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  <title>Les philosophes antiques à notre secours  - Commentaires</title>
  <link>http://www.philalethe.net/</link>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 15 May 2008 19:49:04 +0200</pubDate>
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    <item>
    <title>In memoriam canium (2) : Androsthène, Philiscos et Onésicrite ou comment les familles au contact de l’acide cynique se décomposent et se recomposent. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/05/02/In-memoriam-canium-2-%3A-Androsthene-Philiscos-et-Onesicrite-ou-comment-les-familles-au-contact-de-lacide-cynique-se-decomposent-et-se-recomposent#c7953041</link>
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    <pubDate>Fri, 02 May 2008 23:38:05 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je cite la phrase qui introduit votre citation : &amp;quot;cet homme avait un pouvoir
de persuasion à ce point étonnant qu'il pouvait facilement gagner à sa cause
par ses paroles n'importe qui.&amp;quot;&lt;br /&gt;
On se souvient de Monime (DL VI 82) amoureux féroce, inspiré par la vertu dans
les paroles et dans les actes de Diogène. Xéniade tomba aussi sous le charme
éhonté (DL VI 74). Néanmoins cette capacité de séduction se retrouve chez
Cratès (DL VI 96). Je pourrais ajouter Antisthène : (DL VI 14) &amp;quot;Antisthène
était très habile et qu'il pouvait subjuguer n'importe qui grâce au ton juste
de sa conversation&amp;quot;. Elargir le cercle des paroles caressantes : Pyrrhon
captive (DL IX 64).&lt;br /&gt;
Paradoxalement, Diogène constate qu'il est impossible de convaincre. (DL VI
59). Ainsi d'où vient son pouvoir de persuasion ? Il me semble que ses
aboiements sont le spectacle du sens. Aucune décoration dialectique. Pour
convaincre les disciples, le maître cynique utilise : des coups de bâtons, des
farces, des marmites de lentilles entre les cuisses, des colliers de hareng, la
mise à nu et l'exemple de sa vie. (DL VI 71 &amp;quot;rien ne réussit sans ascèse&amp;quot;)&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>In memoriam canium (1): Agathoboulos. - philalethe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/04/15/In-memorian-canium-1%3A-Agathoboulos#c7754453</link>
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    <pubDate>Sun, 27 Apr 2008 23:40:47 +0200</pubDate>
    <dc:creator>philalethe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je veux dire que Démonax n'est pas engendré par un autre philosophe, il naît
philosophe. Mais l'expression devait être mal choisie.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>In memoriam canium (1): Agathoboulos. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/04/15/In-memorian-canium-1%3A-Agathoboulos#c7751689</link>
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    <pubDate>Sun, 27 Apr 2008 22:02:42 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;&amp;quot;Démonax représentant quelque chose comme &amp;quot;le philosophe par création
spontanée&amp;quot;.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne comprends pas cette phrase.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis allé relire l'article Démonax du dictionnaire. Toujours préoccupé
par la lecture et la dénotation d'un homme dans les textes antiques, mon
attention fut retenue par : le Démonax de Lucien serait : &amp;quot;a kind of indirect
autobiographie&amp;quot; (extrait de l'article)&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Comment lire Diogène Laërce ? Y a-t-il une différence entre le stoïcien, l'épicurien, le cynique etc et la licorne ou Monsieur Pickwick ? - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/04/25/Comment-lire-Diogene-Laerce-Y-a-t-il-une-difference-entre-le-stoicien-lepicurien-le-cynique-etc-et-la-licorne-ou-Monsieur-Pickwick#c7751568</link>
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    <pubDate>Sun, 27 Apr 2008 21:56:02 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Diogène Laërce propose des passages doctrinaux, biographiques et
successoraux. Ainsi, hâtivement, on pourrait penser que les maximes capitales
ou les lettres d'Epicure rapportées par Diogène Laërce ne peuvent pas être lu
comme une description du philosophe. Or pour Diogène Laërce qui place les vies
au centre de son histoire de la philosophie, les paroles ne sont que des
prolongements de l'homme. Par exemple après avoir établi l'apologie d'Epicure,
il termine (X 12) : &amp;quot;Mais nous verrons mieux que cela, si nous avançons en
prenant appui sur ses doctrines et ses paroles.&amp;quot; (autre exemple : (X 29) :
&amp;quot;Nous ferons figurer ses maximes capitales afin que tu connaisses l'homme par
tous ses aspects&amp;quot;) (voir aussi X 138). Par conséquent, les sentences, paroles
