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  <title>Les philosophes antiques à notre secours - Stoïcisme  - Commentaires</title>
  <link>http://www.philalethe.net/</link>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 09 May 2008 11:28:09 +0200</pubDate>
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    <item>
    <title>Jankélévitch, Gracián et Epictète. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/03/06/Jankelevitch-Gracian-et-Epictete#c7294896</link>
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    <pubDate>Fri, 11 Apr 2008 21:37:31 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Il est tentant de commenter cette lettre. Je patienterai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pénétrant impénétrable, je dirai le moraliste, celui qui lit dans le jeu des
autres sans laisser lire dans le sien. Par extension le stoicien (selon JW), le
directeur de conscience n'est pas si loin d'être un moraliste&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Jankélévitch, Gracián et Epictète. - philalethe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/03/06/Jankelevitch-Gracian-et-Epictete#c6704648</link>
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    <pubDate>Mon, 10 Mar 2008 17:33:44 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalethe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Merci beaucoup pour vos éclaircissements patients et intéressants.&lt;br /&gt;
Je suis d'accord avec l'idée que le stoïcien prend au sérieux les manières
d'être. Vous ajoutez en plus que toutes les conduites lui sont permises. Ainsi
peut-on mendier et être stoïcien, se pendre et être stoïcien; je suis d'accord
mais feront la différence les raisons qui justifient la conduite. Certaines
mauvaises raisons se manifesteraient par des manières de mendier indignes du
stoïcien.&lt;br /&gt;
Cependant certains actes ne peuvent pas être réalisés quelle que soit la
manière (torturer, violer, voler). Même si ces actions dérivaient d'une
fonction sociale (les officia du bourreau par exemple), elles seraient en
conflit essentiel avec l'identification d'autrui à un être doté de raison (cf
le cosmopolitisme).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je retiens de Cicéron la règle: il faut paraître ce que nous sommes, ce qui
exclut le masque mais implique la composition. Quant à la frontière entre
masque et figure (faire bonne figure ?), elle ne me paraît pas accessible de
l'extérieur, c'est le stoïcien qui sait qu'il ne fait pas le philosophe (à ce
niveau, on peut lui poser l'objection wittgensteinienne: s'il est le seul à
savoir quand il applique la règle, il ne peut pas faire la différence entre
l'appliquer et croire l'appliquer).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au passage de Sénèque, j'y reviendrai mais je dirai pour l'instant
qu'il est clairement anti-cynique (en tant que le cynisme développe ce que le
Phédon par exemple contient de mépris du corps).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Pénétrant impénétrable&amp;quot;. C'est le chrétien qui est pénétrant, non ? Il va
chercher dans les replis les fautes inaperçues (le psychanalyste a pris en un
sens la succession avec quelques réformes). Certes le stoïcien identifie qui il
a en face de lui, mais il ne cherche qu'à faire entrer l'individu dans une
typologie (attention ! voilà un ambitieux, un voleur etc!) à des fins non
d'expertise psy mais prophylactiques (surtout ne pas entrer dans la logique
pathologique de cet homme-là).&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Jankélévitch, Gracián et Epictète. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/03/06/Jankelevitch-Gracian-et-Epictete#c6693861</link>
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    <pubDate>Sat, 08 Mar 2008 23:31:47 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Les maladresses de mon commentaire témoignent d’un empressement déséquilibré
qui a servi l’ellipse et l’inachevé au lieu d’offrir la clarté et la précision.
Je reprends donc, je reprends de la lenteur pour éviter ces désagréments. Je ne
veux pas remettre en question votre interprétation, je vous en propose une
autre. En effet, je pars de l’usage de Gracian établi par Jankélévitch pour
tenter de comprendre pourquoi il le rattache (dans votre citation) au stoïcien.
