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samedi 30 avril 2011

En lointain écho à des débats contemporains, la position de Russell par rapport à une pédagogie de la simplification.

Dans Le behaviourisme et ses valeurs (Behaviourism and values) dans les Essais sceptiques (1928), Russell cite un texte tiré de The child : his nature ans his needs (L'enfant : sa nature et ses besoins) d'un certain M.V.O'Spea, professeur de pédagogie à l'université de Wisconsin. Le voici :
" Il y a vingt-cinq ans, les élèves apprenaient à orthographier de dix à quinze mille mots ; mais, des investigations conduites durant les deux dernières décennies, il résulte que le diplômé ordinaire d'une école supérieure n'a pas besoin dans son travail d'école, et n'aura besoin plus tard dans sa vie, que de l'orthographe de trois mille mots tout au plus, à moins qu'il n'entreprenne des études techniques spéciales qui l'obligeraient d'apprendre un vocabulaire technique spécial. L' Américain typique, dans sa correspondance et dans ce qu'il écrit pour le journal, emploie rarement plus de quinze cents mots différents ; beaucoup d'entre nous n'emploient jamais plus de la moitié de ce nombre. S'inspirant de ces faits, les cours d'orthographe en usage dans les écoles modernes sont basés sur ce principe qu'il faut arriver à connaître si bien les mots qu'on emploiera réellement dans la vie quotidienne qu'on puisse les orthographier automatiquement ; quant aux mots techniques et rares qu'on apprenait autrefois et qui probablement ne seront jamais employés, on les élimine. Les cours d'orthographe modernes ne conservent pas un seul des mots qui semblaient utiles simplement à développer la mémoire" (p.105 Les Belles Lettres 2011)
Et voici la mise au point de Russell, qu'on peut lire un peu plus loin :
" Ceux qui ne savent que mille cinq cents mots seront incapables de s'exprimer avec précision ou beauté, sauf s'il s'agit de sujets très communs ou par une chance très rare. Environ la moitié de la population américaine d'aujourd'hui dépense autant de temps pour son éducation que Shakespeare, mais son vocabulaire est à peine le dixième de celui de Shakespeare: Pourtant le sien devait être intelligible pour un citoyen moyen de son époque, puisqu'il l'a employé dans des pièces qui devaient avoir un succès commercial. Nos contemporains croient qu'un homme maîtrise suffisamment sa langue s'il peut se faire comprendre ; nos aïeux pensaient qu'il devait être capable de donner du plaisir esthétique par son langage parlé et écrit " (p.107)

vendredi 29 avril 2011

Deux versions du point de vue de Sirius.

En 1873, dans les premières lignes de Vérité et mensonge au sens extra-moral, Nietzsche rabaisse en bien peu de mots la vanité humaine :
" Au détour de quelque coin de l'univers inondé des feux d'innombrables systèmes solaires, il y eut un jour une planète sur laquelle des animaux intelligents inventèrent la connaissance. Ce fut la minute la plus orgueilleuse et la plus mensongère de l' "histoire universelle", mais ce ne fut cependant qu'une minute. Après quelques soupirs de la nature, la planète se congela et les animaux intelligents n'eurent plus qu'à mourir " (Écrits posthumes 1870-1873 p. 277 Gallimard )
En 1928, Russel, dans les Essais sceptiques, a besoin, lui, de plus de mots mais humilie aussi davantage, je crois :
" Dans le monde visible, la Voie Lactée n'est qu'un petit fragment ; à l'intérieur de ce fragment, le système solaire n'est qu'une poussière infiniment petite, et notre planète n'est qu'une parcelle microscopique de cette poussière. Sur cette parcelle de minuscules masses de carbone impur et d' eau, d'une structure compliquée, possédant des propriétés physiques et chimiques peu communes, rampent pendant quelques années pour se dissoudre enfin de nouveau dans les éléments dont ils sont composés. Ils partagent leur temps entre le travail nécessaire pour remettre au plus tard le moment de leur propre dissolution et des luttes furieuses pour avancer celui des autres espèces. Des convulsions de la nature en détruisent périodiquement quelques milliers ou millions, et des maladies en balayent prématurément encore davantage. Ces événements sont considérés comme des malheurs ; mais, quand les hommes réussissent à accomplir des destructions analogues par leurs propres efforts, ils s'en réjouissent et rendent grâce à Dieu. Dans la vie du système solaire, la période durant laquelle l'existence de l'homme aura été physiquement possible n'est qu'une toute petite partie de tout ; mais il y a des raisons d'espérer qu'avant la fin même de cette période les hommes auront mis un terme à leur propre existence par leurs efforts dirigés pour s'annihiler mutuellement. Telle est la vie de l'homme vue du dehors " ( Rêves et faits p. 38-39 Les Belles Lettres)