participeraient à la description du philosophe. Ce qui complique la
dénotation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment lire Diogène Laërce ? Quels hommes dénote-t-il ? Votre billet
continue de me tracasser. En effet, il existe l'image d'un Diogène assagi
présentée par Dion de Chrysostome, l'image d'un Diogène religieux avancée par
Epictète, l'image d'un Diogène clownesque proposé par Lucien... Est-ce que
Laërce ne cherche pas à donner une image plus juste ? (ce qu'il fait pour
Epicure d'ailleurs)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P.S :&lt;br /&gt;
- chacun d'entre une multitude d'hommes (l'homme en tant qu'il a les traits de
la secte cynique&lt;br /&gt;
Ce point s'explique peut-être par le fait que Diogène Laërce procède à des
successions. Socrate maître d'Antisthène maître de Diogène maître de Cratès
maître de Zénon... Ainsi pour tenir ses filiations, il va insister sur les
homologies (symplésiomorphies, les synapomorphies, apomorphies). Ce qui revient
à soutenir (sans utiliser le vocabulaire de la biologie) que Diogène Laërce
force sur les resemblances, leur dérive et les évolutions... au point
d'inventer ou reprendre des branches imaginaires, par exemple, de poser
Antisthène comme fondateur du mouvement cynique.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Comment lire Diogène Laërce ? Y a-t-il une différence entre le stoïcien, l'épicurien, le cynique etc et la licorne ou Monsieur Pickwick ? - philalethe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/04/25/Comment-lire-Diogene-Laerce-Y-a-t-il-une-difference-entre-le-stoicien-lepicurien-le-cynique-etc-et-la-licorne-ou-Monsieur-Pickwick#c7706544</link>
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    <pubDate>Sat, 26 Apr 2008 09:33:34 +0200</pubDate>
    <dc:creator>philalethe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Il est hasardeux de reconstituer les intentions de Laërce, mais on peut
faire raisonnablement l'hypothèse qu'il voulait à chaque fois dénoter un homme
particulier. Les auteurs du Dictionnaire de philosophie antique (Goulet) le
lisent ainsi.&lt;br /&gt;
Mais s'il m'intéresse, c'est en tant qu'il dénote chacun des philosophes
d'une secte donnée, le nom propre du philosophe se référant alors à tous les
philosophes de la secte en question  (dans ces conditions Laërce
indiquerait donc des styles de vie envisageables aujourd'hui encore au
moins partiellement) et aussi en tant qu'il ne dénote rien du tout (reste que
si, contre son gré alors, il ne dénote rien du tout, il ne
m'intéresse qu'en tant que cette fiction a pour le moins une dimension d'idéal
régulateur: par exemple le stoïcien comme horizon inaccessible mais pas comme
mirage, car cet horizon change quelque chose, certes peut-être pas grand-chose,
du paysage dans lequel on chemine).&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Comment lire Diogène Laërce ? Y a-t-il une différence entre le stoïcien, l'épicurien, le cynique etc et la licorne ou Monsieur Pickwick ? - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/04/25/Comment-lire-Diogene-Laerce-Y-a-t-il-une-difference-entre-le-stoicien-lepicurien-le-cynique-etc-et-la-licorne-ou-Monsieur-Pickwick#c7696491</link>
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    <pubDate>Fri, 25 Apr 2008 22:51:19 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je suis allé relire les paragraphes qui encadrent votre citation. En
conclusion, il écrit : &amp;quot;la représentation et la description efficaces réclament
l'invention. Elles sont créatrices&amp;quot; car il se place du côté de l'art et non du
point de vue de l'historiograhie. Diogène laërce ne souhaite pas en compilant
ses sources ou en citant trois lettres d'Epicure, &amp;quot;refaire la réalité&amp;quot;. Je ne
crois pas qu'il cherche à donner une image-d'homme philosophe illustre. Il ne
veut pas &amp;quot;représenter&amp;quot;. Il cède des fragments de réalité. (Certes parfois il
recopie des fables)Néanmoins votre réflexion me rattache à l'un de vos billets
précédents sur Agathobule. En effet, vos remarques s'appliqueraient davantage à
Lucien de Samosate. Est-ce que l'on ne touche pas à la fiction dans ce cas
?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(commentaire à chaud qui n'exprime pas le dénuement dans lequel m'a plongé
vos remarques)&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>In memoriam canium (1): Agathoboulos. - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/04/15/In-memorian-canium-1%3A-Agathoboulos#c7579961</link>
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    <pubDate>Sun, 20 Apr 2008 19:16:51 +0200</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Merci beaucoup pour ce complément.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>In memoriam canium (1): Agathoboulos. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/04/15/In-memorian-canium-1%3A-Agathoboulos#c7555820</link>
