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  <title>Les philosophes antiques à notre secours - Archytas: un mot plus fort que lui.  - Commentaires</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 07 Sep 2008 15:42:01 +0200</pubDate>
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    <item>
    <title>Archytas: un mot plus fort que lui. - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/03/01/Archytas%3A-un-mot-plus-fort-que-lui2#c705796</link>
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    <pubDate>Fri, 23 Mar 2007 18:38:13 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Cher Jean Centini,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci beaucoup de continuer à donner du relief à cette minuscule anecdote
qui, de ce fait ,mérite de plus en plus la peine qu'on prend à l'élucider
!&lt;br /&gt;
Vous ayant déjà dit dans quel esprit j'ai mobilisé Freud, je ne veux en aucune
manière défendre cette interprétation, d' autant plus que je suis porté à
penser que la diffusion de la psychanalyse a fait beaucoup de dégâts et qu'elle
est le cache-misère de certaines pensées confuses et paresseuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis en revanche sensible aux deux nouvelles interprétations que vous me
communiquez. Vous tenez à préserver la maîtrise de soi d' Archytas et donc vous
l'imaginez face à un dilemme ou à un conflit d'allégeances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas si l'idée de dilemme est compatible avec la représentation
qu'il devait avoir du Bien; n'implique-t-elle pas soit une conception
pluraliste du Bien soit, à l'intérieur d'une même éthique, des principes qui
s'excluent ? Or, l'un et l'autre sont-ils pensables pour un Grec ancien, qu'il
soit pythagoricien ou autre ? J'ai des doutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez raison en tout cas de souligner qu'il y a beaucoup d'autres
interprétations possibles, par exemple, Archytas aurait dû fidèlement rapporter
à un tiers les paroles d'autrui...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant la fréquentation des enfants, elle pourrait être lue à la lumière
de l'ostentation héraclitéenne à &amp;quot;jouer les enfants contre les adultes&amp;quot;, ce qui
n'empêcherait pas à une autre occasion de traiter les adultes d'enfants, les
deux attitudes n'étant contradictoires qu'en apparence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Permettez-moi maintenant de vous poser une question de béotien: quant à la
guerre du Péloponnèse, en est-on vraiment réduit, comme vous le dites, aux
textes ? L'archéologie ou l'épigraphie sont-elles donc silencieuses ?&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Archytas: un mot plus fort que lui. - jean centini</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/03/01/Archytas%3A-un-mot-plus-fort-que-lui2#c704389</link>
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    <pubDate>Fri, 23 Mar 2007 14:40:58 +0100</pubDate>
    <dc:creator>jean centini</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Cher Philalèthe,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est avec beaucoup de retard que je vous réponds. Je vous prie de bien
vouloir m’en excuser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1/ Pour en revenir aux points précédemment évoqués, toute la difficulté de
cette petite anecdote réside dans ces quelques expressions de la traduction
Dumont (Pléiade) par vous utilisée :&lt;br /&gt;
- “il se trouvait dans la nécessité de recourir à l’un de ces mots
incorrects”,&lt;br /&gt;
- “comme il refusait de s’avouer vaincu”,&lt;br /&gt;
- “forcé de dire.”&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pensez qu’ “il a le désir pressant d’employer le gros mot” et qu’ “il
n’est pas dans une position neutre”. Bref le mot incorrect pousse en lui, pulse
en lui, jusqu’à ce qu’il s’extériorise. Archytas ne se résout pas à laisser
ainsi le mot sourdre. Il lutte contre cette pulsion et finit par la dévier : le
mot inconvenant sera écrit au lieu d’être dit. “Ce qui ne peut pas sortir par
la bouche se manifeste par un autre organe”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement, dans cette lecture là, bien qu’anachronique, l’analogie avec
la psychanalyse vient à l’esprit de l’homme d’aujourd’hui. Plus d’ailleurs par
un fait de civilisation, par un automatisme culturel, par “idéologie”, que par
suite d’une adhésion réfléchie à cette doctrine. Indépendamment de la valeur de
ses théories, le freudisme est solidement implanté dans notre horizon culturel.
