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  <title>Les philosophes antiques à notre secours - Flash-back: Epictète, al-Kindî et le bateau.  - Commentaires</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 17:08:34 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <item>
    <title>Flash-back: Epictète, al-Kindî et le bateau. - herve</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/05/09/Flash-back%3A-Epictete-al-Kindi-et-le-bateau#c1037533</link>
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    <pubDate>Fri, 18 May 2007 14:19:52 +0200</pubDate>
    <dc:creator>herve</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Merci beaucoup pour votre réponse qui me donne envie de lire les
commentaires de Pierre Hadot.&lt;br /&gt;
Que du bonheur (raisonnable) en perspective...&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Flash-back: Epictète, al-Kindî et le bateau. - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/05/09/Flash-back%3A-Epictete-al-Kindi-et-le-bateau#c1003532</link>
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    <pubDate>Mon, 14 May 2007 13:45:54 +0200</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Intéressant. Il y a à première vue contradiction entre 37 et 17.&lt;br /&gt;
17 ne donne pas la possibilité de choisir le personnage mais celle d'accomplir
bien n'importe quel rôle.&lt;br /&gt;
37 retire cette possibilité (il y a des rôles au-dessus de mes forces) et en
revanche accorde la possibilité de choisir le rôle.&lt;br /&gt;
Suivant Hadot, je crois qu'il s'agit de conseils contradictoires du point de
vue de la théorie mais pas du point de vue de la pratique. Dans les deux cas,
il s'agit d'engager à une vie raisonnable: dans certaines situations (A), c'est
raisonnable de penser que mon rôle est le bon; dans d'autres (B) que je n'ai
pas encore trouvé le bon rôle.&lt;br /&gt;
Si je vis A en ayant à l'esprit 37, cela débilitera ma volonté; inversement, si
je vis B avec 17 en tête, cela diminuera ma maîtrise de moi. Dans cette
perspective, les considérations théoriques ne sont que des moyens adaptés à des
situations diverses afin d'encourager à vivre raisonnablement.&lt;br /&gt;
Quant à la question du rôle de la Nécessité, il faudrait clarifier la relation
entre nécessité et volonté. Que le choix soit volontaire ou non (dans ce
dernier cas il est pathologique au sens kantien), il est nécessaire. C'est
difficile de comprendre comment le choix libre est nécessaire (Chrysippe avec
son exemple du cylindre en a donné une formulation imagée) mais c'est
impératif, je crois, de n'introduire dans cet univers aucune contingence, sinon
du point de vue subjectif (l'avenir m'est sur le plan du gouvernement mental,
si je puis dire, ouvert)&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Flash-back: Epictète, al-Kindî et le bateau. - herve</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/05/09/Flash-back%3A-Epictete-al-Kindi-et-le-bateau#c996867</link>
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    <pubDate>Sun, 13 May 2007 13:04:08 +0200</pubDate>
    <dc:creator>herve</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;XXXVII &amp;quot;Si tu prends un rôle au-dessus de tes forces, non seulement tu y
fais pauvre figure, mais celui que tu aurais pu remplir, tu le laisses de
côté.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philalèthe :&lt;br /&gt;
Je comprends ici le rôle comme social : on peut alors entendre « y faire pauvre
figure » de deux manières : 1. ne pas être à la hauteur du rôle social 2. ne
pas parvenir à accomplir éthiquement le rôle social.&lt;br /&gt;
Je défendrai 2 dans la mesure où le Manuel est un manuel de savoir-vivre
éthique et non social.&lt;br /&gt;
On pourrait prendre comme exemple de rôle social « assister à une lecture
publique » : « aux lectures publiques d’un tel ou tel, n’assiste pas sans
raison et sans réflexion. Et si tu y assistes, garde ta gravité et ton calme et
en même temps ta bienveillance. » (33)&lt;br /&gt;
Interprété ainsi, le passage ne se réfère pas à la nécessité : même si on prend
un rôle au-dessus de ses forces, on accomplit le Destin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hervé&lt;br /&gt;
Je comprends votre interprétation, mais ce qui m'importe surtout dans ce
passage c'est &amp;quot;celui que tu aurais pu remplir, tu le laisses de côté&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela semble donner un côté uniquement négatif à la Nécessité : je ne peux