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    <pubDate>Sat, 19 Apr 2008 21:56:16 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je vous joins pour l'instant les pages 175 et 176, a history of cynism,
Dudley. Ainsi vous pourrez lire ce que nous apporte la note 3 que cite Mme
Goulet-Cazé. Je ne commenterais pas plus aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En espérant que ce soit lisible (numériser par mes soins avec les coquilles
et le grec qui est devenu du n'importe quoi)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Whatever the truth of the mat ter may have been, his appeal was rejected on
the grounds that the gift had been entirely voluntary .On two occasions, then,
Peregrinus had come in contact with the imperial authority to his own
disadvantage, and a sense of personal grievance may weIl have been a
contributary cause of the anti-Roman feeling which he showed at a later stage
of his career. But one may suspect that an even more important influence in
this direction was that under which he next came. , ln his third wandering
abroad &amp;quot; says Lucian, ' he came to Egypt to study with Agathoboulos, whence he
derived that wonderful rationale of his.'&lt;br /&gt;
Agathoboulos is to us little more than a name, but there is evidence that he
was a person of importance in bis own day. Eusebius names him with Plutarch,
Sextus, and Oenomaus as the most notable philosophers flourishing about A.D.
120; 1 and that he was one of the most prominent Cynics is to be inferred from
the fact that he' taught ' both Demonax I and Peregrinus. N othing more can be
said about his life except that it extended beyond A.D. 155, the date of
Peregrinus' visit.8 He practised Cynicism in its most ascetic form, laying
particular stress on its squalor,4 on the public exhibition of , à'JIa{~eta
(mot grec = sans honte)and of the endurance of pain.l These austerities
however, were not the sole activity of the Cynics of Alexandria ln the Oration
to the Alexandrians Dio Chrysostom 2 speak: of them as being a bad influence on
the populace, and suggesti that their speeches inflamed the excitable temper of
the cit~ mob and so helped to cause the frequent riots which brokj out in
Alexandria, a notable example of which had occurre( just before his visit in
A.D. 105. Rostovtseff 3 gives the bes explanation of the peculiar turbulence of
Alexandrian politici throughout the early Empire j according to him, the usua
social struggle between rich and poor was complicated by ar anti-Roman feeling,
and since the Roman government sup. ported the richer classes, the outbreaks of
the city mob, thougl they might take the form of J ewish pogroms, were reall~
demonstrations against the Roman authority. Nor is docu. mentary evidence
lacking to show that the Cynics encourage( the anti-Roman feeling of the
Alexandrian lower classes That curious document known as the' Acts of the
Heather Martyrs &amp;quot; though a compilation of the age of Commodus contains,
according to Rostovtseff , much material of an earliei date. He points out how
its whole tone is anti-Roman, an( also how Cynic influence is to be seen in the
denunciation o tyrants. Now immediately after his stay with Agathoboulo:
Peregrinus went to Rome and began to abuse the Emperor and afterwards stirred
up anti-Roman feeling to the point o armed rebellion in Achaea. AlI indications
point in the samc direction-that Agathoboulos was the most prominent of thesc
Alexandrian Cynics who throughout the second century werc notorious for their
anti-Roman attitude and for their influencc on the city mob.4&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 Vide p. 184, n. 3. I&lt;br /&gt;
Vide Dem., I.&lt;br /&gt;
Note 3 : Perhaps he came from Rhodes, and was the. famous Rhodian , from whom
Demetrius of Sunium learned the Cynic philosophy (8ee Lucian, Toxaris). I agree
with Zeller that Demetrius of Sunium can hardly be identical with the famous
Cynic of the first century A.D. Zeller's reason for doubt on this point is the
uncertainty of the Toxaris belonging to the Lucianic corpus. More recently the
editors of Lucian have been inclined to regard it as genuine, but there are
other reasons for doubt about Demetrius of Sunium. The name Demetrius is a
particularly common one, nearly one hundred persona of that name are listed in
Pauly- Wissowa. Moreover, we nowhere hear of the first-century Demetrius as
going to Egypt, atiU les8 to India, as Demetrius of Sunium is said to have
done. Con- nexion with the Brachmani of India was a feature of the Cynicism of
Peregrinus and Theagenes ; if Demetrius of Sunium was a pupil of Agathoboulos,
he may weIl have been their link with the Eastern sages. We know of no. famous
