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  <title>Les philosophes antiques à notre secours - Digressions estivales (3): à la lumière de Chamfort (&quot;Maximes et pensées&quot; Folio classique), dix réflexions sur la philosophie antique  - Commentaires</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 26 Aug 2008 14:56:11 +0200</pubDate>
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    <title>Digressions estivales (3): à la lumière de Chamfort (&quot;Maximes et pensées&quot; Folio classique), dix réflexions sur la philosophie antique - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/08/03/Digressions-estivales-3%3A-a-la-lumiere-de-Chamfort-Maximes-et-pensees-Folio-classique-dix-reflexions-sur-la-philosophie-antique%3A#c1992301</link>
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    <pubDate>Sat, 11 Aug 2007 16:09:02 +0200</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;1) d'accord, en incluant les sceptiques dans les dogmatiques ( à l'égal des
épicuriens et des stoïciens, entre autres ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) d'accord. La citation que vous apportez est en fait de Marc-Aurèle (VI
37):&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot; quand on voit ce qui est maintenant, on a tout vu, et ce qui s'est passé
depuis l'éternité, et ce qui se passera jusqu'à l'infini; car tout est pareil
en gros et en détail.&amp;quot; (trad. de Bréhier)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) votre traduction de VI 13 est une belle infidèle à la manière cynique !
Bréhier (1962) est moins drôle:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot; à propos de l'accouplement, un frottement de ventre et l'éjaculation d'un
liquide gluant accompagné d'un spasme.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meunier (1964) avait choisi:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot; de l'accouplement, qu'il est le frottement d'un boyau et l'éjaculation
avec un certain spasme, d'un peu de morve.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hadot (1992) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot; et à propos de l'union des sexes: &amp;quot; C'est un frottement de ventre avec
éjaculation, dans un spasme, d'un liquide gluant.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, votre chipotage est sensé: en tant que l'âme a une représentation
(phantasia), elle est passive, mais en tant que cette représentation est
compréhensive, elle s'accompagne d'un discours intérieur qui manifeste
l'activité de l'esprit ( sur ce point, Hadot est très clair in &amp;quot;Introduction
aux &amp;quot;Pensées&amp;quot; de Marc-Aurèle&amp;quot; Livre de poche p. 174-175)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à la défécation involontaire, comme d'habitude, vous forcez le trait !
Je lis seulement dans la traduction qu'en donne Hadot:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot; (...) Lorsqu'un son terrifiant se fait entendre provenant du ciel ou d'un
éboulement ou annonciateur de je ne sais quel danger, ou si quelque autre chose
de ce genre se produit, il est nécessaire que l'âme du sage, elle aussi, soit
quelque peu émue et serrée et terrifiée, non pas qu'il juge qu'il y a là
quelque mal, mais en vertu de mouvements rapides et involontaires, qui
devancent la tâche propre de l'esprit et de la raison.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4) Rappel intéressant, à cette différence près que Diogène et Cratès
accusent alors que Mirabeau se disculpe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8) Je ne pense pas qu'il y ait dans le cynisme antique l'expérience de la
solitude comme souffrance. La lecture de Cioran me paraît tourner l'anecdote
dans un sens psychologiste. Que Diogène soit seul (sage), est un fait qui
accuse tous les autres sans s'accompagner d'une douleur du solitaire. Merci en
tout cas de m'avoir fait connaître ces lignes de Cioran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10) Si l'on suit la Métaphysique de l'amour, il me semble que si le
narrateur s'accouple avec une servante de cabaret, cela correspond à un tout
autre but de la Nature que s'il attend des années pour féconder Clarisse, le
désir ayant une raison métaphysique que celui qui désire ne connaît pas (j'ai
bien dit: raison métaphysique et non raison psychanalytique, il en va