Il est ce à quoi nous pensons en premier dès que semble se manifester de
l’activité psychique non consciente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais précisément je n’arrive pas à me persuader que ce soit bien là le
sujet. Est-il donc certain que ce soit une pulsion intérieure qui mette
Archytas “dans la nécessité de recourir” à ce gros mot ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour moi, le document ne permet pas d’exclure une multitude d’autres
hypothèses. Par exemple celle d’un Archytas plutôt maître de lui-même, se
heurtant à un interdit pythagoricien. Ou bien celle d’un Archytas, se
maîtrisant tout autant, et qui, au cours d’une démonstration, serait confronté
à la&lt;br /&gt;
contradiction entre deux exigences traditionnelles de la philosophie grecque :
penser vrai et donc, à l’occasion, appeler un chat un chat / tendre vers la
sagesse dans la pratique de la vie (soit, dans ce cas précis, savoir “en toutes
choses se montrer modéré”). Mais il doit y en avoir beaucoup d’autres tout
aussi plausibles ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, je n’ai que des doutes à vous proposer...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 bis/ D'ailleurs mes doutes ont redoublé depuis mon précédent commentaire.
Par acquis de conscience, j’ai,,en effet, consulté deux autres versions du
texte. Selon moi, elles ne permettent pas d’aller plus avant dans la
compréhension du document. Vous pourrez en juger par vous-même :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A/ Élien : Histoires diverses, traduites du grec, avec le texte en regard et
des notes par M. Dacier, Paris, de l'Imprimeried'Auguste Delalain, 1827. (et
disponible sur le net)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“(XIV, 19.) De la décence des discours d'Archytas.&lt;br /&gt;
ARCHYTAS, dont la modestie s'étendait à tous la objets, évitait surtout les
termes qui auraient pu blesser la pudeur. Quand par hasard il se trouvait forcé
de prononcer quelque mot indécent, il ne cédait point à la nécessité de la
circonstance; il n'articulait point ce terme, il le traçait sur le mur;
montrant ainsi ce qu'il ne pouvait taire, mais éludant l'obligation de le
dire.”&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B/ Et surtout : Élien : Histoire variée, traduit et commenté par Alessandra
Lukinovich et Anne-France Morand, Paris, Les Belles Lettres, 2004 (2° tirage)
:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“Archytas était réservé à bien des égards et se gardait en particulier de
toute indécence verbale. Comme un jour il était contraint de dire un mot
inconvenant, il n’abdiqua pas mais évita de le prononcer en l’écrivant sur le
mur. Il explicita ainsi ce qu’il était contraint d’exprimer, sans toutefois
être forcé de le dire.”&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi donc je suspends mon jugement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien sûr, vous pourriez toujours trouver que je m’arrête trop vite en
chemin. Les sources n’ont peut-être pas dit leur dernier mot. On pourrait
encore s’intéresser au texte grec lui-même et à la façon dont il a été établi.
