'il est permis de
formuler de manière si naïve l'intérêt porté à la philosophie) et qu'il faut
donc toujours revenir sur des terres plus contemporaines et moins
arpentées.&lt;br /&gt;
On se demandera alors s'il est bien nécessaire de les visiter... Oui, car ils
fournissent des styles de vie originaires et fondateurs. Certes leur monde
reste un peu étroit si l'on veut faire l'inventaire exhaustif de tous les
styles de vie philosophiques mais les philosophes postérieurs n'ont pas eu leur
vie mise en scène de la même manière et leurs textes sont si riches et
traversés de tant de tensions qu'on sombrerait vite dans le ridicule à vouloir
imaginer une vie bergsonienne ou foucaldienne. Il va de soi que je ne parle pas
ici des biographies de ces penseurs mais des vies fictives qu'on construirait à
partir des éthiques et des politiques qui émanent plus ou moins explicitement
de leurs textes.&lt;br /&gt;
Sans doute, s'il nous est facile d'imaginer par exemple une vie épicurienne et
même comme il m'est arrivé de le faire de la confronter à des difficultés tout
à fait contemporaines, ce n'est pas seulement dû au fait que philosopher dans
l'Antiquité revient à se convertir à un type de vie original par rapport à la
vie ordinaire; cela tient aussi à cette réalité contingente: l'immense majorité
des textes épicuriens a disparu et la part de tensions, voire de contradictions
qu'ils contenaient, nous échappe pour toujours. Ce sont sans doute les
philosophes cyniques qui nous offrent la prise la plus facile: en effet leur
théorie est assez mince pour laisser à chacun la liberté d'imaginer ce que
pourrait être une vie cynique. Confirmation de cette analyse: des textes de
Platon ou d'Aristote, qui oserait extraire une vie platonicienne ou
aristotélicienne ?&lt;br /&gt;
Ce sont des incursions aussi car ce ne sont pas seulement les modernes ou les
contemporains qui me les font quitter, c'est aussi que, quelle soit la partie
du territoire antique dans laquelle on se plaît momentanément à observer les
usages, on est vite conduit à poursuivre le voyage vers d'autres territoires:
non qu'à force d'y reconnaître l'illustration des principes indigènes on se
lasse mais parce que ces écoles cultivent leur identité avec la conscience très
claire de ce qui les oppose aux autres. Encore une fois ce sont sans doute les
cyniques dont le rôle est manifestement le plus tourné vers la dénonciation des
travers des autres philosophies, mais il va de soi que les sceptiques tirent
leur fond de commerce des dogmatiques et que les dogmatiques épicuriens et
stoïciens se définissent les uns contre les autres. Et donc, sauf à être transi
d'admiration et converti illico, le lecteur des uns devient vite celui des
autres sans que d'ailleurs ces va-et-vient ne trouvent peut-être d'autre fin
que dans la lassitude (serait-ce une manière d'accorder la victoire finale aux
sceptiques ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me reste à expliquer que c'étaient des incursions intéressées. Il ne
faudrait pas les comprendre sur le modèle des colonisations. Je ne suis pas
allé explorer ces terres pour les faire entrer dans un paysage, dans une
géographie où elles auraient eu, chacune à sa manière, une valeur locale. Au
fond j'y suis peut-être allé comme on allait au spectacle, pour y voir de
belles choses, ces dernières étant ici des vies contradictoires entre elles
mais cohérentes. J'y suis allé y voir des hommes et quelques femmes y vivre des
vies trop belles pour être vraies, tant ce que leur apportait la fortune n'
était pour eux que le matériau qu'ils mettaient en forme. A la différence de
nos vies que le plus souvent les infortunes défont, les vies que rapportait
Laërce se nourrissaient de tout ce qui aurait dû les décomposer si on avait eu
affaire à des hommes et non à ces rêves d'hommes, nés peut-être de la
conscience douloureuse de leurs misères. Pascal en voulait aux stoïciens de
croire pouvoir réussir leur salut en faisant l'économie de la foi en Dieu, nous
nous ne leur voulons plus guère désormais mais ce que nous partageons avec
Pascal, c'est que la compilation laërtienne nous a présenté des hommes
impossibles ou (mais c'est plus difficile à reconnaître) des hommes
d'exception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On me demandera alors pourquoi ne pas lire des romans si l'on cherche dans
