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  <title>Les philosophes antiques à notre secours - Dispute entre le premier des Socratiques et le premier des Cyniques.  - Commentaires</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 26 Aug 2008 14:56:11 +0200</pubDate>
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    <title>Dispute entre le premier des Socratiques et le premier des Cyniques. - Nicotinamide</title>
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    <pubDate>Wed, 08 Mar 2006 22:18:19 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Antisthène s’est beaucoup préoccupé de la signification des noms car il pensait que : « l’examen des noms est le principe de l’éducation philosophique. » (Epictète). La recherche philosophique consistait donc pour lui à analyser les concepts moraux et le sens des mots (dans un but éthique bien entendu). Le cynique tend à s’arracher du bavardage conventionnel et des discours  équivoques pour déterminer un sens univoque aux paroles. Une fois que le sens d’un mot a été fixé, les confusions ne sont plus possibles. L’attitude est socratique. En effet, les dialogues platoniciens évoquent toujours un Socrate qui s’interroge sur le sens d’un mot : qu’est-ce que le pieux ? Qu’est-ce que le courage, qu’est-ce que le beau, l’amitié, la vertu… Antisthène exclut dans cette approche les notions de vrai et faux (influence des éléates et des sophistes) car dire quelque chose correspond à dire ce qui est (ou du moins dire quelque chose qui a une signification même si celle-ci est inadéquate). Antisthène cherche juste à ce que ses définitions face corps avec les choses, que ses définitions soient les choses s’exprimant… C’est pourquoi, je ne crois pas qu’Antisthène s’enferme dans la tautologie comme le mégarique. D’un autre côté, lorsque Plutarque rapporte : &lt;br /&gt;
« Qu'y a il laid sinon ce qui le semble?&lt;br /&gt;
Antisthène les apaisa sur le champ en leur jetant à l'encontre cet autre vers :&lt;br /&gt;
Le laid est laid, quoi qu'il le semble ou non. » (Œuvres morales, traduction Amyot)&lt;br /&gt;
il semble difficile de nier qu'Antisthène donne au philosophe un accès à la vérité alors que le vulgaire nage dans l’opinion vague. (cf Dion Chrysostome, LIII (36) 4-5&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon résumé de la théorie platonicienne était floue. Je voulais simplement dire que le sathon devait s’inscrire dans une lutte contre les théories de Platon en mettant en doute l’existence de l’universel.&lt;/p&gt;</description>
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    <title>Dispute entre le premier des Socratiques et le premier des Cyniques. - philalethe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/03/05/246-dispute-entre-le-premier-des-socratiques-et-le-premier-des-cyniques#c404656</link>
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    <pubDate>Wed, 08 Mar 2006 17:52:19 +0000</pubDate>
    <dc:creator>philalethe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Oui, vous avez raison de rattacher Antisthène à la sophistique; il a été lui-même l'élève de Gorgias.&lt;br /&gt;
Pouvez-vous, sinon, clarifier la distinction discours adéquat/discours vrai ?&lt;br /&gt;
En revanche je ne comprends pas ce que vous voulez dire quand vous écrivez que pour Platon le réel ce sont les ombres de la Caverne. Non, ces ombres sont des images d' images des Formes (qui sont le Réel), j'ai bien écrit images d'images.&lt;/p&gt;</description>
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    <title>Dispute entre le premier des Socratiques et le premier des Cyniques. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/03/05/246-dispute-entre-le-premier-des-socratiques-et-le-premier-des-cyniques#c404653</link>
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    <pubDate>Tue, 07 Mar 2006 23:05:03 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Les voix qui traversent cette dispute me semblent multiples et contradictoires. En effet, la contradiction impossible et les essences introuvables ne relèvent pas seulement d’Antisthène. « Protagoras fut le premier à proposer l’argument d’Antisthène, qui essaye de démontrer qu’il n’est pas possible de contredire », puis Diogène Laërce ajoute, comme le dit Platon dans l’Euthydème » (DL IX 53)  Parménide soutenait aussi que le faux n’existe pas… Par contre, en ce qui concerne Antisthène, je crois qu’il ne faudrait pas interprété ce qui nous reste en terme de discours vrai opposé à un discours faux impossible. Pourquoi ne pas envisagé un discours adéquat, où les interlocuteurs se sont mis d’accord sur une définition (aucune contradiction possible) face à un discours inadéquat où les deux interlocuteurs ne parlent pas de la même chose (contradiction apparente) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sathon vise à réduire à néant la théorie platonicienne de l’Idée. Mais Antisthène n’est pas le seul.  « Comme Stilpon était très habile en éristique, il rejetait même les idées. Il allait jusqu’à dire que quand on dit homme, on ne dit personne car on ne dit ni cet homme-ci ni cet homme là. » DL II 119. Pour Platon les mots montrent l’essence (Cratyle), le réel c’est les ombres caverneuses, l’Idée possède une force ontologique. Antisthène s’inspire de Gorgias, pour dire au contraire qu’une Idée n’est qu’une représentation mentale qu’elle n’a aucune réalité, que rien ne leur correspond dans le monde. La démarche cynique correspond à établir un lien étroit entre le mot et la chose (la parole et l’acte).   &lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description>
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