Mais&lt;br /&gt;
je ne suis pas spécialiste de philologie. Et puis, entre nous, cher Philalethe,
cette petite anecdote en vaut-elle vraiment la peine ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Sur l’Archytas d’Élien, je suis bien d’accord avec vous : les deux textes
évoqués ne sont pas directement contradictoires et rien n’indique qu’Archytas
ait dit des paroles inconvenantes à ces enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je trouve juste un peu curieux cette juxtaposition entre un Archytas
soucieux de rigueur dans ses paroles et un autre Archytas qui plaisante et
s’amuse. (L’édition Diels/Dumont contient d’ailleurs quelques bribes d’autres
auteurs relatives au second Archytas. Aristote lui attribue même l’invention de
la crécelle pour amuser les marmots.) Ce n’est pas la même “tension”. Je ne
vois pas comment on passe d’un Archytas à l’autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait habile, certes, de tenter de jeter un pont entre les deux
positions par la médiation de cet autre extrait (X, 12) : “Archytas disait :
“il est aussi difficile de trouver un poisson sans arrêtes qu’un homme qui
n’ait point de perfidie ni d’épine.” (trad. Lukinovich et Morand ) / “On
trouverait aussitôt un poisson sans arrêtes, qu'un homme sans fraude et sans
malice” (trad. Dacier).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, pour tout vous avouer, je doute fort que le livre d’Élien, ce fatras,
cet agrégat inconstitué d’anecdotes désunies, permette de reconstituer une
image cohérente de qui que ce soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Je suis vous remercie de vos explications détaillées sur le sens de vos
billets. Elles lèvent la plupart des questions qui souvent me sont venues à
l’esprit en vous lisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas plus que vous je ne crois à la possibilité de retrouver le “vrai”
Archytas ou le “vrai” Empédocle. Faute de documents, il nous est désormais
impossible de détacher la plupart des philosophes antiques de ce que la
tradition nous en dit. Il faut nous résigner à ne jamais connaître le Socrate
“de l’histoire” , mais seulement celui de Platon ou de celui de Xénophon.
D’ailleurs le problème ne concerne pas que les sources philosophiques : que
savons-nous de la guerre du Péloponnèse en dehors de Thucydide et de Xénophon
?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule chose qui vaille c’est de tenter, comme vous le faites, de
restituer un peu des styles de vie et des attitudes philosophiques qui
transparaissent dans les sources même s’il faut rester lucide sur les limites
d’une telle entreprise, même si&lt;br /&gt;
souvent cela nous amène - comme pour cette petite anecdote - à des
tentatives&lt;br /&gt;
de reconstitution très différentes les unes des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien à vous.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Archytas: un mot plus fort que lui. - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/03/01/Archytas%3A-un-mot-plus-fort-que-lui2#c572409</link>
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    <pubDate>Tue, 13 Mar 2007 17:24:28 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;A Jean Centini: Merci d’abord pour vos encouragements et votre riche
contribution !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je répondrai en suivant votre ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) Certes le mot incorrect aurait sans doute pu être remplacé par une
définition vraie qui n’aurait alors plus rien eu d’injurieux. Mais précisément
c’est l’injure qu’Archytas est forcé de dire. Il a le désir pressant d’employer
un gros mot, il n’est pas dans la position neutre de celui qui doit traduire un
gros mot, venu en somme d’ailleurs, par une expression correcte. En plus, à
supposer qu’Archytas ait eu le flemme nécessaire à cette traduction in
extremis, il n’aurait eu aucune raison de la dire, dans la mesure où ce qu’il
veut, c’est dire un gros mot. Or, il ne suffit pas d’ajouter l’intention de
dire un gros mot à la formulation de l’expression correcte qui s’y substitue
pour que cette dernière reste un gros mot. Le sens de ce qu’on dit n’est pas
dans une intention intérieure qui accompagne les sons qu’on prononce mais dans
l’usage de ces mots dans le cadre d’un certain jeu de langage et d’une certaine
forme de vie. Inversement, si je traite quelqu’un de salaud avec l’intention de
ne pas l’injurier, cela reste une injure…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Le texte d’Elien que vous citez ne me paraît ni en accord ni en désaccord
avec le texte dont je suis parti. Car il ne suggère pas que les paroles dites
aux enfants et aux esclaves n’étaient pas convenables et donc je ne suis pas
porté à penser que la médiocre retenue dont Archytas fait preuve dans le texte
de départ est abandonnée dans le texte que vous citez. Je vois dans ce texte
(hors contexte) possiblement l’illustration suivante : Archytas est un maître
humain et simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez bien raison en tout cas de mettre en évidence qu’aucun portrait
définitif ne peut être fait à partir de quelques anecdotes. Quand j’en isole
une parmi tant d’autres, ce n’est pas parce qu’elle m’apparaît éclairante
concernant Archytas ; c’est parce que je la juge lisible, interprétable (d’une
ou de plusieurs manières, qui ne se valent d’ailleurs pas forcément cf infra).
