<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://www.philalethe.net/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
  xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
  <title>Les philosophes antiques à notre secours - Démocrite et Sartre.  - Commentaires</title>
  <link>http://www.philalethe.net/</link>
  <atom:link href="http://www.philalethe.net/feed/rss2/comments/121362" rel="self" type="application/rss+xml"/>
  <description></description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 26 Aug 2008 14:56:11 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
    
    <item>
    <title>Démocrite et Sartre. - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/06/07/Democrite-et-Sartre#c1345107</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3fa3bbbd3e949f8ea24cd0c066db376a</guid>
    <pubDate>Mon, 18 Jun 2007 22:15:35 +0200</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Il faut, je crois, d'abord exclure la possibilité d'une dimension
rationnelle et providentielle du devenir (au sens stoïcien), la fortune (tukhe)
étant l'absence de fins, Aristote reprochant à plusieurs reprises à Démocrite
de ne pas prendre en compte la réalité des causes finales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit donc de la perspicacité humaine et de sa relation sinon en fait du
moins en droit avec les événements (c'est donc compatible avec le fait que
constitue le manque de sagacité).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois qu'un passage de la Lettre à Ménécée d'Epicure reprend et explicite
cette position démocritéenne:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Il (le sage) ne croit pas que le bien et le mal, qui font la vie
bienheureuse, soient donnés aux hommes par le hasard, mais pourtant qu'il leur
fournit les éléments de grands biens et de grands maux&amp;quot; (trad Conche)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je comprends ainsi: du même matériau (fourni par la fortune) l'homme
sagace&lt;br /&gt;
tire le bonheur et l'homme à qui fait défaut la perspicacité le malheur.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Démocrite et Sartre. - julien dutant</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/06/07/Democrite-et-Sartre#c1344906</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:89a9347d37aebeaf012af86a14ef60fd</guid>
    <pubDate>Mon, 18 Jun 2007 21:02:08 +0200</pubDate>
    <dc:creator>julien dutant</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Bonjour,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne comprends pas la seconde partie de la citation de Démocrite. Que
veux-t-il dire? Que le devenir est rationnel? Qu'il y a une providence
(&amp;quot;perspicacité intelligente&amp;quot;)???&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou veux-t-il dire qu'en général les hommes sont perspicaces? Mais alors que
vient faire le &amp;quot;manque de sagacité&amp;quot; de la phrase précédente?&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Démocrite et Sartre. - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/06/07/Democrite-et-Sartre#c1273506</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:813a4bcf23c9ba67f6f8155b7cc03105</guid>
    <pubDate>Fri, 08 Jun 2007 11:55:31 +0200</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Concernant la première question, si vous voulez dire que Démocrite ne
dispose pas des concepts de théodicée, téléologie et raison du monde, vous êtes
dans la vérité. Le premier des trois concepts apparaît en 1710 dans l'ouvrage
de Leibniz &amp;quot;Essais de théodicée sur la bonté de Dieu, la liberté de l'homme et
l'origine du mal&amp;quot;; le second est encore plus tardif puisque on relève sa
première occurence en 1765 dans l'Encyclopédie de Diderot. Quant à raison (du
monde) qui est une des traductions consacrées du grec logos, au sens où je
l'emploie, il semble qu'il ait fallu attendre Bossuet (1677) pour le voir
apparaître, doté d'ailleurs en plus d'une majuscule (je tire ces précisions de
l'excellent &amp;quot;Dictionnaire historique de la langue française&amp;quot; Alain Rey 1992).
