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  <title>Les philosophes antiques à notre secours - Parménide  - Commentaires</title>
  <link>http://www.philalethe.net/</link>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 21:41:38 +0200</pubDate>
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    <item>
    <title>Parménide : la métaphore est-elle toujours de trop dans le texte philosophique ? (1) - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/05/21/Parmenide-%3A-la-metaphore-est-elle-toujours-de-trop-dans-le-texte-philosophique#c1100297</link>
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    <pubDate>Fri, 25 May 2007 15:16:11 +0200</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;En complément du dernier point de ma réponse à Sylvain, ces lignes d'E.
Anscombe tirées de son article &amp;quot;Sur la transubstantiation&amp;quot;:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Quand nous appelons quelque chose un mystère, nous voulons dire que nous ne
pouvons résoudre les difficultés que pose sa compréhension ni démontrer une
fois pour toutes que c'est parfaitement possible d'y parvenir. Néanmoins, nous
ne croyons pas que les contradictions et les absurdités puissent être vraies ou
que quelque chose de démontrable logiquement à partir de ce qu'on connaît déjà
puisse être faux. Et cependant nous pensons qu'il y a des réponses à apporter
aux soi-disant preuves de son absurdité, que nous soyons ou non suffisamment
intelligents pour les trouver.&amp;quot; (Scripta theologica, 29 (1992) pp.603-611)&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Parménide : la métaphore est-elle toujours de trop dans le texte philosophique ? (1) - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/05/21/Parmenide-%3A-la-metaphore-est-elle-toujours-de-trop-dans-le-texte-philosophique#c1090892</link>
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    <pubDate>Thu, 24 May 2007 18:28:37 +0200</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Sylvain : La métaphore est, à mon avis, consubstantielle au texte
philosophique. Bien sûr, les philosophes le nient allègrement, mais l'EFFET
philosophique est toujours aussi un effet de langue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philalèthe : je dirai plutôt que la métaphore est consubstantielle à la
langue et que l’usage philosophique de la langue dans la mesure où il s’appuie
sur son usage ordinaire va avec l’usage des métaphores ordinaires (je veux dire
celles qu’on ne remarque plus en tant que métaphores, celles qui n’ont plus ou
pas de fonction poétique). Il faudrait faire une place à part aux métaphores
nouvelles instituées par la langue philosophique et je ne crois pas qu’on
pourrait faire facilement passer une ligne de démarcation entre les métaphores
(qu’on disqualifierait alors du nom de littéraires) et les concepts ; je crois
que des métaphores peuvent être des concepts. Je suis d’accord en tout cas avec
l’idée que l’effet philosophique est aussi un effet de langue ; l’important est
qu’il ne soit pas qu’un effet de langue (je veux dire que l’effet de la
philosophie doit être aussi d’éclairer la réalité).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sylvain :. Ensuite, je m'interroge: l'écriture wittgensteinienne, surtout
tardive, ne déploie-t-elle pas une certaine poétique par le truchement de sa
dimension aphorique et quelque peu mystérieuse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philalèthe : Wittgenstein a écrit en 1946 : « un effet dans un poème est
trop marqué si les marques intellectuelles apparaissent à nu, au lieu d’être
recouvertes par le cœur. » ( Remarques mêlées GF p.120). Il me semble que le
deuxième Wittgenstein fait tout ce qu’il peut pour faire apparaître à nu les
marques intellectuelles et que son écriture est anti-poétique en ce sens. Le
mystère vient, je crois, de la multiplicité des voix intellectuelles qui
l’habitent et auxquelles il donne la parole dans ses textes. Il y a peut-être
moins aphorisme que conscience que la voix n’a pas à s’étendre tant sont
présentes les autres voix possibles. Il a bien sûr une voix privilégiée , mais
il ne tranche pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sylvain : Bien qu'elles aient du mal à l'admettre, les phénoménologies de la
religion comme celle de Levinas, Henry, Marion, Lacoste ou Chrétien métaphorise
constamment leurs sources religieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philalèthe : Hypothèse : quand le texte religieux est narratif, ne faut-il
pas le métaphoriser pour le conceptualiser ? N’est-ce pas alors un des traits
de la lecture philosophique du texte religieux de soutenir que la métaphore