J’essaye d’y identifier un style de vie, comme si, spectateur d’une scène
théâtrale, je l’interprétais comme une doctrine mise en image. Qu’une chose
soit claire: je n’ai ni les moyens ni la volonté d’éclairer l’identité réelle
de qui que ce soit. Je vois souvent dans ces représentations de philosophes des
scénettes où je les identifie à des comédiens de leur propre idéal.&lt;br /&gt;
Je fais attention en revanche à être exact dans la reconstitution de cet
idéal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) C’est une excellente piste que vous donnez là ; le mot inconvenant est
peut-être un mot interdit par le maître. Cela renforce encore plus mon portrait
d’Archytas en philosophe imparfait. Il ne serait même pas capable d’être à la
hauteur de ce qui lui tient peut-être le plus à cœur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4) Concernant l’interprétation psychanalytique, je croyais qu’on
comprendrait qu’elle était intentionnellement sauvage. Un peu comme si un
metteur en scène, amoureux de Freud, récupérait cette scénette en la défigurant
violemment au mépris de tout sens historique. Parmi les historiens renommés, il
me semble que Paul Veyne, malgré tout le respect que je lui dois, fait un peu
cela quelquefois. Quand on n’y croit pas, c’est divertissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à la psychologie pythagoricienne, je ne vous cache pas que je la
trouve passablement embrouillée...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5) Merci d’attirer mon attention sur la Stanford Encyclopedia qui est en
effet d’une richesse époustouflante. J’ai bien conscience que je médite sur des
textes dont l’identité philologique, fort incertaine aux yeux des érudits,
n’est claire et indubitable que pour le béotien que je suis. Tenir pour parole
d’Evangile des textes qui en partie ne sont que ce qu’ils sont que grâce à des
reconstitutions philologiques qui ne peuvent pas ne pas être débarrassées de
tout arbitraire est peut-être un peu ridicule. Richard Goulet en personne m’a
averti de l’extrême difficulté de justifier totalement les décisions qu’un
philologue traducteur doit prendre face à des textes altérés, aux versions
multiples (c’est du moins ainsi que je l’ai compris). Mais enfin, que faire ?
C’est dans cet état que nous sont parvenus les œuvres des Anciens…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à l’entreglose, vous avez sans doute raison, mais peu m’importe à vrai
dire, ce que je veux souvent faire apparaître, ce sont des possibilités de vie
dont ces textes et les « sketchs » qu’ils contiennent me livrent d’imparfaites
esquisses, que je trahis à coup sûr en les perfectionnant. Mais je m’attache
peut-être moins à la source qu’à ce que j’en fais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne dirais tout de même pas que c'est un roman que j'écris au fil de ces
billets mais il se peut que je ne sois guère lucide !&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Archytas: un mot plus fort que lui. - jean centini</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/03/01/Archytas%3A-un-mot-plus-fort-que-lui2#c567373</link>
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    <pubDate>Tue, 13 Mar 2007 09:16:25 +0100</pubDate>
    <dc:creator>jean centini</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Cher Philalèthe, vos “propos” se lisent avec toujours autant de plaisir et
d’intérêt. Permettez moi quelques remarques et suggestions en vrac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1/ Le texte d’Élien ne connaît que trois alternatives :&lt;br /&gt;
- se garder prononcer des mots inconvenants&lt;br /&gt;
- les prononcer&lt;br /&gt;
- un moindre mal : les écrire sans les prononcer&lt;br /&gt;
La périphrase, le synonyme, ..., bref le détour linguistique, ne sont-ils donc
pas possibles ? Seraient-ils aussi inconvenants que le mot lui-même ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(À noter que l’édition Diels donne aussi un texte d’Aristote (Métaphysique,
H, II, 1043 a 19) où l’on voit Archytas s’occuper de logique et de définition
des choses. Si, par un détour linguistique, on est capable de définir l’absence
de vent comme “le repos dans une masse d’air”, pourquoi ne peut on pas utiliser
un procédé équivalent pour donner, à la place d’une chose inconvenante, sa
définition ?)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Élien consacre deux textes à Archytas. Quel rapport donc entre l’anecdote
que vous citez et le passage suivant où l’on voit le même Archytas prendre du
plaisir à “plaisanter” avec des enfants ?&lt;br /&gt;
“Arcytas (...) qui avait de nombreux serviteurs, se plaisait beaucoup à jouer
avec leurs enfants et à plaisanter avec les esclaves nés chez lui; mais c’est
surtout à l’occasion de festins qu’il aimait à se divertir en leur compagnie.”
