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  <title>Les philosophes antiques à notre secours - Parménide</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 07 Sep 2008 15:42:01 +0200</pubDate>
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    <title>Parménide: la métaphore est-elle toujours de trop dans le texte philosophique ? (2)</title>
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    <pubDate>Sun, 27 May 2007 21:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Parménide</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Simplicius, jugeant sévèrement le style métaphorique de Parménide,
annonçait-il Croce jugeant sévèrement aussi l’allégorie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Croce accuse l’allégorie d’être un fastidieux pléonasme, un jeu de
vaines répétitions qui en premier lieu nous montre (disons) Dante guidé par
Virgile et Béatrice, et nous explique ensuite ou nous donne à entendre que
Dante symbolise l’âme, Virgile la philosophie ou la raison ou la lumière
naturelle, et Béatrice la théologie ou la grâce. Selon Croce, selon l’argument
de Croce (l’exemple n’est pas de lui), Dante aurait alors pensé :
« la raison et la foi opèrent le salut des âmes » ou « la
philosophie et la théologie nous conduisent au ciel », pour ensuite mettre
Virgile là où il avait pensé « raison » ou « philosophie »
et Béatrice là où il avait pensé « théologie » ou « foi », ce
qui serait une sorte de mascarade. L’allégorie, selon cette interprétation
dédaigneuse, se réduirait à une énigme, plus étendue, plus lente et beaucoup
plus incommode que les autres. Elle serait un genre barbare ou puéril, une
distraction de l’esthétique. » (&lt;strong&gt;Autres inquisitions&lt;/strong&gt;
Borges 1952 La Pléiade vol.1 p.712)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-il plus judicieux de défendre la métaphore dans le texte philosophique
comme Chesterton a défendu l’allégorie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Il argumente que la réalité est d’une interminable richesse et que le
langage des hommes ne saurait épuiser cette vertigineuse abondance (…)
Chesterton en déduit ensuite qu’il peut exister plusieurs langages – qui, d’une
certaine manière, correspondent à la réalité insaisissable – au nombre
desquels, celui des fables et des allégories.&lt;br /&gt;
En d’autres termes : Béatrice n’est pas un emblème de la foi, un laborieux
et arbitraire synonyme du mot « foi » ; la vérité est qu’il existe
une chose au monde – un sentiment particulier, un processus intime, une série
d’états analogues – que l’on peut désigner par deux symboles : l’un, assez
pauvre, le son « foi » ; l’autre, Béatrice, la glorieuse Béatrice qui
descendit du ciel et foula le sol de l’enfer pour sauver Dante. »
(ibidem)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Parménide : la métaphore est-elle toujours de trop dans le texte philosophique ? (1)</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/05/21/Parmenide-%3A-la-metaphore-est-elle-toujours-de-trop-dans-le-texte-philosophique</link>
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    <pubDate>Mon, 21 May 2007 19:16:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Parménide</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Dans &lt;strong&gt;De la nature&lt;/strong&gt; , Parménide qualifie ainsi
l’être :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« (…)Puisque existe aussi une limite extrême, Il est de toutes parts
borné et achevé, Et gonflé à l’instar d’une balle bien ronde, Du centre vers
les bords en parfait équilibre. » (&lt;strong&gt;Les Présocratiques&lt;/strong&gt; La
Pléiade p.262-263)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son &lt;strong&gt;Commentaire sur la Physique d’Aristote&lt;/strong&gt;, Simplicius
interprète ainsi l’usage de la métaphore :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Si nous le voyons affirmer que l’être un est &lt;em&gt;gonflé à l’instar
d’une balle bien ronde&lt;/em&gt;, n’en soyons pas étonnés. C’est là une imitation
involontaire du style mythique, due à la forme poétique. En quoi cette
assertion diffère-t-elle du mot d’Orphée : « œuf d’un blanc
éclatant » ? » (146, 29 ibidem)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’y lis le refus de prendre la métaphore au sérieux.&lt;br /&gt;
Forme vide, ne serait-elle que l’indice parasitaire des conventions
poétiques ? La langue poétique est-elle essentiellement impropre à la
pensée philosophique ? Faut-il traiter les métaphores comme des résidus
