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  <title>Les philosophes antiques à notre secours - Les morts plates de Platon.  - Commentaires</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 16 Nov 2008 22:12:56 +0100</pubDate>
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    <title>Les morts plates de Platon. - philalethe</title>
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    <pubDate>Wed, 15 Mar 2006 23:28:59 +0000</pubDate>
    <dc:creator>philalethe</dc:creator>
    
    <description>Merci beaucoup pour tous ces compléments.</description>
  </item>
      
    
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    <title>Les morts plates de Platon. - Nicotinamide</title>
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    <pubDate>Wed, 15 Mar 2006 22:39:36 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Foucault proclama une série de conférence dans une université américaine (Discourse and truth, voir site Foucault info). Je me suis appuyé sur ce passage : « Someone is said to use parrhesia and merits consideration as a parrhesiastes only if there is a risk or danger for him or her in telling the truth. (…) However, when a philosopher addresses himself to a sovereign, to a tyrant, and tells him that his tyranny is disturbing and unpleasant because tyranny is incompatible with justice, then the philosopher speaks the truth, believes he is speaking the truth, and, more than that, also takes a risk (since the tyrant may become angry, may punish him, may exile him, may kill him). And that was exactly Plato's situation with Dionysius in Syracuse -concerning which there are very interesting references in Plato's Seventh Letter, and also in The Life of Dion by Plutarch.&lt;br /&gt;
So you see, the parrhesiastes is someone who takes a risk. Of course, this risk is not always a risk of life. When, for example, you see a friend doing something wrong and you risk incurring his anger by telling him he is wrong, you are acting as a parrhesiastes. In such a case, you do not risk your life, but you may hurt him by your remarks, and your friendship may consequently suffer for it. If, in a political debate, an orator risks losing his popularity because his opinions are contrary to the majority's opinion, or his opinions may usher in a political scandal, he uses parrhesia. Parrhesia, then, is linked to courage in the face of danger: it demands the courage to speak the truth in spite of some danger. And in its extreme form, telling the truth takes place in the &amp;quot;game&amp;quot; of life or death.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même si la mise en esclavage de Platon est une fiction, on ne peut pas nier que les rapports entre un philosophe et un tyran sont toujours en équilibre sur la soumission ou l’indignation.&lt;br /&gt;
Dans l’un de ses cours au collège de France, il traite aussi des lettres II et VII pour montrer que Platon conçoit la philosophie comme une cohabitation, un vivre avec. Par exemple, il ne saurait y avoir de manuel : « Il n'y a pas d'ouvrage de Platon, et il n'y aura pas d'ouvrage de Platon. » (Lettre II).  Plus loin, (série de conférence aux USA), Foucault analyse des dialogues, l’apologie, l’alcibiade mais surtout le lachès. Du lachès, il dégage un Platon qui à travers ses personnages défend une pratique de la vérité qui soit en même temps une pratique de soi. &lt;br /&gt;
L’attitude est socratique, voilà peut-être pourquoi j’y ai vu un moment cynique de Platon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne Diogène le sophiste, je tire l’anecdote de l’histoire romaine de Dion Cassius. Il existe des traductions françaises mais je n’ai pu accéder qu’à une traduction anglaise. Je recopie le paragraphe :&lt;br /&gt;
« Berenice was at the very height of her power and consequently came to Rome with her broter Agrippa. The latter was given the rank of praetor, while she  dwelt in the palace, cohabiting with Titus. She expected to marry him and was already behaving in every respect as if she were his wife ; but when he perceived that the romains were displeased with the situation, he sent her away. For, in addition to all the other talk that there was, certain sophists of the Cynic school managed somehow to slip into the city at this time, too ; and first Diogenes, entering the teatre when i twas full, denounced the pair in a long, abusvie speech, for which he was flogged ; and after him Heras, expecting no harsher punischement, gave vent to many senseless yelpings in true Cynic fashion, and for this was beheaded. » Epitome of book LXV, 15, 4-5, Dio’s roman history&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Je n’ai pas traduit l’anglais car je suppose que votre lecture sera toujours meilleure que ma traduction)&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Les morts plates de Platon. - philalethe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/03/14/249-les-morts-plates-de-platon#c404663</link>
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    <pubDate>Wed, 15 Mar 2006 07:48:59 +0000</pubDate>
    <dc:creator>philalethe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je ne sais pas sur quoi Foucault se fondait pour justifier les propos que vous lui attribuez concernant Platon et Denys le Jeune. D'après la lettre VII, la démarche platonicienne n'a rien de cynique, elle est bien plutôt extrêmement diplomatique. Quant à son prétendu esclavage, c'est une légende, d'après Luc Brisson&lt;br /&gt;
Sinon, pouvez-vous me donner votre source à propos de celui que vous appelez Diogène le sophiste ?&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Les morts plates de Platon. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2006/03/14/249-les-morts-plates-de-platon#c404662</link>
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    <pubDate>Tue, 14 Mar 2006 21:33:18 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Foucault dans l’un de ses cours sur la parrhêsia commente des lettres de Platon : « Platon n'a jamais accepté d'écrire aucun cours sur la philosophie. » Il explique que Platon voyait la philosophie comme une pratique de soi sur soi. D'après ces lettres, continue-t-il, Platon privilégie la construction d'un rapport continu à la philosophie sous la forme non d'un apprentissage ou d'une transmission, mais d'un « vivre avec ».&lt;br /&gt;
Ailleurs, Foucault évoque le moment où Platon exprime son mépris de la tyrannie à la gueule de Denys de Syracuse. Par ce geste, Platon déplie ce qui compose la franche chiennerie : rapport à soi organisé par l'amour de la liberté, obligation de dire-vrai, interrogation de toute forme de pouvoir ou d'assujettissement. Par cette parole, Platon se risque, il sait que le tyran sicilien peut sanctionner, mais il se met en danger pour manifester une vérité et une relation à soi tissée par la liberté. Ce franc-parler agace Denys qui le condamne à l'esclavage. A-t-il aussi reçu le fouet sur les fesses ? Je crois volontiers Montaigne quand il écrit que « Pythagore a suivi une philosophie toute en contemplation, Socrate toute en mœurs et en action ; le vrai tempérament se trouve en Socrate, et Platon est bien plus Socratique que Pythagorique, et lui sied mieux. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce que Platon viendrait à déranger ? L’attitude sicilienne de Platon se compare à l’arrogance de Diogène. Je ne vais pas venir avec le soleil. Je veux parler de Diogène, non pas celui de Sinope, mais l’autre. Diogène le sophiste débarqua dans un théâtre rempli de tête dont celles de Titus et de Bérénice. Il l'insulta de toute sa gorge. Il lui cria sans doute de se foutre au cul les lois (interdiction d'épouser une étrangère) pour vivre Bérénice. Une critique cynique ne jaillit que dans l'affront envers une forme de pouvoir ou de supériorité. Comme Platon en Sicile, Diogène le sophiste se risque, il se mit en « danger de mort ». Titus rétorqua :&lt;br /&gt;
« - Diogène, me foutre au cul les lois, dis-tu... le public retint son souffle car il se souvenait que 6 mois plus tard, le philosophe cynique Héras perdit sa tête pour un comportement identique... Bourreau ! cria Titus : 50 coups de fouet sur son derrière... »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi Platon et les cyniques ne se sont pas seulement rejoints dans la mort&lt;/p&gt;</description>
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