' Cynic, Rhodian or otherwiae, from whom the first-century Demetrius could have
leamed the philosophy. The most satisfactory inference is that Demetrius of
Sunium ia not the same person as the friend of Seneca, but lived considerably
later and was the pupil of Agathoboulos.&lt;br /&gt;
, 1.~'OlAtvo, ~è n17),Cp TO n~o(7Wnov, Luc., vit. Per., 17. -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 For Tà àVE&amp;quot;T{&amp;quot;OV as a Cynic duty, cf. Epict., iii. 22. 100.&lt;br /&gt;
2 D.C., Or. 33 (657 R).&lt;br /&gt;
3.Social and Economic History of the Roman Empire, $.v. Alexandria .A revoIt
broke out in Egypt short I y before the visit of Peregrinus&lt;br /&gt;
probably in 153. But since it was in Upper Egypt it is hardly likelJ that the
Cynics of Alexandria can have been directly involved.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Ne pas confondre un patient anosognosique avec un philosophe stoïcien ! - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/04/13/Ne-pas-confondre-un-patient-anosognosique-avec-un-philosophe-stoicien#c7419825</link>
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    <pubDate>Tue, 15 Apr 2008 15:50:32 +0200</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;J'imagine que votre &amp;quot;comment ?&amp;quot; ne renvoie pas à l'ordre des raisons mais à
celui des causes. Autrement dit, à quoi ressemble un cerveau de stoïcien au
moment où son possesseur est apathique philosophiquement ?&lt;br /&gt;
Hypothèse: ça ne ressemble pas du tout à un cerveau d'apathique
pathologique.&lt;br /&gt;
J'ai l'idée aussi que si la sagesse revient à ne pas céder aux premières
émotions mais à suffisamment se maîtriser pour correspondre aux normes
spécifiques, un cerveau de sceptique ressemble à un cerveau d'épicurien ou de
stoïcien quand les uns et les autres du moins font l'effort de ne pas succomber
à un dérèglement.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Ne pas confondre un patient anosognosique avec un philosophe stoïcien ! - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/04/13/Ne-pas-confondre-un-patient-anosognosique-avec-un-philosophe-stoicien#c7396504</link>
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    <pubDate>Mon, 14 Apr 2008 17:44:41 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je crois que Damasio insiste sur le fait que la lésion touche une aire
somato-sensorielle. En l'absence d'émotion, les malades ne peuvent pas se
projeter. Si le corps ne répond pas au stress de la représentation mentale,
celle-ci s'amenuise. (C'est avec cette hypothèse que l'on explique pourquoi les
gens qui souffrent de paralysie totale (sauf les yeux, syndrôme du lock in) se
montrent serein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rapprochement inattendu pousse à se demander comment le stoicien utilise
ses émotions ?&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Jankélévitch, Gracián et Epictète. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/03/06/Jankelevitch-Gracian-et-Epictete#c7294896</link>
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    <pubDate>Fri, 11 Apr 2008 21:37:31 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Il est tentant de commenter cette lettre. Je patienterai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pénétrant impénétrable, je dirai le moraliste, celui qui lit dans le jeu des
autres sans laisser lire dans le sien. Par extension le stoicien (selon JW), le
directeur de conscience n'est pas si loin d'être un moraliste&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Jankélévitch, Gracián et Epictète. - philalethe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/03/06/Jankelevitch-Gracian-et-Epictete#c6704648</link>
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    <pubDate>Mon, 10 Mar 2008 17:33:44 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalethe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Merci beaucoup pour vos éclaircissements patients et intéressants.&lt;br /&gt;
Je suis d'accord avec l'idée que le stoïcien prend au sérieux les manières
d'être. Vous ajoutez en plus que toutes les conduites lui sont permises. Ainsi
peut-on mendier et être stoïcien, se pendre et être stoïcien; je suis d'accord
mais feront la différence les raisons qui justifient la conduite. Certaines
mauvaises raisons se manifesteraient par des manières de mendier indignes du
stoïcien.&lt;br /&gt;
Cependant certains actes ne peuvent pas être réalisés quelle que soit la
manière (torturer, violer, voler). Même si ces actions dérivaient d'une
fonction sociale (les officia du bourreau par exemple), elles seraient en
conflit essentiel avec l'identification d'autrui à un être doté de raison (cf
