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mardi 4 septembre 2012

URSS et néoplatonisme.

" Partie du coeur magnétique de la terre centrale de l'Eurasie, la puissance soviétique, comme la réalité de l'Un dans le néoplatonisme s'épanchant dans une série descendante d'émanations, coule vers l'extérieur, à l'ouest en Europe, au sud dans le Moyen-Orient, à l'est dans la Chine, se brise déjà contre les bords de l'Atlantique, la mer de Chine, la Méditerranée et le Golfe Persique. Comme l'Un indifférencié, dans sa progression, passe par les stades de l'Esprit, de l'Âme et de la Matière, et revient en lui-même par un Retour fatal, ainsi la puissance soviétique, émanant du centre intégralement totalitaire, s'étend au-dehors par l'Absorption (Pays Baltes, Bessarabie, Bukovine, Pologne Orientale), par la Domination (Finlande, Balkans, Mongolie, Chine du nord et demain Allemagne), l' Influence dominante (Italie, France, Turquie, Iran, Chine Centrale et méridionale...), jusqu'à ce qu'elle se dissolve dans (...) la sphère matérielle extérieure, au-delà des bornes eurasiennes, de la Concilation temporaire et de l'Infiltration (Angleterre et États-Unis)."
Certes le texte est démodé, son auteur est oublié : il s'agit de L'ère des organisateurs (The managerial revolution) écrit en 1941 par James Burnham. Mais où trouver aujourd'hui une analyse géopolitique structurée par une conceptualisation néoplatonicienne ?
On peut lire cet extrait dans l'article qu'Orwell a consacré à l'ouvrage (Essais, articles et lettres, volume 4 1945-1950, Ivrea, p.208-209)

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