le texte non à apprendre quelque chose sur les hommes tels qu'ils sont mais à
nourrir la nostalgie des hommes tels qu'ils auraient pu être. C'est que depuis
longtemps les romans ne sont lisibles avec plaisir qu'à condition qu'ils ne
nous présentent pas ces vies stylisées et si rarement prises de court. Quand
ils le font, ils sont édifiants et quasi ridicules.&lt;br /&gt;
Il en va de même du cinéma ou du théâtre; on n'y va plus guère pour voir la
représentation du meilleur, très souvent au contraire on s'y réjouit de la
confirmation du pire.&lt;br /&gt;
D'ailleurs les romans qui nous intéressent nous font souvent connaître des
singularités irréductibles, si particulières d'ailleurs qu'il devient même
difficile de typifier leurs personnages en Harpagon ou Bovary.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que si, à travers les faits et gestes de l'individu Diogène de Sinope,
c'est le cynisme dans sa généralité qui s'incarne, son comportement n'est pas
transparent au point d'être ennuyeusement équivoque; même si la conduite est du
genre &amp;quot;stoïcien&amp;quot; ou &amp;quot;épicurien&amp;quot;, elle a une présence concrète assez riche pour
être quelque chose de plus que l'illustration d'un dogme et son interprétation
contribue, sinon à reconstituer la dogmatique absente, du moins à lui donner
des nuances, à suggérer des inflexions et des incertitudes aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, les personnages de Diogène Laërce, avec les colorations que leur
donnent les textes étrangers que de temps en temps je leur adjoins, tiennent le
milieu entre le symbolique et l'impénétrable. Ils partagent ce statut avec,
parmi d'autres, les allégories platoniciennes. Ainsi celle de la caverne qui ne
tolère pas toute interprétation certes mais qui n'est rendue transparente et
donc ennuyeuse par aucune. Trop de détails concrets, trop de précisions
anecdotiques et donc à première vue secondaires constituent un reste toujours
disponible pour de nouvelles lectures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diogène Laërce, le plat compilateur, a laissé en réalité une oeuvre haute en
couleurs. Ses personnages ne constituent aucune fresque d'ensemble; pourtant,
même s'ils appartiennent à des écoles distinctes, ils ont un air de famille.
Comme s'ils étaient les seules figures colorées d'un dessin animé en noir et
blanc, ils ont un relief auquel j'ai eu envie d'accoler des bulles. Mais ce que
j'ai mis dans lesdites bulles prête bien sûr à discussion et les érudits qui
savent si bien que la lettre du texte ne tient parfois qu'à un fil n'ont pu que
rire des discours que je prêtais à ces hommes qui, sans être mythologiques, ne
sont pas pourtant purement humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'espère cependant que je leur ai donné aux uns et aux autres assez de vie
pour leur permettre de venir habiter nos incertitudes et que pourtant aucun
d'entre eux n'a une présence capable d'étouffer les autres. Si cela est
possible, qu'ils vivent dans les mémoires et les imaginations. Sans aller
jusqu'à venir donner une forme à nos exigences, qu'ils chantent chacun leur
partition dans un choeur sans chef d'orchestre... Si seulement quelques-uns de
leurs refrains pouvaient de temps en temps prendre alors la place de l'angoisse
et du désarroi !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Rêveries d'un blogueur solitaire.</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/12/01/326-reveries-d-un-bloggeur-solitaire</link>
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    <pubDate>Fri, 01 Dec 2006 17:32:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Métablog</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;A François, pour la deuxième fois !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les premières pages du &lt;strong&gt;Traité de l’argumentation&lt;/strong&gt;
(1958), Chaïm Perelman et Lucie Olbrechts-Tyteca écrivent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Faire partie d’un même milieu, se fréquenter, entretenir des
relations sociales, tout cela facilite la réalisation des conditions préalables
au contact des esprits » (p.22)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut donc légitimement se demander si, quel que soit le nombre des
visiteurs indiqués par les compteurs, écrire un blog permet d’entrer en contact