Il y a donc effectivement un côté anachronique dans ces désignations quand on
les réfère à Démocrite.&lt;br /&gt;
A dire vrai, c'est assez difficile d'identifier les concepts propres à
Démocrite car la majorité des fragments collectés par Diels et traduits par
Dumont ont un contenu non physique mais éthique. Emerge quand même nettement la
notion d'anagkê (nécessité, destin, fatum). Cf entre autres le passage cité par
Laërce:&lt;br /&gt;
&amp;quot;Tout ce qui est engendré est régi par la nécessité, car la cause de la
génération de toutes choses est le tourbillon, qu'il nomme nécessité&amp;quot;&lt;br /&gt;
Le dit tourbillon étant un tourbillon d'atomes (indivisibles) dans le
vide.&lt;br /&gt;
Même si Démocrite n'a laissé aucun texte l'explicitant (certes on peut se
demander s'il était en mesure de l'expliciter), Aristote identifie bien ce qui
manque à la physique démocritéenne:&lt;br /&gt;
&amp;quot;Démocrite omet de traiter de la cause finale, et ainsi ramène à la nécessité
toutes les voies de la nature.&amp;quot; (Génération des animaux V, VIII, 789 b2 Les
présocratiques p. 782)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant vos questions sur Sartre, j'essaierai de rester pour y répondre à
l'intérieur de sa philosophie, laissant à chacun la liberté d'en évaluer la
pertinence.&lt;br /&gt;
D'abord Sartre distingue très explicitement la liberté de la volonté au sens où
l'homme est libre même quand il n'exerce pas sa volonté. Il ne faut donc pas
identifier la liberté sartrienne à la liberté cartésienne qui est conditionnée
excusivement par l'usage (éclairé ou non par la raison) de la volonté
(là-dessus cf la Quatrième méditation métaphysique). Un passage tiré encore de
la célèbre conférence le met nettement en évidence, c'est la suite du texte
cité dans le billet:&lt;br /&gt;
&amp;quot; L'homme sera d'abord ce qu'il aura projeté d'être. Non pas ce qu'il voudra
être. Car ce que nous entendons ordinairement par vouloir, c'est une décision
consciente, et qui est pour la plupart d'entre nous postérieure à ce qu'il
s'est fait lui-même.&amp;quot;&lt;br /&gt;
A sa manière (ni freudienne, ni marxiste), Sartre prendre position contre le
mythe du sujet responsable, en étendant la responsabilité à toutes les actions
et non plus seulement aux actions volontaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à savoir si c'est une façon chrétienne de concevoir l'homme, je me
permets de vous renvoyer à l'article paru dans Situations I et ayant pour titre
&amp;quot;La liberté cartésienne&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Il s'y situe par rapport à Descartes qui certes attribue explicitement à
l'homme la même volonté qu'à Dieu (les deux volontés sont infinies; mais Dieu a
aussi une connaissance infinie et un pouvoir infini).&lt;br /&gt;
De manière plus générale, je vous répondrai qu' une conception chrétienne de la
liberté doit concilier la liberté humaine et la liberté divine, ce qu'on n'a
pas à faire dans le cadre de la pensée athée de Sartre (évidemment il est
justifié de se demander si Sartre est aussi athée qu'il le croit).&lt;br /&gt;
Pour répondre rapidement à votre première question, je dirais que Sartre ne
conçoit pas un effet du monde sur l'homme qui ne passe pas par la conscience de
l'homme; or, cette conscience est toujours déjà là en un sens dès les premiers
vagissements du nouveau-né. Il y a je crois une dimension dualiste profonde
dans cette philosophie, au sens où les effets du monde extérieur non médiatisés
par la conscience (je veux dire les effets du monde sur le corps) ne
déterminent pas l'identité humaine qui est psychologique et libre en ce sens où
le monde n'a d'effet sur l'esprit qu'à travers la manière dont l'esprit le
reflète.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Démocrite et Sartre. - ast</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/06/07/Democrite-et-Sartre#c1273283</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8a0e9182aa5c89e922e05e1413413e25</guid>
    <pubDate>Fri, 08 Jun 2007 10:33:21 +0200</pubDate>
    <dc:creator>ast</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Petits commentaires:&lt;br /&gt;
2 commentaires bref :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Peut-on parler de théodicée, téléologie ou raison du monde à propos de
Démocrite? N'est -ce pas la même erreur que parler du &amp;quot;sommeil des
prolétaires&amp;quot;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Je voudrais vous poser un question génerale, dont la réponse peut être un
sujet de thèse, mais je me contente de quelques lignes et de votre opinion en
tant que professeur de philosophie: Pourquoi Sartre croit-il presque
aveuglement à la liberté et à la volonté de l'homme? N'est-ce pas un préjugé?
N'est-ce pas au fond une façon &amp;quot;chrétienne&amp;quot; de penser la nature humaine, c.a.d
une transposition des attributs divins à l'échelle humaine?&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
</channel>
</rss>