Gracian travaille l’apparence car elle vaut par elle-même. Il réhabilite le
sucre, la complaisance, les fleurs, le cliquant, les applaudissements, les
flatteries et l’art de la prudence… Jankélévitch problématise à travers le
jésuite espagnol l’impossible coïncidence entre l’intériorité et l’extériorité,
le « je ne sais quoi » qui permet de penser une dualité floue entre le paraître
superficiel et l’être (comme apparition). Platon, au contraire vire les poètes,
il casse le lustre, il renie la parlotte sophistiquée, il rejette les
irisations, les apparences et les manières d’être. La lumière platonicienne
dissipe les ombres, la lumière du moraliste aveugle. L’homme de cour se montre
autre chose que ce qu’il est. En parcourant les entretiens et le manuel
d’Epictète, je rencontre non pas des conseils pour devenir mondain mais des
réflexions sur l’être et ses manières. Je crois que Jankélévitch rassemble les
stoiciens et les moralistes sur ce point. Par exemple, le XL du Manuel explique
aux dames que pour être appréciées elles doivent plutôt être réservées et
décentes que parées et parfumées. Dans les entretiens : « Le philosophe ne
s’annonce pas comme tel. » Gracian aurait pu écrire « le courtisan ne s’annonce
pas comme tel. » Est-ce que la barbe et le froc font le philosophe ? Le
philosophe se reconnaît dans les actes nous apprend Epictète. Mais quels actes
? Faire la manche ? Se pendre ? Tout est permis chez le stoicien… Peut-on
supposer que les stoiciens se sont posés la question : quel est ce « je ne sais
quoi » qui va différencier le comédien du philosophe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’autre exemple tiré du manuel que je citai était une référence cherchant à
montrer la répétition du chant lexical de la lutte. La citadelle intérieure se
protège par le mépris des opinions et des jugements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cicéron développe aussi des manières d’êtres. Traité des devoirs, un
paragraphe : règles concernant l’habit, le geste la démarche. Il participe à
l’éloge de la couleur, des aspects, « se tenir propre pour éviter de paraître
grossier »… Je feuillette le traité des devoirs, Cicéron qui souhaitait écrire
une morale appliquée du stoicien Panétius nous révèle que rien n’est simple… Je
lis ailleurs : « Pour paraître très facilement être ce que nous sommes, le
meilleur moyen est assurément d’être effectivement celui que nous voulons être
dans l’opinion d’autrui. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne Sénèque, je me suis trompé, je voulais dire la 5&lt;br /&gt;
Copié-collé des trois quart de la lettre V&lt;br /&gt;
« que rien dans ton extérieur ou ton genre de vie n’appelle sur toi les yeux.
Étaler une mise repoussante, une chevelure en désordre, une barbe négligée,
déclarer la guerre à l’argenterie, établir son lit sur la dure, courir enfin
après un nom par les voies les moins naturelles, fuis tout cela. Ce titre de
philosophe, si modestement qu’on le porte, est bien assez impopulaire ; que
sera-ce si nos habitudes nous retranchent tout d’abord du reste des hommes ? Je
veux au dedans dissemblance complète : au dehors soyons comme tout le monde.
Point de toge brillante, ni sordide non plus. Sans posséder d’argenterie où
l’or massif serpente en ciselure, ne croyons pas que ce soit preuve de
frugalité que de n’avoir ni or ni argent chez soi. Ayons des façons d’être
meilleures que celles de la foule, mais non pas tout autres ; sinon, nous
allons faire fuir et nous aliéner ceux que nous prétendons réformer. Nous
serons cause en outre que nos partisans ne voudront nous imiter en rien, de
peur d’avoir à nous imiter en tout. La philosophie a pour principe et pour
drapeau le sens commun, l’amour de nos semblables ; nous démentirons cette
devise si nous faisons divorce avec les humains. Prenons garde, en cherchant
l’admiration, de tomber dans le ridicule et l’odieux. N’est-il pas vrai que
notre but est de vivre selon la nature ? Or il est contre la nature de
s’imposer des tortures physiques, d’avoir horreur de la plus simple toilette,
d’affectionner la malpropreté et des mets, non-seulement grossiers, mais qui
répugnent au goût et à la vue. De même que rechercher les délicatesses de la
table s’appelle sensualité, fuir des jouissances tout ordinaires et peu
coûteuses est de la folie. La philosophie veut qu’on soit tempérant, non
bourreau de soi-même ; et la tempérance n’exclut pas un certain apprêt. Voici
où j’aime que l’on s’arrête : je voudrais un milieu entre la vertu parfaite et
les murs du siècle, et que chacun, tout en nous voyant plus haut que soi, se
reconnût en nous. « Qu’est-ce à dire ? Ferons-nous donc comme tous les autres ?