accomplir tel rôle qui est au-dessus de mes forces donc nécessairement
j'échoue. Oui mais, il y en a un autre que j'aurais pu remplir : la Nécessité
ne m'a pas appelé vers le lieu où je dois me rendre, elle a simplement dit
&amp;quot;non&amp;quot; quand je suis allé vers un lieu qui n'était pas le bon. Ce dernier est
&amp;quot;laissé de côté&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A confronter au XVII :&lt;br /&gt;
&amp;quot;Souviens-toi que tu es comme un acteur dans le rôle que l'auteur dramatique a
voulu te donner : court s'il est court ; long s'il est long. S'il veut que tu
joues un rôle de mendiant, joue-le encore convenablement. Fais de même pour un
rôle de boîteux, de magistrat, de simple particulier. Il dépend de toi, en
effet, de bien jouer le personnage qui t'est donné ; le choisir appartient à un
autre.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là, la Nécessité ne dit pas seulement &amp;quot;non&amp;quot;, elle met un texte dans la
bouche de l'acteur, il joue bien ou mal son rôle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entièrement d'accord avec vous sur la théologie d'Epictète, il vaut mieux en
effet laisser la question ouverte.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Flash-back: Epictète, al-Kindî et le bateau. - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/05/09/Flash-back%3A-Epictete-al-Kindi-et-le-bateau#c996309</link>
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    <pubDate>Sun, 13 May 2007 10:07:54 +0200</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Hervé :&lt;br /&gt;
L'accalmie est donc la *possibilité* de vivre une vie &amp;quot;bonne&amp;quot; ou de vivre une
vie &amp;quot;mauvaise&amp;quot; que me laissent Dieu et la Nécessité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philalèthe:&lt;br /&gt;
La distinction que vous faites entre une possibilité de vivre ou en accord
subjectif/objectif avec le destin ou en accord objectif seulement est tout à
fait stoïcienne. Elle correspond à la liberté qu’a l’esprit dans ce monde
nécessaire de se le représenter comme il est (nécessaire donc) ou non.&lt;br /&gt;
Mais il me semble que vous ne pouvez pas identifier cette possibilité à ce que
vous appelez l’accalmie dans la mesure où cette dernière est temporaire,
accidentelle (selon vous, entre deux appels du pilote) alors qu’une telle
possibilité est inhérente à l’esprit humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hervé :&lt;br /&gt;
Dans d'autres passages, Epictète semble admettre un plus grand relâchement de
la Nécessité :&lt;br /&gt;
XXXVII &amp;quot;Si tu prends un rôle au-dessus de tes forces, non seulement tu y fais
pauvre figure, mais celui que tu aurais pu remplir, tu le laisses de côté.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philalèthe :&lt;br /&gt;
Je comprends ici le rôle comme social : on peut alors entendre « y faire pauvre
figure » de deux manières : 1. ne pas être à la hauteur du rôle social 2. ne
pas parvenir à accomplir éthiquement le rôle social.&lt;br /&gt;
Je défendrai 2 dans la mesure où le Manuel est un manuel de savoir-vivre
éthique et non social.&lt;br /&gt;
On pourrait prendre comme exemple de rôle social « assister à une lecture
publique » : « aux lectures publiques d’un tel ou tel, n’assiste pas sans
raison et sans réflexion. Et si tu y assistes, garde ta gravité et ton calme et
en même temps ta bienveillance. » (33)&lt;br /&gt;
Interprété ainsi, le passage ne se réfère pas à la nécessité : même si on prend
un rôle au-dessus de ses forces, on accomplit le Destin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hervé&lt;br /&gt;
Sur la &amp;quot;théologie&amp;quot; d'Epictète, s'il en a une, n'étant pas très compétent en la
matière, je cours le risque de dire de grosses bêtises :&lt;br /&gt;
Soit Dieu et la Nécessité sont la même chose,&lt;br /&gt;
Soit la Nécessité *procède* de Dieu, comme la direction prise par le navire
procède du principe directeur i.e. le pilote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philalèthe :&lt;br /&gt;
La parabole du bateau et du pilote par l'extériorité physique du pilote par
rapport au bateau ouvre en effet la voie à la distinction que vous faites mais
je n’ai pas en tête de texte confirmant cette procession dont vous parlez (ne
faites-vous pas comme une lecture néoplatonicienne de cette distinction ?). Le