avec des esprits.&lt;br /&gt;
Si j’en juge par la rareté des commentaires, je serais porté à répondre que
non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, je me console en relisant d’autres lignes de Perelman :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Il n’est pas toujours louable de vouloir persuader quelqu’un :
les conditions dans lesquelles le contact des esprits s’effectue peuvent en
effet paraître peu honorables. On connaît la célèbre anecdote, concernant
Aristippe à qui l’on reprochait de s’être abaissé devant le tyran Dionysios au
point de se mettre à ses pieds pour être entendu. Aristippe se défendit en
disant que ce n’était pas sa faute, mais celle de Dionysios qui avait les
oreilles dans les pieds. Serait-il donc indifférent où les oreilles se
trouvent ? (&lt;em&gt;dans les études de communication, on devrait fixer un
seuil au-dessous duquel il serait éthique de s’arrêter de chercher des
oreilles&lt;/em&gt;). Pour Aristote, le danger de discuter avec certaines personnes
est que l’on y perd soi-même la qualité de son argumentation:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Il ne faut pas discuter avec tout le monde, ni pratiquer la
dialectique avec le premier venu car, à l’égard de certaines gens, les
raisonnements s’enveniment toujours. Contre un adversaire, en effet, qui essaye
par tous les moyens de se dérober, il est légitime de tenter par tous les
moyens d’arriver à la conclusion ; mais ce procédé manque
d’élégance. » (&lt;strong&gt;Topiques&lt;/strong&gt; Livre VIII chap. 14
164b) »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais suffit-il de prêcher dans le désert pour être élégant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes on peut se consoler autrement, en rêvant que le blog prenne, quelque
jour improbable, la forme du dialogue parfait, tel que Merleau-Ponty l’a si
bien décrit dans la &lt;strong&gt;Phénoménologie de la perception&lt;/strong&gt;
(1945) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Dans l’expérience du dialogue, il se constitue entre autrui et moi un
terrain commun, ma pensée et la sienne ne font qu’un seul tissu, mes propos et
ceux de l’interlocuteur sont appelés par l’état de la discussion, ils
s’insèrent dans une opération commune dont aucun de nous n’est la créateur. Il
y a là un être à deux, et autrui n’est plus ici pour moi un simple comportement
dans le champ de ma perception, ni d’ailleurs moi dans le sien, nous sommes
l’un pour l’autre collaborateurs dans une réciprocité parfaite, nos
perspectives glissent l’une dans l’autre, nous coexistons à travers un même
monde. Dans le dialogue présent, je suis libéré de moi-même, les pensées
d’autrui sont bien des pensées siennes, ce n’est pas moi qui les forme, bien
que je les saisisse aussitôt nées ou que je les devance, et même l’objection
que me fait l’interlocuteur m’arrache des pensées que je ne savais pas
posséder, de sorte que si je lui prête des pensées, il me fait penser en
retour. C’est seulement après coup, quand je me suis retiré du dialogue et m’en
ressouviens, que je puis le réintégrer à ma vie, en faire un épisode de mon
histoire privée, et qu’autrui rentre dans son absence, ou, dans la mesure où il
me reste présent, est senti comme une menace pour moi. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout ne pas draguer trop bas par volonté de ramener à la surface un
semblant d’alter ego :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Nous ne souffrons pas d’incommunication, mais au contraire de toutes
les forces qui nous obligent à nous exprimer quand nous n’avons pas grand-chose
à dire.(…) Créer, n’est pas communiquer mais résister. » (Deleuze
1990)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sais bien qu’à citer Deleuze je cours le risque de miner l’éloge que
faisait Merleau-Ponty de l’échange idéal. Visant sans doute Habermas, lui et
Guattari écrivaient :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« L’idée d’une conversation démocratique occidentale entre amis n’a
jamais produit le moindre concept » (&lt;strong&gt;Qu’est-ce que la philosophie
?&lt;/strong&gt; 1991 p.10)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Créer des concepts, c’est la fonction du philosophe pour Deleuze. Reste
qu’il lui faut bien des amis ou des rivaux pour l’assurer qu’il ne croit pas