Point de différence de nous au vulgaire ? » Il y en aura certes une grande ; et
qui nous examinera de près la sentira bien. Si l’on entre chez nous, que
l’admiration soit plutôt pour le maître que pour les meubles. Il y a de la
grandeur à se servir d’argile comme on se servirait d’argenterie ; il n’y en a
pas moins à se servir d’argenterie comme si c’était de l’argile. C’est
faiblesse d’âme de ne pouvoir supporter les richesses. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tiré du je ne sais quoi et presque rien, tome I :&lt;br /&gt;
« Appelons masque cette pellicule superficielle, ce visage second qui ne laisse
passer le courant d’expression que dans le sens efférent : qu’il serve à
intimider par la grimace ou, en général, à avoir l’air c’est-à-dire à paraître
un autre qu’on est, le masque oppose toujours un écran ou un obstacle au
courant induit de compréhension ; mieux, il dévie ce courant. Le masque est le
visage artificiel du pénétrant impénétrable et il est donc à la lettre,
l’hypocrisie. » p. 21-22&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Pénétrant et impénétrable* : ces mots résument une relation unilatérale et
injuste qui évite avec soin de devenir corrélation et de s’ouvrir à l’échange.
» p.20&lt;br /&gt;
* En note, Jankélévitch renvoie pour cette expression aux caractères de La
Bruyère VIII.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Jankélévitch, Gracián et Epictète. - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/03/06/Jankelevitch-Gracian-et-Epictete#c6680982</link>
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    <pubDate>Sat, 08 Mar 2008 11:04:19 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Le passage de Jankélévitch que vous citez est intéressant mais je ne pense
pas qu'on puisse identifier le stoïcien au philosophe qui rentrerait dans la
caverne; en fait c'est le platonicien qui rentre dans la caverne mais pas pour
y prendre au sérieux les ombres, plutôt pour y importer la lumière.&lt;br /&gt;
Concernant Cicéron, je ne pense pas que le respect des devoirs implique de
porter un masque à cause précisément de la valeur (certes relative) des devoirs
en question.&lt;br /&gt;
Quant à Epictète, je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire.&lt;br /&gt;
Dans la lettre 6, je ne trouve pas le passage que vous relevez, mais celui-ci
qui va dans le sens d'une conformité de la conduite avec la pensée: &amp;quot;Cléanthe
n'aurait pas fait revivre Zénon en sa personne, s'il n'eût été que l'auditeur
du maître: il a été mêlé à sa vie, il en a pénétré les secrets détails, il a
voulu contrôler si vraiment chez lui conduite et principe étaient
d'accord&amp;quot;&lt;br /&gt;
J'imagine que dans le passage de Sénèque que vous citez, ce dernier avertit
Lucilius d'un danger: jouer au philosophe.&lt;br /&gt;
Il ne faut porter aucun masque, même pas celui du philosophe. Il faudrait
distinguer entre se composer un visage, ce que fait le stoïcien et porter un
masque. Le masque cache l'intériorité, le visage composé, lui, montre
l'intériorité (c'est une intériorité qui donne de la valeur aux manifestations
de soi circonstanciées et extérieures).&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Jankélévitch, Gracián et Epictète. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/03/06/Jankelevitch-Gracian-et-Epictete#c6676556</link>
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    <pubDate>Fri, 07 Mar 2008 23:52:31 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;&amp;quot;La réhabilitation de l'accident caractérise une certaine philosophie modale
qui se désintéresse de l'être pour considérer les seules manières d'êtres de
cet être : le philosophe réintègre la caverne ds ombres et des reflets hors de
laquelle il vait fait évadér les captifs. (..)Cette intervention diamétrale du
platonisme, sensible déjà dans l'éthique stoicienne du decorum, a pris une
forme particulièrement piquante chez Gracian&amp;quot;, p. 13le je ne sais quoi et le
presque rien tome I, point seuil&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pensez à Cicéron qui commande dans le traités des devoirs : comment
s'habiller, le geste, la démarche, les convenances du parlé etc etc...&lt;br /&gt;