deuxième passage, tiré d’Euripide, que cite Epictète en 53 laisse en tout cas
moins de prise à votre interprétation : « Quiconque a consenti, comme il faut,
à la nécessité est à nos yeux un sage et connaît les choses divines ».&lt;br /&gt;
Dans ces conditions, la parabole ne serait à mes yeux pas philosophiquement
mutilée si le bateau était équipé d’un pilotage automatique avec appel
programmé par haut-parleur !&lt;br /&gt;
Il me paraît prudent cependant de laisser ce point ouvert (il faudrait pour le
régler étudier à la loupe la manière dont Epictète-Arrien articule les concepts
de Dieu et de nécessité dans les Entretiens)&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Flash-back: Epictète, al-Kindî et le bateau. - herve</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/05/09/Flash-back%3A-Epictete-al-Kindi-et-le-bateau#c991521</link>
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    <pubDate>Sat, 12 May 2007 17:05:53 +0200</pubDate>
    <dc:creator>herve</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Philalethe&lt;br /&gt;
&amp;quot;votre idée d’une nécessité qui laisse des moments d’accalmie correspond-elle
pour vous à 1) une diminution réelle (ontologiquement) de la nécessité ou 2) au
point de vue de chacun sur la nécessité, point de vue fluctuant en fonction des
événements qui le touchent ? Je défendrais 2 car la nécessité est la cause de
tous les événements qui me touchent, qu’ils soient pressants ou non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;herve&lt;br /&gt;
L'accalmie dont je parle correspond à la possibilité de juger qui m'est laissée
et donc à la possibilité de deux niveaux de vie puisque&lt;br /&gt;
XLIII &amp;quot;Toute chose a deux anses : l'une par où on peut la porter, l'autre par
où on ne le peut pas&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit je vis en gardant en vue la nécessité, en ne m'attachant pas aux choses
et aux êtres que je rencontre (i.e avoir l'esprit tendu vers le bateau)&lt;br /&gt;
Soit je vis en m'attachant indûment (i.e. en perdant le bateau de vue, en me
détachant illusoirement de lui)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux cas, je suivrai la nécessité : dans l'un de bon coeur, dans
l'autre malgré moi.&lt;br /&gt;
LIII &amp;quot;Conduis-moi, ô Zeus, et toi, Destinée,&lt;br /&gt;
où vous avez fixé que je dois me rendre.&lt;br /&gt;
Je vous suivrai sans hésiter ; car si je résistais,&lt;br /&gt;
en devenant méchant, je ne vous suivrais pas moins.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accalmie est donc la *possibilité* de vivre une vie &amp;quot;bonne&amp;quot; ou de vivre
une vie &amp;quot;mauvaise&amp;quot; que me laissent Dieu et la Nécessité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans d'autres passages, Epictète semble admettre un plus grand relâchement
de la Nécessité :&lt;br /&gt;
XXXVII &amp;quot;Si tu prends un rôle au-dessus de tes forces, non seulement tu y fais
pauvre figure, mais celui que tu aurais pu remplir, tu le laisses de côté.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la &amp;quot;théologie&amp;quot; d'Epictète, s'il en a une, n'étant pas très compétent en
la matière, je cours le risque de dire de grosses bêtises :&lt;br /&gt;
Soit Dieu et la Nécessité sont la même chose,&lt;br /&gt;
Soit la Nécessité *procède* de Dieu, comme la direction prise par le navire
procède du principe directeur i.e. le pilote.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Flash-back: Epictète, al-Kindî et le bateau. - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/05/09/Flash-back%3A-Epictete-al-Kindi-et-le-bateau#c991288</link>
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    <pubDate>Sat, 12 May 2007 15:59:29 +0200</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;J’ai bien conscience que l’interprétation que j’ai donnée du sens de la
parabole d’Epictète est discutable, mais, ayant eu seulement comme fin dans ce
billet de rapprocher le philosophe stoïcien du philosophe musulman, je n’ai pas
approfondi cette question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi ai-je repris à Pierre Hadot l’ interprétation qu’il expose dans son
édition du Manuel. Pour plus ample information, la voici donc:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« L’escale à terre, c’est la vie ; le coquillage ou la racine, les objets