jeudi 28 avril 2011

Du philosophe et du politique, qui est le fou ?

1) Le politique !
Pascal :
" On ne s'imagine Platon et Aristote qu'avec de grandes robes de pédants. C'étaient des gens honnêtes et comme les autres, riant avec leurs amis. Et quand ils se sont divertis à faire leurs lois et leurs politiques, ils l'ont fait en se jouant. C'était la partie la moins philosophe et la moins sérieuse de leur vie ; la plus philosophe était de vivre simplement et tranquillement. S'ils ont écrit de politique, c'était comme pour régler un hôpital de fous. Et s'ils ont fait semblant d'en parler comme d'une grande chose, c'est qu'ils savaient que les fous à qui ils parlaient pensent être rois et empereurs. Ils entrent dans leurs principes pour modérer leur folie au moins mal qu'il se peut " (Pensée 472 éd. Le Guern)
Russell :
" Un homme qui a souffert quelque humiliation invente une théorie selon laquelle il est roi d'Angleterre et il trouve toutes sortes d'explications ingénieuses pour justifier le fait qu'il n'est pas traité avec tous les égards dus à sa haute situation. Dans ce cas particulier, son illusion ne provoque pas de sympathie de la part de ses voisins et c'est pourquoi ils l'enferment. Mais, si, au lieu d'affirmer sa propre grandeur, il affirme la grandeur de sa nation ou de sa classe ou de sa foi, il gagne des armées d'adhérents et devient un chef politique ou religieux, même si, pour un observateur impartial, son opinion semble aussi absurde que celle qu'on trouve dans les asiles de fous" (Essais sceptiques p.23 Les Belles Lettres 2011)
2) le philosophe !
Wittgenstein :
" Le philosophe est quelqu'un qui doit guérir en lui-même de nombreuses maladies de l'entendement avant de pouvoir parvenir aux saines notions du sens commun " (1944)
" Si dans la vie nous sommes environnés par la mort, pareillement dans la santé de l'entendement, nous sommes environnés par la folie " (1944)

mardi 12 avril 2011

L’enseignement de la philosophie : vérité chaude et vérité froide réchauffée.