Pensez à Epictète, le rôle d'Homme dont dépend les valeurs, les invitations à
ne pas se soucier dde l'opinion des autres. (Entretiens). Dans le manuel XL et
XXXV par exemple.&lt;br /&gt;
Et sénèque qui conseille à l'épistolier de ne pas trop se montrer philosophe
lettre VI : &amp;quot;Je veux au dedans dissemblance complète : au dehors soyons comme
tout le monde&amp;quot;&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Pascal / Epictète - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/01/19/Pascal-/-Epictete#c6156214</link>
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    <pubDate>Sun, 20 Jan 2008 12:31:56 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Merci d’abord pour ce post.&lt;br /&gt;
Votre référence au “divertissement de foi” est originale mais pouvez-vous
m’assurer qu’elle est pascalienne ?&lt;br /&gt;
Certes le fragment 443 (éd. Le Guern) pourrait venir à l’appui de votre thèse
(« Sans examiner toutes les occupations particulières, il suffit de les
comprendre sous le divertissement »). On inclurait alors dans toutes les
occupations les occupations religieuses.&lt;br /&gt;
Cependant d’autres fragments suggèrent une distinction tranchée entre vie
chrétienne et et divertissement. Je pense au 393 qui mentionne la possibilité
d’une sortie en dehors du divertissement :&lt;br /&gt;
« La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement. Et
cependant c’est la plus grande de nos misères. Car c’est cela qui nous empêche
principalement de songer à nous, et qui nous fait perdre insensiblement. Sans
cela nous serions dans l’ennui, et cet ennui nous pousserait à chercher un
moyen plus solide d’en sortir, mais le divertissement nous amuse et nous fait
arriver insensiblement à la mort. »&lt;br /&gt;
Je prends en compte aussi 127 qui souligne que la pensée de la royauté ne
suffit pas à sauver le roi de la conscience de sa misère et qu’il lui faut
aussi être diverti. Or, les dernières lignes font une distinction qu’il faut
peut-être prendre au sérieux :&lt;br /&gt;
« Je ne parle point en tout cela des rois chrétiens comme chrétiens, mais
seulement comme rois. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche Pascal dit explicitement que quand la philosophie prend comme
objet le divertissement, il peut ne s’agir que d’une forme plus subtile et plus
condamnable de divertissement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Et enfin les autres se tuent pour remarquer toutes ces choses, non point
pour en devenir plus sages, mais seulement pour montrer qu’ils le savent. Et
ceux-là sont les plus sots de la bande, puisqu’ils le sont avec connaissance,
au lieu qu’on peut penser des autres qu’ils ne le seraient plus s’ils avaient
cette connaissance » (126)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’aimerais donc savoir sur quels autres textes vous vous appuyez pour
produire le concept de « divertissement de foi ». Merci d'avance !&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Pascal / Epictète - herve</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/01/19/Pascal-/-Epictete#c6155743</link>
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    <pubDate>Sun, 20 Jan 2008 11:22:27 +0100</pubDate>
    <dc:creator>herve</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Entièrement d'accord avec vous. Le projet de maîtrise de soi stoïcien n'est
pas du tout celui de Pascal qui, dans l' Entretien avec M. de Saci, insiste sur
la &amp;quot;présomption&amp;quot; d'Epictète lorsque celui-ci affirme que les deux puissances de
l'esprit et de la volonté &amp;quot;sont donc libres, et que c'est par elles que nous
pouvons nous rendre parfaits&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Pascal, il n'y a que des divertissements, c'est-à-dire des façons de se
détourner de soi : le malade regarde vers la santé en prenant &amp;quot;médecine
gaiement&amp;quot;, la personne saine admire &amp;quot;comment on pourrait faire si on était
malade&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sortie du divertissement n'est pas possible. La foi chrétienne n'en est
elle-même qu'une forme subtile : nous ne pouvons nous contenter de nous-mêmes,
mais nous ne pouvons pas plus nous détourner complètement de nous-mêmes, il