que l’on peut rencontrer dans la vie et auxquels on peut s’attacher,
c’est-à-dire finalement une femme, des enfants ; le pilote, c’est Dieu ou la
Nature ou le Destin. L’appel du pilote pour regagner le bateau après l’escale,
c’est l’ annonce de la mort. Il faut y répondre de bonne grâce pour éviter
d’être traîné dans le bateau comme du bétail ; c’est ce qui arrive à ceux qui
refusent d’obéir au Destin (cf chap. 53 les vers de Cléanthe) » (p.71-72)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ajoute la note qu’il joint à son analyse :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Peut-être est ici présente l’image de Charon, le passeur des morts, cf la
note de A-J. Festugière, à propos d’un texte de Télès (II, 16) dans Deux
prédicateurs de l’Antiquité, Télès et Musonius, p.23, n.20. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant votre propre interprétation, elle me gêne sur trois points :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a) votre idée d’une nécessité qui laisse des moments d’accalmie
correspond-elle pour vous à 1) une diminution réelle (ontologiquement) de la
nécessité ou 2) au point de vue de chacun sur la nécessité, point de vue
fluctuant en fonction des événements qui le touchent ? Je défendrais 2 car la
nécessité est la cause de tous les événements qui me touchent, qu’ils soient
pressants ou non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b) la distinction entre le pilote (= Dieu) et la nécessité (= le navire),
même si elle est effectivement justifiable par les vers de Cléanthe que vous et
Hadot citez (« Conduis-moi, ô Zeus, et toi, Destinée »), me paraît une
distinction verbale correspondant à deux manières de voir la même chose sous
deux aspects distincts (Dieu est la Nécessité : ce ne serait pas une
tautologie, mais un jugement analytique)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;c) si prendre le bateau correspond à un temps de la vie, il me semble que la
parabole inviterait à quelque chose comme deux niveaux de vie, ce qui me paraît
contraire à l’idée que, quelle que soit l’activité à laquelle je me livre, même
la plus contingente (participer à un banquet), c’est en stoïcien que j’y
participe (avec la conscience constante de la nécessité constante de tous les
événements qui me touchent et dont je dois m’obliger à élaborer une
représentation droite)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajouter un commentaire&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Flash-back: Epictète, al-Kindî et le bateau. - herve</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/05/09/Flash-back%3A-Epictete-al-Kindi-et-le-bateau#c990511</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0c3c6c792298c50a6e395f5ba8b1d46e</guid>
    <pubDate>Sat, 12 May 2007 13:01:51 +0200</pubDate>
    <dc:creator>herve</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;&amp;quot;Certes entre les deux textes, il y a des différences. Entre autres : dans
la parabole stoïcienne, descendre du bateau, c’est naître ; y monter, c’est
mourir. En revanche, dans celle de al-Kindî, la vie est l’ensemble que
constitue la traversée et les haltes. Le point de départ du voyage, c’est la
naissance ; son point d’arrivée, c’est la mort.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Excusez-moi, je n'ai pas relu de commentaires sur le passage d'Epictète
auquel vous vous référez, mais s'agit-il de la mort ?&lt;br /&gt;
Si le pilote est Dieu, le navire n'est-il pas la destinée, la nécessité,
invoquée à la fin du Manuel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le navire fait escale, ce qui signifie que la nécessité n'est pas toujours
pressante, elle offre des moments d'accalmie ; ne pas trop s'éloigner est
cependant requis pour que nous ne soyons pas tirés par une destinée (&amp;quot;afin que
tu ne sois pas embarqué dans le navire, ficelé comme un mouton&amp;quot;) que nous
aurions oubliée, délaissée, en nous laissant absorber par les petits plaisirs
de la vie.&lt;br /&gt;
La fin du passage plaide également en ce sens : s'il s'agissait de la mort, il
ne serait pas requis lorsque &amp;quot;tu es vieux&amp;quot; de rester près du navire. C'est
seulement si l'âge affaiblit nos ressources qu'il ne faut pas trop musarder ici
et là pour répondre le plus rapidement possible à l'appel de la nécessité.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
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