le cosmopolitisme).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je retiens de Cicéron la règle: il faut paraître ce que nous sommes, ce qui
exclut le masque mais implique la composition. Quant à la frontière entre
masque et figure (faire bonne figure ?), elle ne me paraît pas accessible de
l'extérieur, c'est le stoïcien qui sait qu'il ne fait pas le philosophe (à ce
niveau, on peut lui poser l'objection wittgensteinienne: s'il est le seul à
savoir quand il applique la règle, il ne peut pas faire la différence entre
l'appliquer et croire l'appliquer).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au passage de Sénèque, j'y reviendrai mais je dirai pour l'instant
qu'il est clairement anti-cynique (en tant que le cynisme développe ce que le
Phédon par exemple contient de mépris du corps).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Pénétrant impénétrable&amp;quot;. C'est le chrétien qui est pénétrant, non ? Il va
chercher dans les replis les fautes inaperçues (le psychanalyste a pris en un
sens la succession avec quelques réformes). Certes le stoïcien identifie qui il
a en face de lui, mais il ne cherche qu'à faire entrer l'individu dans une
typologie (attention ! voilà un ambitieux, un voleur etc!) à des fins non
d'expertise psy mais prophylactiques (surtout ne pas entrer dans la logique
pathologique de cet homme-là).&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Jankélévitch, Gracián et Epictète. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/03/06/Jankelevitch-Gracian-et-Epictete#c6693861</link>
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    <pubDate>Sat, 08 Mar 2008 23:31:47 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Les maladresses de mon commentaire témoignent d’un empressement déséquilibré
qui a servi l’ellipse et l’inachevé au lieu d’offrir la clarté et la précision.
Je reprends donc, je reprends de la lenteur pour éviter ces désagréments. Je ne
veux pas remettre en question votre interprétation, je vous en propose une
autre. En effet, je pars de l’usage de Gracian établi par Jankélévitch pour
tenter de comprendre pourquoi il le rattache (dans votre citation) au stoïcien.
Gracian travaille l’apparence car elle vaut par elle-même. Il réhabilite le
sucre, la complaisance, les fleurs, le cliquant, les applaudissements, les
flatteries et l’art de la prudence… Jankélévitch problématise à travers le
jésuite espagnol l’impossible coïncidence entre l’intériorité et l’extériorité,
le « je ne sais quoi » qui permet de penser une dualité floue entre le paraître
superficiel et l’être (comme apparition). Platon, au contraire vire les poètes,
il casse le lustre, il renie la parlotte sophistiquée, il rejette les
irisations, les apparences et les manières d’être. La lumière platonicienne
dissipe les ombres, la lumière du moraliste aveugle. L’homme de cour se montre
autre chose que ce qu’il est. En parcourant les entretiens et le manuel
d’Epictète, je rencontre non pas des conseils pour devenir mondain mais des
réflexions sur l’être et ses manières. Je crois que Jankélévitch rassemble les
stoiciens et les moralistes sur ce point. Par exemple, le XL du Manuel explique
aux dames que pour être appréciées elles doivent plutôt être réservées et
décentes que parées et parfumées. Dans les entretiens : « Le philosophe ne
s’annonce pas comme tel. » Gracian aurait pu écrire « le courtisan ne s’annonce
pas comme tel. » Est-ce que la barbe et le froc font le philosophe ? Le
philosophe se reconnaît dans les actes nous apprend Epictète. Mais quels actes
? Faire la manche ? Se pendre ? Tout est permis chez le stoicien… Peut-on
supposer que les stoiciens se sont posés la question : quel est ce « je ne sais
quoi » qui va différencier le comédien du philosophe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’autre exemple tiré du manuel que je citai était une référence cherchant à
montrer la répétition du chant lexical de la lutte. La citadelle intérieure se
protège par le mépris des opinions et des jugements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cicéron développe aussi des manières d’êtres. Traité des devoirs, un
paragraphe : règles concernant l’habit, le geste la démarche. Il participe à
l’éloge de la couleur, des aspects, « se tenir propre pour éviter de paraître
grossier »… Je feuillette le traité des devoirs, Cicéron qui souhaitait écrire
une morale appliquée du stoicien Panétius nous révèle que rien n’est simple… Je
lis ailleurs : « Pour paraître très facilement être ce que nous sommes, le
meilleur moyen est assurément d’être effectivement celui que nous voulons être
dans l’opinion d’autrui. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne Sénèque, je me suis trompé, je voulais dire la 5&lt;br /&gt;
Copié-collé des trois quart de la lettre V&lt;br /&gt;
« que rien dans ton extérieur ou ton genre de vie n’appelle sur toi les yeux.