simplement créer des concepts…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Réouverture des frontières !</title>
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    <pubDate>Fri, 08 Sep 2006 07:18:03 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Métablog</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Grâce aux bons soins de S. W., sans laquelle ce site déjà n'existerait pas et que je remercie donc de tout coeur encore une fois, les milliers de spams qui parasitaient mon blog ont été anéantis. Je rouvre donc la frontière: bienvenue aux commentaires&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>D'un effet négatif des vacances !</title>
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    <pubDate>Mon, 04 Sep 2006 22:09:41 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Métablog</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Envahi par des milliers de spams sur les jeux d'argent on line, mon espace se ferme provisoirement aux commentaires. J'ouvrirai les frontières de nouveau quand j'aurai éliminé tous ces parasites&amp;nbsp;! Mais bien sûr on peut toujours m'écrire...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Qu'est-ce que les vacances ?</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/06/29/297-qu-est-ce-que-les-vacances</link>
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    <pubDate>Thu, 29 Jun 2006 08:19:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Métablog</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Paradoxalement Philalethe hiberne pendant l'été, il se réveillera à la
rentrée de l'Esprit !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Contre les blogs !</title>
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    <pubDate>Sat, 24 Jun 2006 14:31:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Métablog</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;A François, en souvenir d'une de nos conversations...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Autrefois, parmi les gens qui se voulaient des penseurs - bien sûr
j'aimerais aussi en être un -, l'usage voulait que l'on réfléchisse très
longuement avant d'exprimer un avis sur un sujet particulier. Il me semble
qu'il n'est pas mauvais qu'à côté de toutes les autres méthodes d'approche des
choses, et qui se justifient bien sûr aussi, il y ait aujourd'hui encore, ici
ou là, des gens qui tentent de le faire de cette manière, très &lt;ins&gt;lente&lt;/ins&gt;
et &lt;ins&gt;grave&lt;/ins&gt;, qui a comme avantage de mener à la précision, ainsi que de
porter ces choses en soi pendant un moment sans qu'elles soient éliminées par
le prochain événement du jour. Cela me semble tout à fait essentiel dans cette
démarche.&amp;quot;&lt;br /&gt;
Elias Canetti &lt;strong&gt;Entretien avec Gérald Stieg&lt;/strong&gt; (1979)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Lire les philosophes (antiques) comme des satiristes.</title>
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    <pubDate>Sun, 18 Jun 2006 21:53:43 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Métablog</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Pourrait-on dire de la réflexion sur les philosophes antiques ce que Lichtenberg dit de la satire&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;Elle agrandit notre champ de vision et augmente le nombre de points fixes à partir desquels nous pouvons nous orienter plus rapidement dans toutes les occurences de la vie.&quot; (&lt;strong&gt;Schriften und Briefe&lt;/strong&gt; 1968 vol. I p.243)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui vient à notre secours, ce n'est pas le stoïcien ou le cynique ou le cyrénaïque ou l'académicien mais l'ensemble qu'ils forment tous,  chacun étant, volontairement ou non, le satiriste des autres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n'y a rien de paradoxal à ce que l'orientation soit d'autant plus facile que se multiplient les points cardinaux. Réalistement il faudrait tout de même avouer que cela prend  un certain temps de parvenir à s'orienter rapidement.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>A ne jamais oublier !</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/06/18/289-aristote-dans-son-bain</link>