« Wittgenstein se demandait si Norman continuerait d’enseigner la philosophie quand il serait plus vieux, et s’il en serait content. Au début de leur rencontre, il lui avait conseillé de ne pas le faire, et à maintes reprises. Plus tard, une fois que sa décision a été prise, W. a laissé tomber. Mais maintenant ? J’ai suggéré que W. lui-même n’avait pas tout le temps eu la même attitude à l’égard de son enseignement. Et ici, je crois qu’il a souhaité faire une distinction entre le fait que lui le faisait et le fait que quelqu’un d’autre le fasse. Il a dit qu’une fois il avait eu un étudiant – maintenant professeur à ***. Il lui a dit : « Supposez donc que je sache la vérité – chaude et incandescente – et que je puisse vous l’enseigner. S’ensuivrait que, vous aussi, vous pourriez l’enseigner – maintenant froide et réchauffée ? Bien sûr que non. Mais le pauvre est maintenant professeur, et très mauvais. » En tout cas, W. ne pouvait plus supporter maintenant d’enseigner à de futurs enseignants. Les étudiants à qui il est à peu près certain d’avoir fait du bien ne sont pas philosophes. L’un d’entre eux est médecin, le docteur Drury à Dublin, et quelques-uns sont mathématiciens. Il n’a pas fait mention de ceux qui sont par ailleurs ses proches amis en philosophie. De cette façon, la philosophie, son étude, est simplement un entraînement à mieux penser – à clarifier et éliminer les confusions. Une fois celles-ci clarifiées, nous voilà prêts pour un autre travail. » ( Bouwsma Conversations avec Wittgenstein 17 août 1949)
Le professeur de philosophie passerait donc son temps à réchauffer pour ses élèves un plat qu’il aurait dû avaler une fois pour toutes afin d’avoir l’esprit libre pour faire autre chose ? Ou bien se dévouerait-il à sacrifier sa vie à faire passer les plats réchauffés afin que quelques-uns parmi les nombreux qui l’ont écouté pussent être disponibles pour faire un travail non-philosophique ? Mais peut-on être à la fois malade et bon médecin ?

dimanche 10 avril 2011

Spinoza a intitulé De Deo (De Dieu) la première partie de l' Éthique. Wittgenstein ne voulait et ne pouvait donner ni recevoir des leçons sur Dieu. Cependant il a désiré passionnément maintenir un lien avec Lui mais l'a-t-il pu ? " Bach a écrit sur la page de titre de son Orgelbüchlein : " À la gloire du Très-Haut, et que mon voisin puisse en bénéficier." C'est ce que j'aurais aimé dire de mon travail." C'est ce qu'il écrit à Drury dans une lettre citée par Ray Monk (p.531). Pour Wittgenstein, la gloire de Dieu et l'utilité pour l'humanité ne semblent pas être clairement séparables. L'un et l'autre sauvent de la vanité et traduisent le fait que le problème de la vie ne se pose pas ou ne se pose plus. " Je me sens un étranger dans ce monde. Si rien ne vous relie à l'humanité ou à Dieu, alors vous êtes un étranger." (28-7-1947)

Spinoza a intitulé De Deo (De Dieu) la première partie de l' Éthique.
Wittgenstein ne voulait et ne pouvait donner ni recevoir des leçons sur Dieu. Cependant il a désiré passionnément maintenir un lien avec Lui mais l'a-t-il pu ?
" Bach a écrit sur la page de titre de son Orgelbüchlein : " À la gloire du Très-Haut, et que mon voisin puisse en bénéficier." C'est ce que j'aurais aimé dire de mon travail."
C'est ce qu'il écrit à Drury dans une lettre citée par Ray Monk (p.531).
Pour Wittgenstein, la gloire de Dieu et l'utilité pour l'humanité ne semblent pas être clairement séparables. L'un et l'autre sauvent de la vanité et traduisent le fait que le problème de la vie ne se pose pas ou ne se pose plus.
" Je me sens un étranger dans ce monde. Si rien ne vous relie à l'humanité ou à Dieu, alors vous êtes un étranger." (28-7-1947)

vendredi 8 avril 2011

Platon, Wittgenstein et le soleil.

Dans La République VII, Platon présente allégoriquement l'accès à la connaissance comme la sortie en dehors d'une caverne et, en ultime étape, la vue directe du soleil :
" - Alors, je pense que c'est seulement au terme de cela qu'il serait enfin capable de discerner le soleil, non pas dans ses manifestations sur les eaux ou dans un lieu qui lui est étranger, mais lui-même en lui-même, dans son espace propre, et de le contempler tel qu'il est ". (516b éd. Brisson)
" Ensuite, nous avons roulé jusqu'au sommet de la colline près de la bibliothèque et avons regardé la ville. La lune était dans le ciel. "Si j'avais dessiné les plans, je n'aurais jamais fait le soleil. Regardez ! Comme c'est beau ! Le soleil est trop brillant et trop chaud." Il a dit, peu après . " Et s'il n'y avait que la lune, il n'y aurait ni lecture, ni écriture." (Bouwsma Conversations avec Wittgenstein, 5 août 1949)