Étaler une mise repoussante, une chevelure en désordre, une barbe négligée,
déclarer la guerre à l’argenterie, établir son lit sur la dure, courir enfin
après un nom par les voies les moins naturelles, fuis tout cela. Ce titre de
philosophe, si modestement qu’on le porte, est bien assez impopulaire ; que
sera-ce si nos habitudes nous retranchent tout d’abord du reste des hommes ? Je
veux au dedans dissemblance complète : au dehors soyons comme tout le monde.
Point de toge brillante, ni sordide non plus. Sans posséder d’argenterie où
l’or massif serpente en ciselure, ne croyons pas que ce soit preuve de
frugalité que de n’avoir ni or ni argent chez soi. Ayons des façons d’être
meilleures que celles de la foule, mais non pas tout autres ; sinon, nous
allons faire fuir et nous aliéner ceux que nous prétendons réformer. Nous
serons cause en outre que nos partisans ne voudront nous imiter en rien, de
peur d’avoir à nous imiter en tout. La philosophie a pour principe et pour
drapeau le sens commun, l’amour de nos semblables ; nous démentirons cette
devise si nous faisons divorce avec les humains. Prenons garde, en cherchant
l’admiration, de tomber dans le ridicule et l’odieux. N’est-il pas vrai que
notre but est de vivre selon la nature ? Or il est contre la nature de
s’imposer des tortures physiques, d’avoir horreur de la plus simple toilette,
d’affectionner la malpropreté et des mets, non-seulement grossiers, mais qui
répugnent au goût et à la vue. De même que rechercher les délicatesses de la
table s’appelle sensualité, fuir des jouissances tout ordinaires et peu
coûteuses est de la folie. La philosophie veut qu’on soit tempérant, non
bourreau de soi-même ; et la tempérance n’exclut pas un certain apprêt. Voici
où j’aime que l’on s’arrête : je voudrais un milieu entre la vertu parfaite et
les murs du siècle, et que chacun, tout en nous voyant plus haut que soi, se
reconnût en nous. « Qu’est-ce à dire ? Ferons-nous donc comme tous les autres ?
Point de différence de nous au vulgaire ? » Il y en aura certes une grande ; et
qui nous examinera de près la sentira bien. Si l’on entre chez nous, que
l’admiration soit plutôt pour le maître que pour les meubles. Il y a de la
grandeur à se servir d’argile comme on se servirait d’argenterie ; il n’y en a
pas moins à se servir d’argenterie comme si c’était de l’argile. C’est
faiblesse d’âme de ne pouvoir supporter les richesses. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tiré du je ne sais quoi et presque rien, tome I :&lt;br /&gt;
« Appelons masque cette pellicule superficielle, ce visage second qui ne laisse
passer le courant d’expression que dans le sens efférent : qu’il serve à
intimider par la grimace ou, en général, à avoir l’air c’est-à-dire à paraître
un autre qu’on est, le masque oppose toujours un écran ou un obstacle au
courant induit de compréhension ; mieux, il dévie ce courant. Le masque est le
visage artificiel du pénétrant impénétrable et il est donc à la lettre,
l’hypocrisie. » p. 21-22&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Pénétrant et impénétrable* : ces mots résument une relation unilatérale et
injuste qui évite avec soin de devenir corrélation et de s’ouvrir à l’échange.