nous reste à nous tourner vers ce qui en nous est plus que nous : Jésus Christ,
comme en atteste le Mystère de l'Eucharistie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce &amp;quot;divertissement de foi&amp;quot; ne porte en lui-même aucune garantie ultime. Pour
le justifier, il faut recourir à un raisonnement mathématique _détourné_,
c'est-à-dire, comme nous l'avions vu, à un pseudo-raisonnement probabiliste, ou
se _détourner vers ses effets_ : la foi en Dieu est peut-être fausse, mais
&amp;quot;vous serez fidèle, honnête, humble, reconnaissant, etc.&amp;quot;&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>« Une veine stoïcienne » bien peu stoïcienne. - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/12/04/Une-veine-stoicienne-bien-peu-stoicienne#c6060561</link>
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    <pubDate>Fri, 28 Dec 2007 19:58:15 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;YGG:&lt;br /&gt;
Ce que vous dites de l'adoption qualifie moins l'adoption réelle qu'une
adoption idéale; cela pourrait aussi caractériser la conception idéale, même si
là aussi certains aimeraient bien, pour reprendre vos termes, &amp;quot;décider&amp;quot; du
foetus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Karim Tarzalt:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Où voyez-vous un plaidoyer ? Dans le texte d'Ogien ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre référence à Camus est intéressante mais alors, si &amp;quot;choisir&amp;quot; s'applique
dans ce contexte, cela exclut la révolte. &amp;quot;Il faut imaginer Sisyphe heureux&amp;quot;,
dernière phrase du &amp;quot;Mythe de Sisyphe&amp;quot; me semble aller dans ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à votre dernier paragraphe, il a un ton sartrien, sauf que ce n'est
pas seulement le choix de vivre qui cause ma blessure mais aussi celui de ce
parcours particulier etc. Mais si tout ce qui nous arrive est choisi, que veut
dire encore &amp;quot;choisir&amp;quot; ? Sartre flatte finalement notre narcissisme (l'homme
est, à la différence des autres êtres, un être qui choisit) tout en enlevant à
l'action de choisir la relation avec la volonté et la délibération qui en
justifiait la valeur et le bénéfice narcissique !. En fait il y a comme deux
volontés chez Sartre: l'une, superficielle, fonctionne par moments, l'autre,
profonde, fonctionne toujours et commande la première. Dans le premier cas, &amp;quot;je
veux et je sais que je veux&amp;quot;, dans le deuxième &amp;quot;je veux et je ne sais pas que
je veux&amp;quot;. Pour éviter que cette volonté n'ait le statut de l'inconscient, il
faut à vrai dire écrire une phrase passablement inintelligible: &amp;quot;Je veux et je
ne sais pas que je veux tout en sachant que je veux&amp;quot;.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>« Une veine stoïcienne » bien peu stoïcienne. - Karim TARZALT</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/12/04/Une-veine-stoicienne-bien-peu-stoicienne#c6049640</link>
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    <pubDate>Thu, 27 Dec 2007 10:11:15 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Karim TARZALT</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Pour ma part , ce qui m'est venu à l'esprit en lisant ce plaidoyer , c'est
l'absurdité de la vie exposée par Albert Camus. En effet , si pour lui la vie
est absurde , l'homme ne doit cependant pas y mettre fin , mais doit plutôt se
révolter contre cette absurdité .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qui peut paraitre etonnant , de prendre le choix de se révolter
contre quelque chose qui est propre à notre nature , et peut-être est-ce aussi
le sens de ce texte, se revolter contre une certaine absurdité .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parlant de choix , et en réutilisant l'exemple de la branche : Je n'ai
pas choisi que la branche me blesse , mais en faisant le choix de vivre , je
m'expose à être blessé et cela constitue en soi un choix puisque j'aurais très
bien pu mettre fin à mes jours et ne pas être blessé par cette satanée
branche&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>« Une veine stoïcienne » bien peu stoïcienne. - YGG</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/12/04/Une-veine-stoicienne-bien-peu-stoicienne#c5970760</link>