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    <pubDate>Sun, 18 Jun 2006 17:23:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Métablog</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;« Nous sçavons dire, Cicero dit ainsi, voila les meurs de Platon, ce
sont les mots mesmes d'Aristote : mais nous que disons nous nous
mesmes ? que faisons nous ? que jugeons nous ? Autant en diroit
bien un perroquet. Cette façon me faict souvenir de ce riche Romain, qui avoit
esté soigneux à fort grande despence, de recouvrer des hommes suffisans en tout
genre de science, qu'il tenoit continuellement autour de luy, affin que quand
il escheoit entre ses amis, quelque occasion de parler d'une chose ou d'autre,
ils suppleassent en sa place, et fussent tous prests à luy fournir, qui d'un
discours, qui d'un vers d'Homere, chacun selon son gibier : et pensoit ce
sçavoir estre sien, par ce qu'il estoit en la teste de ses gens. Et comme font
aussi ceux, desquels la suffisance loge en leurs somptueuses librairies.&lt;br /&gt;
J'en cognoy, à qui quand je demande ce qu'il sçait, il me demande un livre pour
le monstrer : et n'oseroit me dire, qu'il a le derriere galeux, s'il ne va
sur le champ estudier en son lexicon que c'est que galeux, et que c'est que
derriere. » (Montaigne &lt;strong&gt;Essais&lt;/strong&gt; Livre I chap XXIV)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Tardive exergue !</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/05/15/274-tardive-exergue</link>
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    <pubDate>Mon, 15 May 2006 14:57:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Métablog</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&amp;quot;Ich mache mir aus einem Philosophen gerade so viel, als er imstande ist,
ein Beispiel zu geben. Dass er durch des Beispiel ganze Völker nach sich ziehen
kann, ist kein Zweifel; die indische Geschichte, die beinahe die Geschichte der
indischen Philosophie ist, beweist es. Aber &lt;em&gt;das Beispiel muss durch das
sichtbare Leben und nicht bloss dur Bücher gegeben werden, also dergestalt, wie
die Philosophen Griechenlands lehrten, durch Miene, Haltung, Kleidung, Speise,
Sitte mehr als durch Sprechen oder gar Schreiben.&lt;/em&gt;&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Je ne me soucie d'un philosophe qu'autant qu'il est capable de donner un
exemple. Que par l'exemple il puisse tirer après lui des peuples tout entiers,
il n'y a là aucun doute; l'histoire de l'Inde, qui est presque l'histoire de la
philosophie indienne, le démontre. Mais &lt;em&gt;l'exemple doit être donné par la
vie visible et non point seulement par les livres, c'est-à-dire de la façon
dont enseignaient les philosophes de la Grèce, par la mine, l'attitude, le
costume, la nourriture, les moeurs, plus que par la parole ou même les
écrits.&lt;/em&gt;&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
                   Nietzsche &lt;strong&gt;Considérations inactuelles: Schopenhauer éducateur&lt;/strong&gt; 1874
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Ich mache mir aus einem Philosophen gerade so viel, als er imstande ist,
ein Beispiel zu geben. Dass er durch des Beispiel ganze Völker nach sich ziehen
kann, ist kein Zweifel; die indische Geschichte, die beinahe die Geschichte der
indischen Philosophie ist, beweist es. Aber &lt;em&gt;das Beispiel muss durch das
sichtbare Leben und nicht bloss dur Bücher gegeben werden, also dergestalt, wie
die Philosophen Griechenlands lehrten, durch Miene, Haltung, Kleidung, Speise,
Sitte mehr als durch Sprechen oder gar Schreiben.&lt;/em&gt;&amp;quot;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.philalethe.net/post/2006/05/15/274-tardive-exergue#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Méta-blog.</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2005/05/03/125-meta-blog</link>
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    <pubDate>Tue, 03 May 2005 00:14:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Métablog</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Quand j’ai commencé ce blog, je pensais que je diversifierais mes sources et
j’envisageais une promenade du côté des textes d’Epictète, de Sénèque, de
Platon, de Sextus Empiricus ou d’un autre. Mais ne voilà-t-il pas que ce
Diogène Laërce me passionne tant que je ne veux pas encore l’abandonner !