» p.20&lt;br /&gt;
* En note, Jankélévitch renvoie pour cette expression aux caractères de La
Bruyère VIII.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Jankélévitch, Gracián et Epictète. - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/03/06/Jankelevitch-Gracian-et-Epictete#c6680982</link>
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    <pubDate>Sat, 08 Mar 2008 11:04:19 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Le passage de Jankélévitch que vous citez est intéressant mais je ne pense
pas qu'on puisse identifier le stoïcien au philosophe qui rentrerait dans la
caverne; en fait c'est le platonicien qui rentre dans la caverne mais pas pour
y prendre au sérieux les ombres, plutôt pour y importer la lumière.&lt;br /&gt;
Concernant Cicéron, je ne pense pas que le respect des devoirs implique de
porter un masque à cause précisément de la valeur (certes relative) des devoirs
en question.&lt;br /&gt;
Quant à Epictète, je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire.&lt;br /&gt;
Dans la lettre 6, je ne trouve pas le passage que vous relevez, mais celui-ci
qui va dans le sens d'une conformité de la conduite avec la pensée: &amp;quot;Cléanthe
n'aurait pas fait revivre Zénon en sa personne, s'il n'eût été que l'auditeur
du maître: il a été mêlé à sa vie, il en a pénétré les secrets détails, il a
voulu contrôler si vraiment chez lui conduite et principe étaient
d'accord&amp;quot;&lt;br /&gt;
J'imagine que dans le passage de Sénèque que vous citez, ce dernier avertit
Lucilius d'un danger: jouer au philosophe.&lt;br /&gt;
Il ne faut porter aucun masque, même pas celui du philosophe. Il faudrait
distinguer entre se composer un visage, ce que fait le stoïcien et porter un
masque. Le masque cache l'intériorité, le visage composé, lui, montre
l'intériorité (c'est une intériorité qui donne de la valeur aux manifestations
de soi circonstanciées et extérieures).&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Jankélévitch, Gracián et Epictète. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/03/06/Jankelevitch-Gracian-et-Epictete#c6676556</link>
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    <pubDate>Fri, 07 Mar 2008 23:52:31 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;&amp;quot;La réhabilitation de l'accident caractérise une certaine philosophie modale
qui se désintéresse de l'être pour considérer les seules manières d'êtres de
cet être : le philosophe réintègre la caverne ds ombres et des reflets hors de
laquelle il vait fait évadér les captifs. (..)Cette intervention diamétrale du
platonisme, sensible déjà dans l'éthique stoicienne du decorum, a pris une
forme particulièrement piquante chez Gracian&amp;quot;, p. 13le je ne sais quoi et le
presque rien tome I, point seuil&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pensez à Cicéron qui commande dans le traités des devoirs : comment
s'habiller, le geste, la démarche, les convenances du parlé etc etc...&lt;br /&gt;
Pensez à Epictète, le rôle d'Homme dont dépend les valeurs, les invitations à
ne pas se soucier dde l'opinion des autres. (Entretiens). Dans le manuel XL et
XXXV par exemple.&lt;br /&gt;
Et sénèque qui conseille à l'épistolier de ne pas trop se montrer philosophe
lettre VI : &amp;quot;Je veux au dedans dissemblance complète : au dehors soyons comme
tout le monde&amp;quot;&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Sénèque (6) : de la valeur des déplacements. - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/02/11/Seneque-6-%3A-de-la-valeur-des-deplacements#c6480474</link>
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    <pubDate>Wed, 13 Feb 2008 08:52:10 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Merci pour ce post substantiel et très intéressant. J'en retiens
particulièrement que Montaigne interprète comme humanité ce que Sénèque
identifie à une maladie de l'âme et j'apprécie la belle formule: cultiver le
courage d'avoir peur.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Sénèque (6) : de la valeur des déplacements. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/02/11/Seneque-6-%3A-de-la-valeur-des-deplacements#c6472092</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:42cb2dfed3b1f6d216b7f4c8763967d1</guid>
    <pubDate>Wed, 13 Feb 2008 00:14:31 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;« C’est un autre Sénèque en nostre langue » Pasquier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Montaigne confesse adorer les Oeuvres morales de Plutarque et les lettres à
Lucilius. Ces auteurs ont écrit à « pièces décousues ». La lecture et le parler
décousu siéent à Montaigne. Voir II 10 p. 392 (pléiade 1962) ou II 17 p.621. Je
lis celle-là : « Je n’ay dressé commerce avec aucun livre solide, sinon
Plutarque et Seneque, où je puisse comme les danaïdes remplissant et versant
sans cesse. » I 26 p. 144. L’influence de Sénèque est immense, l’influence de
Sénèque est considérable, l’influence de Sénèque est ambiguë. Il prend sa
défense (II 32 essais intitulé defence de Seneque et Plutarque). Il le cite
partout, il cite son suicide II 35. Il saute de joie comme un chien galeux
lorsqu’il découvre dans la bibliothèque du Vatican un manuscrit de Sénèque (p.
1221) Il l’approuve par exemple en considérant que l’on doit se placer sous la
protection de la nécessité (Lettre 54, 107), que l’on se prête à autrui mais
que l’on ne se donne qu’à soi-même ou que l’art d’écrire se pose dans la
simplicité (lettre 100) etc etc... Montaigne suit la tradition antique reprise
par Sénèque (Lettre 82) où la vieillesse achève les activités politiques par un
retour à l’oisiveté et à la méditation. Un renoncement au monde (I 8 de
l’oisiveté p. 33-34). Pourtant dans bien des cas, l’approbation ne correspond
qu’à une incitation au dépassement ou à un rétrécissement. Montaigne admire la
description psychologique des infirmités mais néglige les avertissements moraux
et la rigueur douloureuse du directeur de conscience. La maladie morale à
soigner selon Sénèque ne manifeste que la nature de l’humanité selon Montaigne.