d'ailleurs de la finalité du Tout à n'importe quel frottement de ventres).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à Marc-Aurèle, certes il n'a touché ni à Théodote ni à Benedicta (sans
doute des esclaves selon la note de Goldschmidt in Pléiade), mais il a eu quand
même assez d'enfants pour donner prise à l'interprétation de Chamfort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour terminer, je maintiens l'idée que la référence à la nature est ici plus
proche de Kant que de Schopenhauer, à cause de l'opposition entre les bonnes
raisons de la raison et le fait brut du désir naturel.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Digressions estivales (3): à la lumière de Chamfort (&quot;Maximes et pensées&quot; Folio classique), dix réflexions sur la philosophie antique - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/08/03/Digressions-estivales-3%3A-a-la-lumiere-de-Chamfort-Maximes-et-pensees-Folio-classique-dix-reflexions-sur-la-philosophie-antique%3A#c1957143</link>
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    <pubDate>Mon, 06 Aug 2007 23:38:31 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;1/ Spontanément j’opposerai : les Cyniques et les pyrrhonniques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ « Du commencement à la fin c’est la répétition du même drame, avec
d’autres personnages et sous des costumes différents. (…) celui qui a lu
Hérodote a assez étudié d’histoire pour en faire la philosophie, car il y
trouve déjà tout ce qui constitue l’histoire postérieure du monde »&lt;br /&gt;
Schopi (le monde comme… III 38)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thucydide au début de son histoire reprend la même idée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Qui a vu le présent a tout vu » (Manuel épictète ?)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/&lt;br /&gt;
La représentation « compréhensive » dénude la réalité, il s’agit pour le
philosophe stoicien de n’accepter aucune image qui ne soit « objective ». Par
exemple, les fantaisies objectives (phantasia kataléptiké) de Marc Aurèle : «
L’amour ? « Secouer une femme par le bassin, voir se cailler la cellulite et
raconter des rêves pisseux entre deux frottements de ventre... » (VI 13)&lt;br /&gt;
Ainsi, je chipote, mais je ne dirai pas que le stoicien « maîtrise » ses
représentations « adéquates » (Rectitude du discours intérieur face aux images
tâchées de jugements de valeur.) D’ailleurs le philosophe stoicien peut chier
dans son froc, tant qu’il n’y donne pas son assentiment. (cf Aulu Gelle XIX, 1,
14)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ « ce qui trouble les hommes ce ne sont pas les choses mais leurs
jugements sur les choses ». Epictète, Manuel, §5&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ La maxime se rapporte à une affaire judiciaire. Ainsi je rapprocherai
aussi l’anecdote d’un trait cynique en relation avec une affaire judiciaire.
Celle(s) où le cynique prend des coups et exhibe les hématomes pour obtenir
gain de cause (DL VI-33 VI-89). La peau marbrée par les coups et la gueule
grotesque de Mirabeau font figures de preuves…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8/&lt;br /&gt;
« Si l’homme ne savait conférer un délire voluptueux à la solitude – depuis
longtemps, l’obscurité aurait pris feu (…) Ce n’est point par extravagance, ni
par cynisme, que Diogène se promène avec une lanterne en plein jour, pour
trouver un homme. Nous savons trop bien que dans la solitude. » (Cioran p. 352
du quarto)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Le cynisme de l’extrême solitude est un calvaire qu’atténue l’insolence. »
(p. 756)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10/&lt;br /&gt;
« Ne cherche pas à ce qui arrive, arrive comme tu le veux, mais veuille que ce
qui arrive, arrive comme il arrive, et tu seras heureux. » Manuel&lt;br /&gt;
Suivre la Nature…&lt;br /&gt;
N’est-ce pas ? Métaphysique de l’amour à la Schopenhauer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, je trouve l’exemple de Marc-Aurèle plutôt mal choisi. En effet,
si l’on s’en tient au livre I des pensées, il avoue ne pas avoir touché à
Benedicta et Théodote. Pour ce qui est de sa femme, Faustine… 13 gosses qui ne
sont sans doute pas tous de sa semence qu’il endura avec la joie du stoïcisme
qu’on lui connait.&lt;/p&gt;</description>
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