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  <title>Les philosophes antiques à notre secours - Usages contemporains et non-philosophiques de la philosophie antique</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 09 May 2008 11:28:09 +0200</pubDate>
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    <title>Pour une présidence péripatéticienne... ou d'un sens possible de la sueur en politique.</title>
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    <pubDate>Sun, 03 Jun 2007 19:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Usages contemporains et non-philosophiques de la philosophie antique</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;“Alain Finkielkraut sur France 2 (22-5): “Je souhaite voir le président de
la République en costume et non pas dans sa transpiration… L’Occident dans ce
qu’il a de plus beau est né de la promenade. Aristote se promenait ».&lt;br /&gt;
A quoi le ministre Xavier Bertrand a répondu par cette superbe maxime
péripatéticienne (« Le Parisien », 28/5) : « Le jogging n’est
qu’une promenade accélérée. » (Source : &lt;strong&gt;Le Canard
Enchaîné&lt;/strong&gt; du 30 mai 2007 p. 1 in &lt;ins&gt;Gouverner avec ses
pieds&lt;/ins&gt;) »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roland Barthes, qui aurait fort affaire aujourd’hui et nous aiderait à
identifier la lourdeur des images qu’on nous fait voir, écrivait il y a 50 ans
dans un article consacré au &lt;strong&gt;Jules César&lt;/strong&gt; de Mankiewicz et ayant
pour titre &lt;strong&gt;Les Romains au cin&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;éma&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Tous les visages suent sans discontinuer : hommes du peuple,
soldats, conspirateurs, tous baignent leurs traits austères et crispés dans un
suintement abondant (de vaseline). Et les gros plans sont si fréquents, que, de
toute évidence, la sueur est ici un attribut intentionnel (…) Et les hommes
vertueux , Brutus, Cassius, Casca, ne cessent eux aussi de transpirer,
témoignant par là de l’énorme travail physiologique qu’opère en eux la vertu
qui va accoucher d’un crime. Suer, c’est penser. »
(&lt;strong&gt;Mythologies&lt;/strong&gt; in Œuvres complètes T.I p.579)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Diogène et les élections municipales en Euzkadi.</title>
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    <pubDate>Mon, 14 May 2007 12:48:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Philalèthe</dc:creator>
        <category>Usages contemporains et non-philosophiques de la philosophie antique</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;J’ouvre aujourd’hui dans ce blog une nouvelle rubrique qu’on pourrait
intituler : les usages contemporains et non-philosophiques de la
philosophie antique. J’invite les lecteurs à la nourrir de leurs
témoignages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma réflexion a été stimulée par le titre d’un article du journal espagnol
&lt;strong&gt;el País&lt;/strong&gt; daté d aujourd’hui : &lt;ins&gt;Les difficultés de
Diogène au Pays Basque&lt;/ins&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’article, rédigé par José Luis Barbería, commence par ces lignes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Comme Diogène qui déambulait sur l’agora athénien, une lanterne à la
main, à la recherche d’un homme libre, ainsi les partis constitutionnalistes
basques vont cherchant et recherchant parmi leurs membres et sympathisants des
gens disposer à remplir leurs listes électorales. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La référence est moyennement exacte, Diogène Laërce la rapportant
ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Ayant allumé une lanterne en plein jour, il dit : « Je
cherche un homme » (VI 41)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A dire vrai, son interprétation divise les érudits, comme le fait comprendre
la note de Marie-Odile Goulet-Cazé :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Selon l’interprétation traditionnelle, Diogène ne trouve personne
méritant l’appellation d’ « homme », au sens d’homme véritable, digne de
ce nom. J.P. Dumont, &lt;strong&gt;Des paradoxes à la philodoxie&lt;/strong&gt; ,
&lt;strong&gt;L’Ane&lt;/strong&gt; 37, 1989, p. 44-45, donne de cette phrase une
interprétation nominaliste : Diogène chercherait l’Idée d’homme, que
l’Académie de Platon essaie de définir, et ne la trouverait pas. Un de ses
arguments serait que Diogène, s’il avait voulu dire « Je cherche un
homme » (&lt;em&gt;il me semble qu’il vaudrait mieux écrire alors « un
Homme »&lt;/em&gt;), aurait utilisé andra et non anthropos. Il me semble cependant
que dans l’hypothèse nominaliste, l’article aurait été nécessaire devant
anthropos et l’on peut par ailleurs signaler des cas où anthropos signifie
l’individu, non l’homme en tant qu’espèce (VI 56), ou encore l’homme en tant
que doté des qualités dignes d’un homme (VI 40, 60, et surtout 32 où les
anthropoï sont opposés aux katharmata, les ordures). »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est en tout cas la première interprétation que le journaliste présente, il
dit dans le corps de l’article tenir la comparaison du philosophe espagnol
Fernando Savater.&lt;br /&gt;
Reste que ce n’est pas du tout fidèle à la philosophe cynique d’enrôler son
principal représentant dans la défense de la vie politique. Pour les lecteurs
qui ne le comprendraient pas, je renvoie sur ce point à un de mes derniers
billets sur les philosophes antiques et la grève.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Néanmoins, si on réalise que le parti politique en question est le Partido
Popular (droite espagnole nationaliste) et qu’il y a eu de nombreux attentats
meurtriers de l’ETA contre ses représentants au Pays Basque, la référence à
Diogène n’est tout de même pas complètement insensée : il ne manquait pas
de cran, certes pour une toute autre cause que la cause politique !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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