Commentaires

1. Le mardi 12 avril 2011, 11:35 par Juan Antonio
Novalis a dit:
Welcher Lebendige,
Sinnbegabte,
Liebt nicht vor allen
Wunderescheinungen
Des verbreiteten Raums um ihn
Das allerfreuliche Licht -
[...]
Abwärts wend ich mich
Zu der heiligen, unaussprechlichen
Geheimnissvollen Nacht -
(Novalis <i>Himnen an die Nacht, I</i>)
L'époque moderne n' est pas l'époque des lumières, mais du deus absconditus.
2. Le mardi 12 avril 2011, 14:27 par Philalèthe
Merci beaucoup Juan Antonio pour ce post.
Aucune des sources que je connaisse ne mentionne le fait que Wittgenstein ait lu Novalis.
Je n'ai pas les moyens de commenter adéquatement ces vers, mais de manière très libre et donc bien risquée, je dirais que Wittgenstein aurait aussi préféré la lumière réjouissante de l'espace autour de lui aux miracles. Vers 1944, il écrit :

" Un miracle est pour ainsi dire un geste de Dieu. Comme un homme tranquillement assis fait tout à coup un geste spectaculaire, Dieu laisse le monde suivre paisiblement son train, et tout à coup accompagne les paroles d'un saint d'un geste symbolique, un geste de la nature. Un exemple en serait qu'après qu'un saint a parlé, les arbres autour de lui s'inclinent, comme par révérence. Cela dit, est-ce que je crois qu'une telle chose se produise ? Non.
La seule chose qui me ferait croire au miracle ainsi compris serait que je sois impressionné par un événement qui se produirait de cette façon particulière. En sorte que je dirais, par exemple : "Il 'etait impossible de voir ces arbres sans avoir le sentiment qu’ils répondaient aux paroles de ce saint.” Tout à fait comme je dirais : «  Il est impossible de voir la face de ce chien sans voir aussi qu’il est en alerte et qu’il suit attentivement tout ce que fait son maître. » Et j’imagine aisément que le simple récit des paroles et de la vie d’un saint puisse mener quelqu’un à croire également l’histoire des arbres qui s’inclinent. Mais je ne suis pas impressionnable de cette façon. »
Mais pour voir dans le monde qui nous entoure une lumière réjouissante, ne faut-il pas déjà croire en Dieu. Comme le suggèrent ces lignes de Bouwsma en accord, je crois, avec la pensée de Wittgenstein sur ce point :
«  Quelle différence y a-t-il dans les sentiments et l’attitude à l’égard du monde de l’athée et du croyant ? Je reprends ici un passage de John Wisdom. L’atmosphère ! L’espoir ! La promesse ! Davantage ! La gloire ! Et maintenant, tout est donné, vous voyez ce qu’il y a, c’est tout, rien de merveilleux, rien de terrible ! Pas fameux. » ( 20 Août 1949)
3. Le mardi 12 avril 2011, 19:34 par Juan Antonio
Merci beaucoup pour votre réponse. C'est très éclaircissant.

jeudi 7 avril 2011

Wittgenstein, Freud et l'ivresse des cours.

" Avant, sur le banc, il avait dit aussi que toutes les années durant lesquelles il avait enseigné avaient fait plus de mal que de bien. Et il les a comparées à l'enseignement de Freud. Les cours, comme le vin, avaient enivré les gens. Ils ne savaient pas comment les utiliser sobrement. Est-ce que je comprenais ? Oh oui, ils avaient trouvé une formule. Exactement " (Conversations avec Wittgenstein, 5 Août 1949)

mercredi 6 avril 2011

À quoi donc servaient les cours de Wittgenstein ?

