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  <title>Les philosophes antiques à notre secours - Sophistes</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 26 Aug 2008 14:56:11 +0200</pubDate>
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    <title>Aristide: avocat des sophistes.</title>
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    <pubDate>Sat, 23 Jun 2007 08:26:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Sophistes</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Diels ouvre la série de textes consacrés aux Sophistes par un passage
étonnant tiré d'Aristide (117-vers 180). Ce dernier est &amp;quot; un des principaux
représentants du mouvement littéraire et social de la Seconde Sophistique &amp;quot;
selon Laurent Pernot (&lt;strong&gt;Dictionnaire des philosophes antiques&lt;/strong&gt;
T.I p.358). Son oeuvre peut être vue entre autres comme une réhabilitation de
la rhétorique mise à mal par Platon de manière paradigmatique dans le
&lt;strong&gt;Gorgias&lt;/strong&gt;. Comme aujourd'hui les Sophistes ne sont plus pensés
comme des ennemis de la philosophie mais comme des philosophes hostiles au
platonisme et précisément à son essentialisme, les lignes écrites par Aristide
ont des échos très modernes. Il me semble qu'en récusant la ligne de partage
claire et manichéenne que Platon a faite entre les philosophes et les
sophistes, il est bien plus lucide que toute une tradition de l'enseignement de
la philosophie qui peut commencer par un cours inaugural (et quelquefois
magnifiquement dramatisé, la mort de Socrate aidant) sur la victoire de la
Raison que Platon aurait représentée dans sa lutte contre les Sophistes,
seulement intéressés à vendre les moyens de séduire par la parole. Quelle
prudence dans ce texte qu'on irait même jusqu'à juger contemporain si l'on en
ignorait son auteur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;A mon sens, nous ne savons absolument rien sur l'usage et la valeur que
pouvait avoir, chez les Grecs, le mot philosophie, et, sur la philosophie
elle-même, nous n'en savons guère davantage. Hérodote ne donne-t-il pas le nom
de sophiste à Solon, ainsi qu'à Pythagore ? Androtion (&lt;em&gt;historien de
l'Attique du 4ème siècle av. JC et scoliaste d'Isocrate&lt;/em&gt;) n'appelle-t-il
pas sophistes ceux qu'on appelle communément les sept Sages, ainsi que Socrate,
l'illustre Socrate ? Et Isocrate ? Il nomme sophistes ceux qui
pratiquent l'art de la dispute, les dialecticiens, pour reprendre l'appellation
qu'ils se donnent eux-mêmes; en revanche, lui, il est philosophe; philosophes
aussi les rhéteurs et les politiciens. Un certain nombre d'auteurs de cette
époque usent d'une terminologie similaire. Lysias ne donne-t-il pas à Platon le
nom de sophiste, ainsi qu'à Eschine ? Certes, on pourrait avancer qu'il
parle en accusateur mais les autres auteurs, qui ne formulent pas d'accusation
contre eux, les appellent malgré tout de ce nom. Au reste, si l'on admet qu'on
peut attaquer Platon en le traitant de sophiste, de quel nom faudra-t-il
appeler les sophistes aux-mêmes ? En fait, et si je puis donner mon avis,
sophiste était très probablement un terme générique, et, par philosophie on
désignait une sorte d'amour du beau, lié à une recherche discursive, non pas
telle qu'on la pratique de nos jours, mais plutôt par allusion à une culture
ayant valeur universelle. Quant au terme de sophiste, Platon l'emploie,
semble-t-il, en un sens plutôt péjoratif, et ce, constamment. C'est lui, je
crois, qui a le plus contribué à déprécier ce nom (&lt;em&gt;Aristide est absolument
dans le vrai&lt;/em&gt;). Pour quelle raison ? Le mépris dans lequel il tenait
la foule et ses contemporains.&amp;quot; (&lt;strong&gt;Traité de rhétorique&lt;/strong&gt;, II,
407, éd. Dindorf Les Présocratiques p.982)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'est pas étonné si dans le &lt;strong&gt;Crépuscule des idoles&lt;/strong&gt;
(1888), Nietzsche, opposant à la force de Thucydide la lâcheté de Platon qui
fuit la réalité et se réfugie dans l'idéal, inverse radicalement l'évaluation
platonicienne:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot; En lui (&lt;em&gt;Thucydide&lt;/em&gt;) la civilisation des sophistes, je veux dire la
civilisation des réalistes, atteint son expression la plus complète: ce
mouvement inappréciable, au milieu de la charlatanerie morale et idéale de
l'école socratique qui se déchaînait alors de tous les côtés.&amp;quot; (&lt;strong&gt;Ce que
je dois aux anciens&lt;/strong&gt; Oeuvres TII p.1025-1026)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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