(Histoires variées, XII, 15)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est-il vraiment cohérent ? Sommes nous bien dans la même attitude
philosophique face au langage ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;À l'aide de trois anecdotes on peut faire le portrait d'un homme&amp;quot; prétend
le jeune Nietzsche (La naissance de la philosophie à l'époque de la tragédie
grecque). Dommage que ça ne marche pas pour l'Archytas d'Élien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Le geste d’Archytas n’aurait-il pas quelque chose à voir avec les
fameux&lt;br /&gt;
interdits instaurés par son maître ? En tout cas, Pythagore lui-même
s’abstenait de certaines paroles (Diogène Laërce ; VIII, 20) et demandait à ses
disciples de ne pas parler dans un état de colère (24).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Je ne peux pas vous suivre dans votre rapprochement avec la psychanalyse.
Loin d’éclairer le texte, cette anachronique analogie l’obscurcit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les théories grecques sur la nature de l’âme, sur ses parties et autres
attelages boiteux platoniciens sont si loin de nous ! Il est déjà difficile de
tenter de les saisir par elles-mêmes ! La toile est assez barbouillée comme
cela sans la recouvrir encore d’une couche de vernis freudien ! Par exemple,
quand je mets bout à bout toutes les affirmations relatives aux “âmes”
contenues&lt;br /&gt;
dans Diogène Laerce, VIII, 30-32, je vous avoue avoir le plus grand mal à me
faire une idée cohérente de la doctrine des pythagoriciens sur ce point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tentons néanmoins l’expérience. En restant dans un cadre
conceptuel&lt;br /&gt;
aussi strictement pythagoricien que possible (et donc sans y chercher une
préfiguration de quoi que ce soit d’autre), demandons nous quelle(s) partie(s)
de l’âme d’Archytas est/sont à l’oeuvre dans son acte. Conscience ? Esprit
?&lt;br /&gt;
Principevital ? “Nous” ? “Phrenes” ? “Thumos” ? (Diogène Laerce ; VIII,
30)&lt;br /&gt;
Pour moi , une seule certitude : La décision finale a bien été prise au
plus&lt;br /&gt;
haut niveau, par “le principe de commandement”, qui s’étend entre le cœur et le
cerveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Enfin je me permets de vous signaler que, sur internet, la Stanford
Encyclopedia of Philosophy (une mine !) consacre plusieurs articles de fond aux
pythagoriciens. On peut notamment y lire, dans l’article Archytas, - horresco
referens ! - : “More pages of text have been preserved in Archytas' name than
in the name of any other Pythagorean. Unfortunately the vast majority of
this&lt;br /&gt;
material is rightly regarded as spurious. The same is true of the Pythagorean
tradition in general; the vast majority of texts which purport to be by early
Pythagoreans are, in fact, later forgeries.”...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne ferions-nous donc que nous entregloser et qui plus est à partir de
sources&lt;br /&gt;
douteuses ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien à vous.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Archytas: un mot plus fort que lui. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/03/01/Archytas%3A-un-mot-plus-fort-que-lui2#c503591</link>
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    <pubDate>Mon, 05 Mar 2007 11:10:30 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;En quelques lignes, difficile de ne pas tracer des impressions, des
implicatures... Pour éviter de fausser, je choisis pourtant des verbes neutres
: Chrysippe décrit... Chrisippe ne rejette pas... Je ne voulais pas laisser
croire qu'il incite à violer sa grand-mère. Je suis d'accord avec vous sur le
point que vous mentionnez. Par contre je maintiens qu'ils (Zénon, Chrysippe)
jusitfient les chienneries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Dans son ouvrage sur le convenable, Chrysippe, à propos de la sépulture des
parents, dit : &amp;quot;lorsque nos parents sont décédés, il faut utiliser les
sépultures les plus simples, parce que lecorps à l'instar des ongles, des dents
et des cheveux n'est rien pour nous et que nous avons nul besoin de lui