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    <pubDate>Thu, 13 Dec 2007 22:55:50 +0100</pubDate>
    <dc:creator>YGG</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je vois plutôt la distinction entre &amp;quot;choisir&amp;quot; [quelque chose] et &amp;quot;décider&amp;quot;
[entre deux choses].&lt;br /&gt;
&amp;quot;Choisir&amp;quot; ici est peut-être plus proche d'adopter --j'ai décidé d'adopter un
enfant; on m'en présente un et je le 'choisis'; non pas dans le sens 'celui là
ou un autre' mais plutôt &amp;quot;c'est bien lui, c'est bien mon enfant&amp;quot; (alors même
que le &amp;quot;choix&amp;quot; serait entre celui-là ou rien).&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>« Une veine stoïcienne » bien peu stoïcienne. - philalethe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/12/04/Une-veine-stoicienne-bien-peu-stoicienne#c5866784</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6aa762463c5a259406c386211e0ca59f</guid>
    <pubDate>Tue, 04 Dec 2007 22:08:21 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalethe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;à Elias: votre référence à Sartre est intéressante. Tout dépend si &amp;quot;accepter
d'en prendre la responsabilité&amp;quot; signifie &amp;quot;reconnaître présentement la
responsabilité passée&amp;quot; (c'est alors l'attitude de celui qui n'est pas de
mauvaise foi: il réalise qu'il est responsable de ce qui lui arrive cf Sartre:
&amp;quot;Cette guerre est ma guerre etc&amp;quot;) ou &amp;quot;se convertir présentement en agent de ce
qu'on a pâti&amp;quot; (c'est cela qui n'est ni sartrien, ni stoïcien d'ailleurs et qui
me paraît même inintelligible car je ne parviens pas à sortir de l'opposition
responsabilité réelle hier donc réelle aujourd'hui / responsabilité irréelle
aujourd'hui donc irréelle hier mais je n'exclus pas que je suis en train de
manquer sur ce point d'imagination conceptuelle).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;à Nicotinamide: il me semble que vous évoquez la liberté d'indifférence. Si
je précise le concept dans sa version cartésienne (4ème Méditation
métaphysique), , il n'équivaut pas à &amp;quot;permission&amp;quot; qui implique une relation
avec les autres. Or, la liberté d'indifférence est une action de la volonté du
sujet qui n'est ni causée ni conditionnée.&lt;br /&gt;
Ceci dit, je vois ce que vous voulez mettre à la place: un déterminisme qui
fait du choix comme du non-choix une orientation déterminée, la possibilité du
choix correspondant plus ou moins à un équilibre des forces.&lt;br /&gt;
Or, l'argument d'Ogien semble prendre au sérieux l'opposition liberté /
contrainte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A part cela, j'ai vraiment du mal à identifier tout choix à une
rationalisation a posteriori. En tout cas cette manière de voir a un coût: elle
ne permet plus de faire la distinction entre vouloir et croire vouloir, choisir
et croire choisir. Elle n'est pas non plus conforme à l'expérience
phénoménologique de la volonté: ce n'est pas du tout l'expérience d'un élan
irrépressible qu'on interpréterait comme volonté parce qu'on serait victime
d'une théorie fausse de la volonté; certes on peut faire cette expérience mais
si on ne se ment pas à soi-même, on réalise alors qu'on s'est laissé entraîner.
Vous me trouverez sans doute naïf de prendre au sérieux une expression comme
&amp;quot;faire un effort de volonté&amp;quot;. Je suis désolé de ne pas être plus nietzschéen
!&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>« Une veine stoïcienne » bien peu stoïcienne. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/12/04/Une-veine-stoicienne-bien-peu-stoicienne#c5866379</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ee756f956ccf077edc43c1ac274bf6e2</guid>
    <pubDate>Tue, 04 Dec 2007 21:02:26 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je comprends la première partie :&lt;br /&gt;
Le choix n’est qu’une permission. La liberté de choisir s’exerce lorsque les
choix sont indifférents ou équivalents. Choisir correspond à ne pencher pour
aucune proposition. La volonté commence par conséquent où la liberté s’arrête.