" Mes cours se passent bien, ils ne se passeront jamais mieux. Mais quels effets laissent-ils derrière eux ? Cela aide-t-il quelqu'un ? Pas plus certainement que si j'étais un grand acteur interprétant pour eux de grands rôles tragiques. Ce qu'ils apprennent ne vaut pas la peine d'être appris ; et l'impression que je fais sur eux ne leur sert à rien. Cela vaut pour tous, à une ou deux exceptions près, peut-être" (19-11-1946)

dimanche 3 avril 2011

Seul un miracle...

À Norman Malcolm, qui, malgré les avertissements de Wittgenstein, commençait une carrière philosophique à Princeton :
Seul un miracle vous permettra d'enseigner honnêtement la philosophie" (lettre du 3-10-1940)

Commentaires

1. Le dimanche 3 avril 2011, 21:56 par herve
On peut entendre cette phrase de deux façons :
- soit Wittgenstein estimait que Malcolm était tellement nul et non avenu en philosophie que seul un miracle lui permettrait de l'enseigner correctement,
- soit Wittgenstein pensait que, quel que soit l'individu, s'il enseigne correctement la philosophie, ce n'est que par miracle, par un "effet essentiellement secondaire" selon l'expression de Jon Elster.
"Certains états mentaux et sociaux semblent avoir pour propriété de ne pouvoir se réaliser qu'en tant qu'effets secondaires d'actions entreprises à d'autres fins." (Jon Elster, Le laboureur et ses enfants, p. 17)
Il s'agirait de miracle, car ces effets sont inattendus et _donnés_. Par qui ? Ne nous hâtons pas de trouver un complément d'agent du passif à ce qu'il convient d'appeler une grâce...
"On dit que les bonnes choses de la vie sont gratuites : en fait, on pourrait dire que les bonnes choses de la vie sont des effets essentiellement secondaires. Comme le suggère Albert Hirschman dans ses travaux récents, cela pourrait être dû au fait que les effets secondaires n'ont pas de "potentiel de désillusion", puisque nous n'en attendons rien pour commencer." (Jon Elster, op. cit. p. 98)
2. Le lundi 4 avril 2011, 11:40 par Philalèthe
Bonjour Hervé !
Certes logiquement on peut comprendre la phrase comme adressée au seul Norman, mais vue l'habitude qu'avait Wittgenstein de dissuader ses élèves de se lancer dans des carrières philosophiques, on peut à bon droit donner à cet avertissement une portée générale.
Quant à honnêtement, vous le remplacez par correctement, ce qui ne va pas de soi : on peut faire x correctement (efficacement) mais pas honnêtement et inversement.
Correctement suggère que le miracle est dans la réception (l'élève comprend ce qu'est la philosophie grâce à l'enseignement).
Honnêtement laisse penser que le miracle est dans l'émission (on reste intègre, honnête en enseignant la philosophie).
On peut alors se demander s'il est vraiment requis d'éclairer le passage par le concept d'effets qui ne deviennent réels que s'ils ne sont pas intentionnels. Cela voudrait donc dire qu'on ne parvient vraiment à enseigner la philosophie que si on ne veut pas l'enseigner. Mais dans ce cas, ne devrait-on pas soutenir que c'est strictement impossible d'enseigner la philosophie correctement (si on accepte votre substitution) ? Je crois que ça se défend si on pense à la morale : c'est impossible d'enseigner la morale en la disant, on la montre par notre manière d'être.
Ceci dit et si on remplace correctement par honnêtement, l'idée - une parmi d'autres bien sûr - ne pourrait-elle pas être qu'à enseigner la philosophie comme il est habituel de le faire (exposé des systèmes contradictoires) on n'est pas en mesure d'avoir l'intégrité morale qui va de pair chez Wittgenstein avec l'élucidation théorique des problèmes philosophiques ?
Je le répète : c'est une hypothèse que je pourrai faire dans une conversation mais qui dans nos conversations écrites court le risque de passer pour beaucoup plus assurée qu'elle n'est