accorder tant de soin et de considération. C'est pourquoi, si les viandes sont
utiles, les hommes s'en serviront pour se nourrir, de même qu'il leur
appartient de faire usage des parties de leur propre corps.(cf DL VII 108,
s'estropier est un devoir qui dépend des circonstances)&amp;quot;&lt;br /&gt;
(Sextus, Hyp pyr)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manger ses morts peut être utile... ou opportun :&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le sage mangera aussi des chairs humaines selon les circonstances&amp;quot;&lt;br /&gt;
(DL. VII 121)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je recopie en entier cette fois-ci le passage sur les républiques
scandaleuses de nos philosophes...&lt;br /&gt;
Philodème de Gardara, De stoicis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Il plaît à ces saints hommes de revêtir la façon de vivre des chiens,
d'utiliser les mots dans leur nudité, sans les atténuer, et de les utiliser
tous, de se masturber en public, de revêtir un manteau double, d'abuser des
mâles qui sont l'objet de leur amour et, si ceux-ci ne sont pas prêts à céder
avec empressement à leurs avances, de les contraindre par la violence (. ..)
[II leur plaît que] les enfants soient communs à tous (. ..) [II leur plaît de]
s'unir à leurs soeurs, leurs mères, aux gens de leur famille, à leurs frères et
à leurs fils, de ne s'abstenir d'aucune partie pour l'accouplement, dût-on user
de violence contre quelqu'un. [II leur plaît] que les femmes s'avancent vers
les hommes, puis qu'elles les attirent en usant de toute leur habileté afin
qu'ils s'unissent à elles et, si elles ne trouvent personne, qu'elles achètent
sur la place les hommes prêts à leur rendre ce service; [il leur plaît] de
s'unir au hasard des rencontres à tous et à toutes; [il leur plaît] que les
hommes mariés aient commerce avec leurs propres servantes, que les femmes
mariées partent avec les partenaires de leur choix, après avoir abandonné leurs
maris; que les femmes portent le même vêtement que les hommes, qu'elles
participent aux mêmes activités qu'eux et qu'il n'y ait point entre eux la
moindre différence; la course encore et les exercices physiques (...) qu'elles
soient nues, qu'elles se débarrassent de tout au vu de tous et qu'elles
s'exercent avec les hommes; qu'aucune partie (de leur corps) ne soit cachée
(...) ceux qui meurent, que dans la plupart des cas ils les mangent lors d'un
banquet pris en commun et (...) à vrai dire, qu'il n'y ait pas de différence et
que ne... pas... sans sépulture (...) Il faut que les hommes tuent leurs pères
et il faut estimer que parmi celles que nous connaissons aucune cité n'en est
une ni aucune loi; penser que tous les hommes sans exception sont des petits
enfants et qu'ils sont frappés de folie, au point même d'en tomber malades
(...), estimer que les amis sont hypocrites, traîtres, ennemis des dieux et
d'eux-mêmes, si bien qu'aucune confiance (...); en toutes choses ils se
trompent si bien que rien de ce qu'ils estiment beau ou juste n'est beau dans
la nature; et en tenant ainsi pour juste ce qui relève des choses honteuses et
injustes, ils perdent en même temps l'esprit, tels des jeunes gens sans
maturité, face aux (. ..).&amp;quot;&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Archytas: un mot plus fort que lui. - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/03/01/Archytas%3A-un-mot-plus-fort-que-lui2#c496980</link>
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    <pubDate>Sun, 04 Mar 2007 07:36:43 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;à Nicotinamide: à mes yeux vous donnez une image de Chrysippe qui le fausse
un peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il prescrit en effet l'anthropophagie, l'inceste, la communauté des
femmes, c'est parce que comme les cyniques il identifie les règles qui les
interdisent à des conventions vaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne justifie donc pas des saloperies, pour reprendre votre expression; il
dénonce la confusion entre le culturel et l'éthique. N'oublions pas qu' en VIII
131, juste après avoir prescrit la communauté des femmes, il écrit:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Nous aimerons tous les enfants d'égale façon comme si nous en étions le