Mais la volonté ne consiste qu’à se pencher du côté où l’on tombe, non à
choisir...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On choisit a posteriori. Tout comme la conscience est une force
d'autosuggestion. L'illusion d'un choix écarte l'idée que nous ne sommes en
définitive que des pantins.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>« Une veine stoïcienne » bien peu stoïcienne. - Elias</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/12/04/Une-veine-stoicienne-bien-peu-stoicienne#c5865540</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a72818445a86b7677b8b02721cdf9ec6</guid>
    <pubDate>Tue, 04 Dec 2007 19:35:06 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Elias</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Est-ce qu'Ogien ne projette pas sur les stoïciens une conception extensive
de la responsabilité qui serait plutôt celle de Sartre?&lt;br /&gt;
Ceci dit je vous rejoins sur le caractère difficilement intelligible de l'idée
en question.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Echec de la réduction stoïcienne des choses à ce qu'elles sont ? - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/11/24/Echec-de-la-reduction-stoicienne-des-choses-a-ce-quelles-sont#c5835932</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9a853b103c248a6b2bf1cfff9cd7bbe3</guid>
    <pubDate>Sun, 02 Dec 2007 21:08:10 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;La connaissance de l'érotisme de chirurgien, vous la tirez de sources orales
ou livresques (lesquelles dans ce cas ?) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme ces chirurgiens feraient mentir Spinoza qui dit quelque part qu'une
main n'est belle qu'à une certaine distance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chirurgien érotisant serait donc quelqu'un qui voit l'intérieur du corps
sous l'aspect de l'extérieur ( voir un foie comme une fesse !) C'est au fond
exactement l'inverse de l'exercice stoïcien (voir un sein comme une glande
mammaire...).&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Echec de la réduction stoïcienne des choses à ce qu'elles sont ? - EPI</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/11/24/Echec-de-la-reduction-stoicienne-des-choses-a-ce-quelles-sont#c5835777</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:21029b84f99ecdef7d5093656d8939b3</guid>
    <pubDate>Sun, 02 Dec 2007 20:20:23 +0100</pubDate>
    <dc:creator>EPI</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je vous remercie de votre réponse;un petit éclaicissement sur &amp;quot;l'érotisme de
chirurgien&amp;quot;: bien des chirurgiens avouent trouver un plaisir tactile extrême à
toucher, manier les organes du corps humain:la peau en est si fine, le toucher
si soyeux que ce contact provoque des sensations d'ordre érotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui concerne la sublimation, permettez moi une petite remarque:je
distinguerais Solal de Swann: sublimation chez Swann, bien sûr! Mais chez
Solal, plutôt &amp;quot;incarnation&amp;quot; (stricto sensu!) de cet amour qui lui donne une
dimension divine (mais non idéale),qui le rend invivable!&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Echec de la réduction stoïcienne des choses à ce qu'elles sont ? - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/11/24/Echec-de-la-reduction-stoicienne-des-choses-a-ce-quelles-sont#c5791084</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:937ad35a70fdbe537465a4552c9cac8a</guid>
    <pubDate>Thu, 29 Nov 2007 17:59:34 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;J'évoquais le stoïcisme en tant qu'il vise à apprendre à remettre les choses
à leur place pour se défaire de leur envoûtement. Précisément Ariane vient
d'avouer à Solal qu'elle a eu avant de le connaître une affaire avec un chef
d'orchestre et la jalousie le torture; pour tenter de s'en défaire, il essaye
de se la réprésenter sous un jour horrible mais rien à faire.&lt;br /&gt;
C'est vrai qu'il n'y a pas cristallisation (en ce sens Solal partage avec Swann
la lucidité relativement à la valeur de l'aimée) mais il y a certainement
sublimation ( Solal reconnaît et regrette que l'amour sublime se développe
toujours sur fond de &amp;quot;viande&amp;quot; - ce terme revient souvent- désirée). En revanche
il n'y a pas d'érotisme de chirurgien (mais qu'est-ce que c'est exactement au
fait ?), juste l'idée que voir Ariane comme un chirurgien n'enlève rien à
l'amour et donc à la jalousie pour elle.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Echec de la réduction stoïcienne des choses à ce qu'elles sont ? - EPI</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/11/24/Echec-de-la-reduction-stoicienne-des-choses-a-ce-quelles-sont#c5772072</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:644737abd395636764f7cfcda163f056</guid>
    <pubDate>Wed, 28 Nov 2007 22:20:56 +0100</pubDate>