Pourtant je l’ai longtemps tenu pour négligeable, cet anonyme
compilateur ; c’est que je ne m’intéressais pas encore à l’exercice de
présentation et d’analyse des vies exemplaires. Je sais bien que je pourrais
les trouver ailleurs, dans la littérature ou au cinéma. Mais alors j’aurais
tant de manières de les éclairer, ces vies, que j’en ai déjà le tournis. En
revanche, en lisant Laërce, j’ai un impératif : éclairer la vie à la
lumière seulement de la doctrine professée par le philosophe en question. Mais
par qui continuer maintenant ? Je réalise que si j’ai examiné avec soin
les vies des cyniques, des stoïciens et des sceptiques, en revanche la vie
d’Epicure est restée dans l’ombre. En plus, comme c’est à Laërce qu’on doit de
nous avoir transmis presque tous les textes d’Epicure dont on dispose, il est
dommage de laisser sans commentaire ce qui les introduisait : quelques
pages où il narre sa vie. Et je crois savoir ce qui attend après ceux qui me
lisent : une remontée aux sources. C’est aussi des plus anciens
philosophes que Laërce nous entretient, de ceux qu’on appelle les
présocratiques, de Thalès par exemple ou de Pythagore. Je n’ai pas le cœur pour
l’instant à laisser de côté ces vies encore plus légendaires, encore plus
éloignées mais qui me fourniront tant de manières de vivre et de manières de
voir. Les &lt;strong&gt;Vies et doctrines des philosophes illustres&lt;/strong&gt;, c’est
un peu en ce moment un grand livre de cuisine qui me présenterait des recettes
merveilleuses mais infaisables. Je les goûte en pensée, ces vies, à défaut
d’être en mesure d’en vivre une à cette hauteur-là. Et qui sait ? Un
lecteur, au hasard d’une page, y trouvera le petit morceau dont il aura besoin
pour recoller ou continuer ou enrichir ou changer ou refaire ou comprendre ou …
la sienne. Ainsi je transmets le souvenir de ces vies jamais vécues sans doute
mais bel et bien écrites. Je sais qu’elles sont faites de bric et de broc, de
rumeurs, de lectures (et d’erreurs de lecture), de préjugés et de
parti-pris ; je n’ignore pas non plus que le texte que je lis est le
produit de traductions qui ne vont pas de soi et qui pourraient quelquefois
être raisonnablement contestées. Mais enfin de ces contingences et de ces
hasards innombrables est né ce texte-là que j’ai sous les yeux et c’est à lui
que je me réfère, en oubliant ce qu’il aurait pu être si et si… Ce texte est
une œuvre : elle aurait pu ne pas être, elle pourrait être différente,
mais elle est ici et maintenant avec ses traits bien définis qui la déterminent
très précisément et m' empêchent, aidé par la foule des commentateurs et des
traducteurs, de dire n’importe quoi. Je voudrais pour finir citer les dernières
lignes de la préface de Jacques Brunschwig au livre qu’il a traduit ;
elles me paraissent valoir en effet pour tout l’ouvrage :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Le livre IX se prête ainsi à de multiples lectures : la lecture
du curieux, à laquelle il apporte une ample moisson de « petits
faits » qui ne sont peut-être pas tous « vrais », mais qui font image
et se gravent immédiatement dans la mémoire ; la lecture du savant et de
l’érudit, à laquelle il fournit de nombreux matériaux valables par eux-mêmes et
propres aussi à entrer dans de multiples comparaisons ; la lecture
méditative, enfin, de qui ne se lasse pas de s’interroger sur les rapports
toujours énigmatiques entre « la vie » et « les pensées », ces
deux plans à jamais accolés et distincts, depuis que Diogène Laërce les a
juxtaposés, peut-être moins innocemment qu’il n’y paraît, dans le titre même et
dans le contenu de son ouvrage. » (p.1042)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne connaissais pas ces lignes avant de me lancer dans cette entreprise
mais c’est avec plaisir que je veux bien prendre ma place parmi les
« lecteurs méditatifs » de Diogène Laërce !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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