père et la jalousie qui survient à cause de l'adultère sera supprimée.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, l'union sexuelle avec son enfant n'est en rien une
exploitation de l'enfant; cette légitimation est difficile à comprendre en
dehors du contexte grec qui justifie la relation homme adulte / adolescent
comme bonne pour les deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Chrysippe avait su que cette pratique est destructrice pour le jeune,
comme nous le pensons à juste titre, il l'aurait condamnée.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Archytas: un mot plus fort que lui. - OSV</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/03/01/Archytas%3A-un-mot-plus-fort-que-lui2#c496865</link>
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    <pubDate>Sun, 04 Mar 2007 05:37:39 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OSV</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Bien content de vous avoir trouve. Tous les deux.&lt;br /&gt;
Votre connaissance de DL, entre la rhapsodie, la joute rhetorique, et le parler
vrai, me seduit.&lt;br /&gt;
Et s'il n'y a qu'un saut du stoicien au cynique, il n'y a qu'un pas de vous a
nous - l'action en moins peut-etre, qui sait?&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Archytas: un mot plus fort que lui. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/03/01/Archytas%3A-un-mot-plus-fort-que-lui2#c496563</link>
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    <pubDate>Sun, 04 Mar 2007 00:50:23 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Diogène Laërce VII 187 et188 évoque un Chrysippe obscène. Il décrit la danse
des cloaques infects. Croûtes lascives et laves ovariennes… La comédie de corps
livrés à l’ascension infernale d’un peu de jus… Chrysippe ne rejette pas
l’inceste, la nécrophagie et la négation des tabous religieux. Zénon écrivit
aussi une république où il vante les anus, les saucisses humaines et les femmes
en commun (par ex. VII 131, sextus). Œdipe y caresse Jocaste sans
psychose…&lt;br /&gt;
Comment expliquer de tels écrits loin de « justifications raisonnables » ou du
« convenable » , du « devoir » cher aux stoïciens ?&lt;br /&gt;
D’autant plus que nous savons que Zénon n’était pas un téméraire de la
provocation. En effet, Cratès secoue Hipparchia par le bassin. Zénon voile les
frottements de muqueuses… (Apulée florides 14) Cratès l’invite à transporter un
sac de choucroute à travers le Céramique. Zénon le dissimule dans son caleçon.
Cratès déchire le sac. Zénon s’échappe, des saucisses de strasbourg dans les
chaussettes, du choux collé aux fesses, des morceaux de lard dégoulinant entre
ses jambes et la voix de Cratès dans les oreilles : « hé petit ! Pourquoi
t’enfuis-tu ? Ce n’est pas si terrible... » (DL VII 3)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que les saloperies se justifient pour les stoïciens en fonction des
opportunités. Selon les circonstances le sage peut être amenés à bouffer son
père (après lui avoir enfoncé une tempe à coup de cuillère). Tant que
l’intention se justifie rationnellement et trouve un accord avec nos
dispositions naturelles. Par conséquent, le geste d’Archytas est englobé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les cyniques, je cède la parole à Elias :&lt;br /&gt;
« Ils reçurent le nom de « cyniques » à cause du caractère indifférent de leur
vie, parce qu'eux-mêmes, comme les chiens, s'appliquaient par indifférence à
manger et à faire l'amour en public, à se promener pieds-nus, à dormir dans des
jarres et aux carrefours. Ils agissaient ainsi parce qu'ils recherchaient le
beau par nature. (…) Non, ce n'est pas chez les Cyniques qu'on disait: «D'un
côté parler, mais de l'autre tenir le secret» (Odyssée XI 443). Ce qu'on disait
chez eux, c'est: «Parle ouvertement, puisque de toute façon je ne crains
personne» (lliade VII 196).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Digression :&lt;br /&gt;
Ayant lu les appauvrissements d’Ariston de Chios (billets d'Avril 2005),
j’associe immédiatement avec VI 105 :&lt;br /&gt;
« Ce qui est intermédiaire entre le vice et la vertu, ils le disent
indifférent, tout comme Ariston de Chios. » Ici Laërce nourrit sa transition.