    <dc:creator>EPI</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;curieux d'évoquer le stoïcisme, même son refus, à ce sujet!C'est l'explosion
de toutes les négations! Ici, pas de sublimation, ni de cristallisation à la
Stendhal;pas d'érotisme de chirurgien, ni d'érotisme à la Bataille! Un amour
blindé, résolument cru...et à la fois digéré et dévorant! Amour
fondamentalement total, engendrant l'impossibilité même de l'amour!&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>A propos de la réduction stoïcienne des choses à ce qu'elles sont vraiment. - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/11/09/A-propos-de-la-reduction-stoicienne-des-choses-a-ce-quelles-sont-vraiment#c5594443</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:78d948af6220e8fc960033c9834f64fb</guid>
    <pubDate>Tue, 20 Nov 2007 12:40:41 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Si je vous comprends bien, le réductionnisme auquel vous vous référez ici
revient à ne donner une réalité à un vérifacteur que s'il est analysable en
termes physico-chimiques. Vous dites: certes il y a mille manières de qualifier
Ariane mais elle est toujours 40 kgs d'eau.&lt;br /&gt;
Mais pensez-vous que si je dis: &amp;quot;Ariane est protestante&amp;quot; ou &amp;quot;Ariane prend
plusieurs bains par jour&amp;quot;, ces propositions sont tout aussi vraies que celles
qui la qualifient au niveau de ses constituants physico-chimiques ? Je serai
moi porté à répondre positivement car dans les deux cas, il y a conformité de
la proposition avec la réalité et que je ne réduis pas la réalité à la réalité
physique.&lt;br /&gt;
Et que pensez-vous des énoncés qui ne sont pas réductibles à des vérifacteurs
physiquement identifiables, comme par exemple votre dernière phrase ? Est-ce
une condition nécessaire de la vérité que le sujet de la proposition soit
réductible à un vérifacteur identifiable physiquement ?&lt;br /&gt;
Cela ne revient-il pas à défendre une position physicaliste dure, en courant le
risque d'une auto-réfutation dans la mesure où la position n'est pas formulable
dans les termes de la théorie ?&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>A propos de la réduction stoïcienne des choses à ce qu'elles sont vraiment. - François</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/11/09/A-propos-de-la-reduction-stoicienne-des-choses-a-ce-quelles-sont-vraiment#c5505244</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:5eac125bcc0eeb3ffb03dd1b7c208cc4</guid>
    <pubDate>Sat, 17 Nov 2007 08:46:49 +0100</pubDate>
    <dc:creator>François</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Reconnaître que ce qui rend vrai un énoncé comme &amp;quot;cette table est lisse&amp;quot; est
cette table. Cependant, cette table est aussi un amas de particules
élémentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le réductionnisme se propose de réduire certaines entités de niveau
supérieur à certaines autres appartenant à une théorie physique. Ce mouvement
doit-il avoir un impact pour notre psychologie du sens commun ? Il est en effet
absurde de dire que l'on aime 40 kilos d'eau, même si le vérifacteur pour un
énoncé au sujet d'Ariane est 40 kgs d'eau plus quelques autres constituants
physiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, ce qui rend vrai un énoncé est une portion de réalité en vertu de
laquelle cet énoncé est vrai. Parler d'Ariane ne peut pas être analysé comme on
parle de particules d'eau et de quelques autres constituants physiques. Nous
n'avons néanmoins pas besoin de penser que le vérifacteur pour Ariane soit
quelque chose de plus que des particules d'eau et ces constituants physiques.
Du fait que parler d'Ariane ne peut pas être extrait du langage de la physique
ne doit pas donc pas non plus nous engager à penser que ce qui rend vrai les
énoncés au sujet d'Ariane seraient autre chose que les particules d'eau et
quelques autres constituants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vérifacteurs pour nos énoncés ne nous contraignent pas à l'élimination
de nos objets de taille moyenne. Les vérifacteurs sont une chose, la réduction
inter-théorique et l'élimination d'entités douteuses en est une autre.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Flash-back: Epictète, al-Kindî et le bateau. - herve</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/05/09/Flash-back%3A-Epictete-al-Kindi-et-le-bateau#c1037533</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:97db4a19011c0fe0d9c934bcf31749ff</guid>
    <pubDate>Fri, 18 May 2007 14:19:52 +0200</pubDate>
    <dc:creator>herve</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Merci beaucoup pour votre réponse qui me donne envie de lire les
commentaires de Pierre Hadot.&lt;br /&gt;
Que du bonheur (raisonnable) en perspective...&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
</channel>
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