vaut littéralement seulement pour le peuple ? Ce qui veut dire que la lecture
en question n’identifie pas du tout des métaphores.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sylvain : A la question de savoir, comme vous le demandez, s'il &amp;quot;faut
traiter les métaphores comme des résidus rationnellement inassimilables&amp;quot; ? Cela
dépend du type de métaphore. S'il s'agit de catachrèses, alors certainement que
non; s'il s'agit de métaphores vives, alors certainement que oui, puisque
celles-ci créent un surplus de sens qui fait vivre la pensée philosophique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philalethe : j’ai du mal à concevoir un surplus de sens qui ne serait pas in
fine rationnellement assimilable ; en revanche je comprends bien que la
métaphore soit actuellement rationnellement inassimilable mais si on la traite
philosophiquement, n’est-ce pas pour réduire, voire anéantir la différence
entre elle et l’énoncé rationnel ? J’imagine que la réponse à cette question ne
peut pas ne pas faire intervenir la question de la valeur du discours
théologique (le nom de Dieu n’est-il pas une métaphore dont l’irréductibilité
au discours rationnel est constitutive ?)&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Parménide : la métaphore est-elle toujours de trop dans le texte philosophique ? (1) - sylvain</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/05/21/Parmenide-%3A-la-metaphore-est-elle-toujours-de-trop-dans-le-texte-philosophique#c1075856</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4cd14cc09611e87de0ab1728e591c913</guid>
    <pubDate>Wed, 23 May 2007 11:08:51 +0200</pubDate>
    <dc:creator>sylvain</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Un peu en retard pour commenter ce post...mais je me lance quand même. La
métaphore est, à mon avis, consubstantielle au texte philosophique. Bien sûr,
les philosophes le nient allègrement, mais l'EFFET philosophique est toujours
aussi un effet de langue. On m'objectera que les philosophes analytiques ont
réussi à passer outre ce schéma. C'est vrai et faux à la fois. Vrai pour des
raisons obvies: l'écriture analytique se distingue elle-même par l'attention
porté au langage dans sa nudité et aux structures propositionnelles, sans
dimension poétique aucune. Mais est-ce que la philosophie analytique ne s'est
pas construite CONTRE une certaine langue poétique de la philosophie
continentale, donc finalement grâce à cette langue. Ensuite, je m'interroge:
l'écriture wittgensteinienne, surtout tardive, ne déploie-t-elle pas une
certaine poétique par le truchement de sa dimension aphorique et quelque peu
mystérieuse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, et d'autre part, il est moins contestable que la philosophie
continentale contemporaine contient une dimension poétique et surtout
métaphorique. Bien qu'elles aient du mal à l'admettre, les phénoménologies de
la religion comme celle de Levinas, Henry, Marion, Lacoste ou Chrétien
métaphorise constamment leurs sources religieuses...Ce qui, somme toute, est
paradoxale dans la mesure où quelqu'un comme Henry soutient que le langage
biblique, par ex. (mais cela vaut aussi pour celui des mystiques) n'est
absolument pas métaphorique ! On se retrouve donc avec un langage religieux
non-métaphorique et un langage philosophique métaphorique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la question de savoir, comme vous le demandez, s'il &amp;quot;faut traiter les
métaphores comme des résidus rationnellement inassimilables&amp;quot; ? Cela dépend du
type de métaphore. S'il s'agit de catachrèses, alors certainement que non; s'il
s'agit de métaphores vives, alors certainement que oui, puisque celles-ci
créent un surplus de sens qui fait vivre la pensée philosophique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mon avis, ce n'est que lorsque la métaphore est irréductible au reste du
discours qu'il sert réellement la pensée. Lorsqu'elle peut se fondre avec le
reste ou qu'elle n'invente rien de nouveau à la pensée philosophique, alors
elle n'est que parure et de fait accessoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reformulé autrement, on pourrait dire que toutes les métaphores in absentia
sont indispensables, et que toutes les métaphores in prasencia sont
dispensables !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, dans l'un et l'autre cas, l'on ne devrait jamais
sous-estimer la métaphore, d'autant plus lorsqu'elle se manifeste au beau
milieu d'un texte philosophique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en pensez-vous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sylvain&lt;/p&gt;</description>
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