Le cynisme enfante le stoicisme.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Archytas: un mot plus fort que lui. - philalèthe</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/03/01/Archytas%3A-un-mot-plus-fort-que-lui2#c485063</link>
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    <pubDate>Sat, 03 Mar 2007 06:41:01 +0100</pubDate>
    <dc:creator>philalèthe</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;le premier passage de Laërce que vous citez, tiré de la vie de Zénon de
Kition, fondateur du stoïcisme, est précédé immédiatement de la phrase
suivante:&lt;br /&gt;
&amp;quot;Les sages sont des hommes honnêtes et ils veillent constamment à présenter le
meilleur d'eux-mêmes, s'occupant de cacher les choses viles et de manifester
les biens véritables.&amp;quot;&lt;br /&gt;
Quelques lignes plus loin, je lis encore:&lt;br /&gt;
&amp;quot; Certes il arrivera parfois que le sage reçoive des représentations anormales,
à cause de la mélancolie et du délire, mais cela ne se produira pas à titre de
choix rationnel, mais bien contre la nature.&amp;quot;&lt;br /&gt;
Il me semble donc que juger Archytas à l'aune des normes stoïciennes n'aboutit
pas au même jugement que si on le juge selon les principes du cynisme.&lt;br /&gt;
Dans le premier cas, un mot inconvenant n'est jamais justifiable, il manifeste
une absence d'apathie et de connaissance rationnelle d'autrui.&lt;br /&gt;
Dans le second cas, le gros mot est justifiable s'il vise quelqu'un de
réellement méprisable. Je crois en effet que les cyniques ont légitimé le
mépris, à la différence des stoïciens.&lt;br /&gt;
Ainsi, jugé à la lumière du stoïcisme, le pythagoricien Archytas paraît n'être
qu'un apprenti, assez&lt;br /&gt;
eduqué pour condamner la parole déplacée, trop peu volontaire pour parvenir à
ne pas l'exprimer du tout.&lt;br /&gt;
En revanche, jugé selon les critères du cynisme, il n'assume pas l'affection
justifiée que produit en lui la situation, inconvenante à ses yeux.&lt;br /&gt;
Il y a bien sûr d'autres manières d'interpréter cette éviction de la bouche. En
plus, connaître le sens du mot en question ouvrirait des horizons.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Archytas: un mot plus fort que lui. - Nicotinamide</title>
    <link>http://www.philalethe.net/post/2007/03/01/Archytas%3A-un-mot-plus-fort-que-lui2#c480684</link>
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    <pubDate>Fri, 02 Mar 2007 23:11:52 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je suppose que l'on ne connait pas le mot &amp;quot;inconvenu&amp;quot; en question ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diogène Laërce&lt;br /&gt;
VII 118 &amp;quot;Les sages sont francs car ils suppriment la dissimulation dans le
langage et l'apparence.&amp;quot;&lt;br /&gt;
VI 69 &amp;quot;Comme on lui demandait ce qu'il y a de plus beau au monde, Diogène
répondit : &amp;quot;le franc parler&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Philodème : &amp;quot;Il plait à ces cyniques d'utiliser les mots dans leur nudité, sans
les atténuer, et de les utiliser tous.&amp;quot; (issue de la Politique de Diogène dont
on avait déjà parlé. Voir sur cette question les kynika du stoicisme de
Goulet-Cazé)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par conséquent, Archytas est un demi moins que rien...&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
</channel>
</rss>