Le I 39 (de la solitude) reprend des arguments des lettres 28 et 69 sur le
voyage et la dispersion de soi. Mais Montaigne les détourne. Il s’accorde avec
le romain sur le retour à soi mais il s’avère en même temps être un amateur de
voyage dont il défend la fécondité (III 9). Il montre que le voyage et la
concentration de soi ne sont pas incompatibles. Je n’ai pas le loisir de
multiplier les exemples c’est pourquoi je n’en prendrai qu’un de plus : la
présence de la mort. Il admire ceux qui ont appris à mourir en s’ouvrant en
plus des veines du poignet celles des cuisses. Au début du II 6 (chute de
cheval), il s’appuie sur un exemple emprunté à Sénèque. Il loue Canius Julius,
condamné à mort qui souffre à fond pour savoir que devient l’âme lorsqu’on la
déloge. Pourtant son expérience anticipée de la mort, la chute, le détache et
le ramène aux sentiments. Il ne s’agit plus de se contenir (Lettre 77).
Montaigne se blottit dans sa souffrance, il cultive le courage d’avoir peur. Sa
vision de la mort évolue au cours des essais. Merleau Ponty le souligne
(Signes) : « Non, ce n’est pas la méditation de la mort qui surmonte la mort :
les bons arguments sont « ceux qui font mourir un paysan aussi constamment
qu’un philosophe » (Montaigne) et il se ramènent à un seul : nous sommes
vivants, c’est ici que nous avons nos tâches. » D’un philosopher c’est
apprendre à mourir (I 20), on passerait à un philosopher c’est apprendre à
vivre…Sénèque sert une éthique de la résistante, Montaigne utilise ce point
pour atteindre une éthique de l’impassibilité. Il lit Sénèque plus pour sa
finesse psychologique, pour son talent à diagnostiquer les situations
singulières de la vie quotidienne que pour les leçons de morale. Les
insuffisances humaines que révèlent Sénèque sont pour l’un source de
prescriptions et de recommandations salutaires, pour l’autre une manière
d’être.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Sénèque (6) : de la valeur des déplacements. - philalethe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/02/11/Seneque-6-%3A-de-la-valeur-des-deplacements#c6457394</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:5df0079a3ce6f5b78b3b7a48879b2171</guid>
    <pubDate>Mon, 11 Feb 2008 22:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalethe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Merci de contribuer à clarifier quelque chose qui m'intéresse mais qui reste
encore pour moi assez obscur: la relation de Montaigne avec Sénèque.&lt;br /&gt;
Quant à l'examen de conscience chrétien, quel hasard ! j'en parle demain dans
un billet consacré aux jugements de Nietzsche sur Sénèque...&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Sénèque (6) : de la valeur des déplacements. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/02/11/Seneque-6-%3A-de-la-valeur-des-deplacements#c6457173</link>
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    <pubDate>Mon, 11 Feb 2008 21:05:35 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Montaigne semble ne pas suivre les conseils de Sénèque. Les trois commerces
(&amp;quot;je ne voyage jamais sans livre&amp;quot;), de la presomption (&amp;quot;je feuillette les
livres, je ne les étudie pas&amp;quot;), des livres sont des essais où Montaigne se
présente en papillon. Il lit trois lignes, change de livre, oublit l'auteur,
s'arrête, tourne quelques pages, se concentre une minute, trouve une
difficulté, rêve, enjambe quelques paragraphe, relit et passe encore à du
nouveau. Néanmoins dans sa librairie, où il saute d'un livre à l'autre, des
sentences courtes comme des serpents qui digèrent surplombent cette lecture
nonchalente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne votre dernier paragraphe, Foucault a montré comment le
pli chrétien a transformé l'examen de conscience en assujetissement&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Sénèque (4): le conseiller est-il exemplaire ? - philalethe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2008/02/09/Seneque-4%3A#c6452250</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:185cb1103740cd30765a813185cf20ec</guid>
    <pubDate>Mon, 11 Feb 2008 16:36:25 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalethe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;On peut y voir aussi bien un signe de lucidité concernant la distance sans
doute infranchissable entre l'homme stoïcien et l'homme réel.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
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