rationnellement inassimilables ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A rejoindre Orphée, poésie faite homme, Parménide déchoit-il ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Parménide, poète.</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/05/20/Parmenide-poete</link>
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    <pubDate>Sun, 20 May 2007 22:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Parménide</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;1) Dans un tardif prologue à l’&lt;strong&gt;Histoire de l’éternité&lt;/strong&gt;
(1936), Borges écrit en 1965 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Je dirai peu de choses de la singulière &lt;em&gt;Histoire de
l’éternité&lt;/em&gt; qui donne son nom à ces pages. Je parle au début de la
philosophie platonicienne ; dans un ouvrage qui aspirait à la rigueur
chronologique, il eût été plus raisonnable de partir des hexamètres de
Parménide : (« Cela n’a jamais été, ni ne sera jamais car cela est
»). » (Oeuvres complètes I La Pléiade p.365)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Dans le deuxième essai du même ouvrage, &lt;strong&gt;Les
Kenningar&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Une des plus froides aberrations consignées dans les histoires de la
littérature sont les formules énigmatiques, ou &lt;em&gt;kenningar&lt;/em&gt; de la poésie
islandaise. Elles eurent leur apogée vers l’an 1000 (…)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le destructeur de la descendance des géants&lt;br /&gt;
Brisa le puissant bison de la prairie de la mouette.&lt;br /&gt;
Ainsi les dieux, pendant que le gardien de la cloche se lamentait,&lt;br /&gt;
Anéantirent le faucon du rivage.&lt;br /&gt;
Le roi des Grecs ne fut pas d’un grand secours&lt;br /&gt;
Au cheval qui court par les récifs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le destructeur de la progéniture des géants est Thor le Roux ; le
gardien de la cloche est un ministre de la nouvelle foi, à cause de son
attribut. Le roi des Grecs est Jésus-Christ, pour la raison très indirecte que
tel est un nom de l’empereur de Constantinople et que Jésus-Christ n’est pas
moins. » (p.386)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) Dans &lt;strong&gt;Contre les mathématiciens&lt;/strong&gt;, Sextus Empiricus au 2ème
siècle cite les premières lignes du poème de Parménide &lt;strong&gt;De la
nature&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Les cavales qui m’emportent, m’ont entraîné&lt;br /&gt;
Aussi loin que mon cœur en formait le désir,&lt;br /&gt;
Quand, en me conduisant, elles m’ont dirigé&lt;br /&gt;
Sur la voie renommée de la Divinité,&lt;br /&gt;
Qui, de par les cités, porte l’homme qui sait.&lt;br /&gt;
J’en ai suivi le cours ; sur elles m’ont porté&lt;br /&gt;
Attelés à mon char, les sagaces coursiers.&lt;br /&gt;
Des jeunes filles nous indiquaient le chemin.&lt;br /&gt;
L’essieu brûlant des roues grinçait dans les moyeux,&lt;br /&gt;
Jetant des cris de flûte. (Car, de chaque côté,&lt;br /&gt;
Les deux cercles des roues rapidement tournaient),&lt;br /&gt;
Cependant que déjà les filles du Soleil,&lt;br /&gt;
Qui avaient délaissé les palais de la Nuit,&lt;br /&gt;
Couraient vers la lumière en me faisant cortège,&lt;br /&gt;
Ecartant de la main les voiles qui masquaient&lt;br /&gt;
L’éclat de leur visage. »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis le philosophe sceptique explique :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Dans ces vers, Parménide affirme que &lt;ins&gt;Les cavales qui
l’emportent&lt;/ins&gt; sont les impulsions irrationnelles de l’âme, ainsi que les
appétits, et que la &lt;ins&gt;voie renommée de la Divinité&lt;/ins&gt; qu’il parcourt, est
celle de la spéculation conforme à la raison philosophique qui, en tant que
raison, s’efforce, à la façon d’une divine conductrice, de le guider dans la
connaissance de toutes choses. Les &lt;ins&gt;jeunes filles&lt;/ins&gt; qui l’ont conduit
sont les sens ; la formule &lt;ins&gt;Car, de chaque côté les deux cercles des
roues rapidement tournaient&lt;/ins&gt; désigne les oreilles qui servent à percevoir
le son ; il a appelé les yeux &lt;ins&gt;les filles du Soleil qui avaient
délaissé les palais de la Nuit&lt;/ins&gt; et a dit qu’elles &lt;ins&gt;couraient vers la
lumière&lt;/ins&gt; parce que, sans lumière, il est impossible de faire usage des
yeux. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) Malgré leur platitude les lignes de Borges effacent les vers traduits;
celles de Sextus ne détournent pas de la poésie de Parménide.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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